29 septembre 2006
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La machine la plus HOT de 2006


Slingbox

D’après moi, le Slingbox est d’ores et déjà l’objet techno le plus HOT de 2006 (à moins qu’il soit sorti dès 2005 ? Anyway…).

Je sais, 2006 est l’année de la P S 3 (si elle est livrée à temps) et des nouveaux Mac Intel, entre autres merveilles. Mais ce ne sont que des mises à jour de technologies existantes : une nouvelle console, un nouvel ordi, etc.

Le Slingbox, lui, est un NOUVEAU KILLER CONCEPT comme on n’en voit qu’un à toutes les trente lunes. Sorti de nulle part sans tambours ni trompettes, il n’en est pas moins révolutionnaire, et je pèse mes mots. Son intelligence n’a d’égale que sa simplicité, deux qualités essentielles du gadget du XXIème siècle (il n’y a que sur mon blogue que je peux utiliser des chiffres romains alors j’en profite ; partout ailleurs ils me les remplacent par des chiffres arabes, pour les analphabètes qui passeraient par là… mais c’est une autre histoire).

Et quelle est sa fonction, vous entends-je me crier avec force impatience ? Eh bien, sans plus tarder, je répondrai à votre question en six mots :

VOTRE SOFA PARTOUT DANS LE MONDE.

Le Slingbox est une boîte (duh !) qui relie votre télé à votre routeur Internet. Tout simplement. Ce qui veut dire que, où que vous soyez dans le monde, vous pouvez écouter la télé de votre salon sur votre PDA ou votre laptop, en diffusion continue – à condition d’avoir une connexion à haute vitesse des deux côtés, cela va sans dire.

Évidemment, la première fois que j’ai entendu ça, je n’y ai pas cru une seconde. Ça me semblait être le genre de promesses qu’on entend dans tous les salons industriels, qui ne se matérialisent pas ou alors sous forme complexe et onéreuse. Au pire, me disais-je, le Slingbox fonctionne très bien mais coûte 500$ au minimum. Ou alors, il ne permet pas de zapper une fois la chaîne réglée, ou encore il n’est pas compatible avec des récepteurs numériques.

Je me trompais sur toute la ligne, comme me l’a fait comprendre cet après-midi mon co-Nerd Pascal Forget, qui est lui aussi en amour avec l’engin (et a pu conserver son modèle d’évaluation, le chanceux).

Oui, le Slingbox coûte moins de 200$.
Oui, il est capable de changer de chaîne à distance.
Oui, il est capable de contrôler un récepteur numérique grâce à un émetteur infra-rouge compatible, entre autres, avec ceux d’ExpressVu et d’Illico.
Oui, il peut aussi se brancher à n’importe quel appareil de divertissement comme un lecteur de DVD, si vous avez un coloc à la maison prêt à charger les DVD pour vous à distance (pratique pour lire un DVD zone 2 en zone 1 et vice-versa !).
Oui, il maintient une image de qualité en upload sur DSL.
Oui, l’image est aussi belle de l’autre côté de la ville que de l’océan.

Je n’ai plus qu’à faire un choix : pas celui de l’acheter ou non, car c’est déjà décidé, mais celui de l’installer ici pour quand je vais voir ma famille en Europe, ou à l’inverse, chez ma mère pour quand je suis ici. Hum… Voyons, laquelle des deux programmations nationales me manquerait le plus ? La télé française a grandement baissé en qualité ces dernières années, mais il reste quelques excellentes émissions sur Canal + qui ne sont pas diffusées ici…


24 septembre 2006
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La P.S.3 de pied ferme


ps3Comment se fait-il que dans la plupart des nouvelles que je lis au sujet de la future P l a y S t a t i o n 3 de Sony, je vois de plus en plus d’experts (officiels ou auto- proclamés) douter de sa qualité et de son succès ? Dites-moi si je me trompe, mais j’ai l’impression que de baver sur la P S 3 est la nouvelle mode dans les médias techno.

Faut-il préciser que cette console N’EXISTE PAS ? Que personne, en dehors de ceux qui la conçoivent, n’a encore posé ses mains sur une P l a y S t a t i o n 3 ? Le bénéfice du doute, vous connaissez ? En voici un petit cours pratique, en prenant les critiques les plus courantes :

1) Sony repousse sans cesse la sortie de la P S 3.
So what ? Les sorties repoussées à plus tard, et le « vaporware » en général, sont monnaie courante dans le monde des technologies (et Microsoft, même si ça X b o x 3 6 0 a été lancée promptement, n’a aucune leçon à donner dans ce domaine). Ça énerve d’ailleurs moins le public que les journalistes techno, qui sont déçus de devoir trouver de nouveaux sujets d’articles pour les prochains mois alors qu’ils se voyaient déjà écrire facilement sur le méga-lancement du moment.

2) Sony nous manipule.
« La P S 3 ne sera pas aussi puissante que prévue », « la P S 3 n’incluera pas le connecteur XYZ prévu », etc… On a entendu beaucoup de nouvelles de ce genre, qui laissent à penser que Sony nous aurait fait de fausses promesses.
Le problème de Sony, ce n’est pas qu’elle nous manipule, mais qu’elle ne nous manipule pas assez ! En effet, elle a manqué de talent dans sa stratégie de relations de presse. On a vu les maquettes de la P S 3, on connait ses composants-clefs ; ce sont des informations importantes, mais Sony nous les donne une fois tous les six mois, en s’effaçant dans l’intervalle. Elle aurait peut-être dû prendre exemple sur Microsoft, passée maître dans l’art du marketing viral, qui a su lâcher au compte-goutte des informations superficielles, mais régulières sur sa future X b o x 3 6 0. Encore mieux : elle a sur les présenter sous forme de « fuites », donnant l’illusion d’un scoop aux blogueurs, qui s’excitaient ainsi sur le logo, la peinture ou le voltage de la 360 pendant toute l’année précédant sa sortie. MS ne leur a jamais laissé le temps de s’impatienter, tout en n’en disant jamais trop.
Ou alors, Sony aurait du prendre exemple sur Apple, qui ne dit jamais rien à personne jusqu’au dernier moment (tout le monde devrait prendre exemple sur cet aspect d’Apple : on vous dit rien jusqu’à ce que le produit soit prêt et disponible en boutique le jour-même de l’annonce !).

3) La P S 3 sera un échec face à la X b o x 3 6 0.
Cette critique-là, qui est bien sûr tout à fait gratuite à moins d’être un mage extralucide, ressemble à une tentative de prophétie auto-révélatrice.
Comme Microsoft ont fait leurs preuves dans l’art du marketing viral (je me répète), ça ne m’étonnerait pas qu’ils mettent un peu d’essence sur ce feu-là en alimentant les rumeurs sur « l’échec annoncé » de la P S 3. On s’acharne trop sur cette pauvre PS3 pour que ce soit spontané. Mais là je vire au conspirationnisme.

Ce qui est sûr, c’est que moi qui n’ai jamais acheté de console, j’ai fermement l’intention d’acheter une P S 3, car il me semble impossible que Sony se plante dans ce marché qu’il contrôle depuis dix ans. Je pense aussi que le catalogue de jeux restera plus intéressant que celui de Microsoft, résolument ciblé sur les frat boys américains (à quand une promotion croisée Coors Light / X b o x avec des pitounes en masse ?). Oui, je sais, je fais des généralités gratuites…

Pendant ce temps, personne ne critique la W i i de Nintendo. C’est la P S 3 qui en prend plein la gueule. Je n’ai pas d’explication à cette injustice-là.


24 septembre 2006
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Un téléphone ultra-solide… à 14000 $


le bon vieux téléphone !Une grand-mère américaine s’est vue facturer 14,000 $ US depuis les années 60 pour la location d’un vieux téléphone à cadran, sans jamais se faire offrir de remplacement. Même si la compagnie a changé de nom et de mains plusieurs fois en 40 ans, elle a inlassablement rapporté ses frais de location à chaque mois sur la facture de la madame, jusqu’à ce que ses petites-filles interviennent.

Cette nouvelle a bien sûr été interprétée comme une nouvelle preuve de la malhonnêteté des compagnies de téléphone. Mais force est d’admettre que le vieux téléphone de la madame, en bakélite avec sonnerie à cloche comme on n’en fait plus, était construit pour durer. On ne peut pas en dire autant de nos appareils contemporains.

Note : la grand-mère dit être frustrée de s’être retrouvée avec un téléphone à touches…


20 septembre 2006
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Une super box dans ton pack !


Ma mère, qui habite à Paris, a acheté de son fournisseur d’accès Internet un « pack » DSL qui inclut la « box » wi-fi (prononcez « wee-fee »). Constatez par vous-même.

Ça m’a rappelé mon dernier voyage à Paris quand, près du jardin du Luxembourg, un restaurant Quick (une chaîne purement franco-française), portant sur sa devanture l’inscription QUALITY HAMBURGER RESTAURANT, lançait sa promotion spéciale CHEESE FEVER mettant en vedette la POWER TOMME – la tomme est un fromage de Savoie qui n’a rien d’anglais, sauf quand il est POWER.

Je vous laisse commenter, moi je suis découragé…


18 septembre 2006
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Radio-Canada.ca planté par le tueur de Dawson


Ce matin dans La Presse, ma colonne « Dans un ordi près de chez vous » raconte comment Radio-Canada.ca et Canoe.qc.ca ont du faire face, pendant la tuerie de Dawson, à une surcharge de requêtes jamais vue depuis longtemps. En fait, c’était la troisième fois depuis le 11 septembre et la mort du Pape, selon la responsable de Radio-Canada à qui j’ai parlé. La situation était encore pire pour Canoe.qc.ca, qui devait simultanément résister à la pire attaque informatique de son histoire (dixit Luc Lavoie, v.p. de Québécor qui avait l’air en maudit).

Les deux sites ont publié des versions allégées de leurs pages d’accueil dans un temps record, ce qui a réglé le problème.

Canoe.qc.ca pendant la fusillade de Dawson

Cliquez ci-dessus pour voir la version « allégée » de Canoe.qc.ca, d’inspiration « 1996 vintage »… Exclusivement sur VuLuSu.ca !


15 septembre 2006
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Le Zune est-il un sac à attrapes ?


Connaissant Microsoft, je prédis que leur nouveau baladeur multimédia, le Zune, sera truffé de DRM et d’attrapes en tous genres.

Microsoft n’a jamais su aller jusqu’au bout de ses concepts et offrir VRAIMENT une solution aussi conviviale et pratique qu’ils le prétendent. Avec eux, il y a toujours des petits caractères (ils ne sont pas les seuls mais leur méthode est toujours plus sournoise et perverse, c’est automatique et rien ne semble y changer quoi que ce soit, ça doit être ce que les profs des HÉC appellent « l’ADN » de l’entreprise…).

La première des attrapes, ce sera la connectivité wi-fi promise par Microsoft : on pourra échanger des tounes avec ses amis par wi-fi. Super, génial, parfait ; sauf que, comme d’habitude avec Microsoft, il y a un petit détail : la toune restera accessible seulement pour trois jours et/ou trois lectures sur votre Zune – et bien sûr, vous ne pourrez pas la distribuer à votre tour à quelqu’un d’autre. Qui a décidé que 3 serait le chiffre magique ?

Attrape n°2 : d’après BoingBoing (15 sept. 2006)
Microsoft’s « iPod-killing » Zune player won’t play music that’s locked up with Microsoft’s own anti-copying software. Music and movies sold through Napster 2.0, Rhapsody, Yahoo! Unlimited, Movielink and Cinemanow won’t play on the Zune, even though these services are marketed in conjunction with Microsoft’s « Plays for Sure ».

Attrape n°3 : d’après BoingBoing (15 sept. 2006)
The new Microsoft Zune player (their soi-disant « iPod Killer ») applies DRM to all the files you move onto it, even the Creative Commons-licened music. The problem is that CC licenses prohibit this.


15 septembre 2006
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Les gadgets simples, un paradis perdu


Vous souvenez-vous de votre premier four à micro-ondes ? Si vous l’avez acheté dans les années 80, il ne devait comporter que 3 fonctions : la durée de la cuisson (avec un pavé numérique ou, pour les plus vieux, une mollette), la puissance de la cuisson (1-2-3), et le bouton marche/arrêt.

Essayez aujourd’hui de trouver un four à micro-ondes qui fait cela, et JUSTE cela. C’est peine perdue : ils sont tous truffés de « programmes de cuisson », et autres nombreuses fonctions obscures, souvent interfacées par des ingénieurs sans l’aide de designers. Pourtant c’est tout ce qu’on demande à un four à micro-ondes : durée, puissance, marche/arrêt. Mais à part quelques modèles d’entrée de gamme qui souffriront d’une mauvaise qualité de fonctionnement, aucun micro-ondes sur le marché aujourd’hui ne se contente de vous offrir ces trois fonctions.

Même chose avec les fours classiques. Les téléphones. Les télévisions. Les chaînes stéréo. Les lave-vaisselle. Sans parler des automobiles. Il y a ben juste les frigos, les grille-pain et les tronçonneuses qui ont su rester simples.

Quand par hasard, on trouve une télé ou une stéréo à l’interface simplifiée, il s’agit presque toujours d’un modèle cheap d’entrée-de-gamme. On dirait qu’on nous force à associer bonne qualité et complexité, ce qui ne devrait pas être le cas puisque l’interfaçage d’une technologie est autant le signe d’une conception intelligente que ses performances techniques.

Il est compréhensible que les ordinateurs, par exemple, soient des objets complexes, étant donné qu’on leur demande d’offrir de nombreuses fonctions ; et puis, l’informatique est encore, malgré tout, un champ en plein développement, qui travaille fort pour devenir plus simple de mise-à-jour en mise-à-jour.

Mais pourquoi la plupart des outils électroniques monofonction (électroménager, chaînes stéréo, etc.) suivent-ils un cycle de vie qui semble les rendre plus complexes à mesure qu’ils deviennent des objets du quotidien ? Normalement, ça devrait être l’inverse : plus ça fait longtemps qu’une technologie existe, plus ses procédés de conception se solidifient ; par conséquent, son fonctionnement devrait devenir de plus en plus simple.

J’ai une hypothèse, qui m’est venue en lisant le cybermédia techno britannnique The Register.

Dans cette nouvelle, on apprend que le iPod ne pogne pas du tout en Corée du Sud et au Japon. Alors qu’il couvre 74% du marché américain et atteint des pourcentages similaires en Europe, il ne couvre que 36% du marché japonais, et (tenez-vous bien) 1.8% du marché sud-coréen !

Ce n’est pas parce qu’Apple boude ces marchés, où il fait de la pub comme partout ailleurs. Selon l’article, c’est parce que sa conception occidentale, qui privilégie le minimalisme et la simplicité, ne séduit pas ces Asiatiques avides de boutons et de voyants multiples.

Puis-je faire le lien ? Vraiment ? Vous croyez ? Allez, j’ose.

Chaque nouvelle technologie devient compliquée dès que les Asiatiques deviennent leaders sur son marché. Ce qu’ils font systématiquement depuis trente ans. Bien sûr, ils deviennent leaders parce qu’ils sont compétitifs et rapides ; mais ils nous ont conditionné au passage à l’idée qu’un outil électronique doit forcément être complexe pour être crédible, ce qui ne devrait pas être le cas.


11 septembre 2006
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« Dans un ordi près de chez vous » de retour !


Ma colonne hebdomadaire « Dans un ordi près de chez vous » revient dans La Presse après son arrêt estival. Sauf que maintenant, elle sera dans l’insert « Technaute » du cahier Affaires le lundi, et non plus dans le cahier Actuel le mercredi.

La première était publiée ce matin. Elle est prise en étau par deux articles assez impressionnants d’Alain McKenna. J’ai pris le pari avec lui qu’il ne sera pas capable de remplir 2 pages chaque lundi comme il a fait ce matin. Ou alors, je m’agenouillerai respectueusement devant son infinie productivité.

Les jeux vidéos, qui ont été jadis mon domaine exclusif dans La Presse (par défaut, j’avoue, personne d’autre n’en parlait), ont maintenant droit à une pleine page hebdomadaire dont Felix Locas, qui avait commencé à publier des critiques l’an dernier, semble avoir pris le contrôle d’une main de maître. Lui aussi semble très productif. À se demander si ce n’est pas plutôt eux qui sont dans la norme, et moi qui suis un gros fainéant. Sa colonne est appelée « polygones », c’est judicieux ma foi. J’espère qu’il saura se démarquer de la complaisance journalistique qui sévit dans les jeux vidéos depuis quelques années.
Je continuerai à faire des critiques de jeux ici et là, mais uniquement pour des shooters ou des RTS, qui sont ma spécialité.


4 septembre 2006
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Au-delà du cellulaire


En 95, c’était cool d’être un des premiers à avoir un cellulaire.

En 2000, c’était cool d’en avoir DEUX.

En 2006, je proclame que c’est cool de PAS avoir de cellulaire.

Non seulement c’est cool, mais c’est un ajout (ou un retrait) incroyable à la qualité de vie d’un pigiste comme moi. Quand les gens me demandent si j’ai un cellulaire, je suis FIER de leur répondre par la négative, et le fait d’être un journaliste spécialisé en technologies n’est pas incompatible avec ça. Au contraire.

Je suis venu, j’ai vu et j’ai vaincu le cellulaire. J’en ai eu au moins quatre dont je peux me rappeler, qui m’ont tous servi intensément. J’étais convaincu que je ne pourrais pas vivre sans ça. Et finalement, quand j’ai été obligé de m’en séparer (par obligation, parce que j’ai pris une hypothèque et que j’avais déjà trop de factures à payer), j’ai été très surpris de constater que ça n’enlevait RIEN à ma vie quotidienne. Ça peut être gênant pour les sorties et les week-ends en groupe, ou les voyages, mais pas davantage que pour ceux qui pratiquaient ces activités dans les 2000 ans d’histoire qui ont précédé le cellulaire. Attention, je ne suis pas de ceux qui sont pour le retour au bois et toutes ces technophobies ; je ne pourrais vivre sans Internet, j’ai essayé aussi et je le sais. Je ne pourrais vivre sans information continue. (Je ne peux plus vivre non plus sans mon iPod). Par contre, je peux très bien vivre sans communication interpersonnelle en temps réel. Le courriel, qui permet de répondre quand on a le temps de répondre, est beaucoup moins intrusif.

Je me sens LIBRE depuis que j’ai plus de cellulaire, ce qui est ironique puisqu’aux débuts du cellulaire, on associait l’engin à l’idée de liberté de mouvement et d’action. Pourtant, c’est l’inverse. Quand je me lève à midi comme un gros paresseux, je peux toujours faire croire à mes clients que j’étais surchargé de travail ou en déplacement à l’extérieur, et ils comprendront que je n’ai pas pu leur répondre. Tandis que si j’avais un cellulaire ils se fâcheraient de ne pas pouvoir me joindre.

Bien sûr, si vous êtes vendeur itinérant, pusher de drogue ou chauffeur d’escortes, vous ne pouvez pas éviter le cellulaire. Mais pour un type comme moi, c’est la vie idéale !

Cela dit, je ne sais pas si mon expérimentation marcherait ailleurs qu’au Québec. Quand je vais à Paris par exemple, ça ne vient même pas à l’esprit des gens que je puisse être sans cellulaire, ni même de me donner autre chose que leur numéro de cellulaire. Les Français sont bizarres : pour eux, ne pas avoir Internet n’est pas important, mais leur cellulaire est indispensable. Mais je reviendrai sur les Français et la technologie dans un autre billet. J’en ai pas fini avec eux.

Add. Nelson Dumais a lui aussi écrit une diatribe contre les cellulaires cette semaine. Coïncidence pas si curieuse que ça ; nous sommes apparemment victimes des mêmes relationnistes, qui nous envoient de pleines pages de documentation toutes les semaines sur leurs nouveaux appareils aux fonctions innombrables. Les relationnistes québécois de Nokia, Motorola et autres ont d’ailleurs dû aller à la même école, parce qu’ils ont tous la mauvaise habitude d’envoyer aux journalistes des attachements de 5 à 10 méga-octets… Je ne sais même pas pourquoi ils me les envoient car je ne les ai jamais réclamés, et je n’ai JAMAIS écrit d’article sur le moindre gadget techno (c’est une spécialité à part entière que je ne prétends pas maîtriser, et que d’autres que moi pratiquent très bien, comme mon collègue Alain McKenna).


2 septembre 2006
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Quatre (belles) joueuses


Dans le Elle-Québec de septembre, je signe un dossier sur les femmes qui travaillent dans l’industrie québécoise du jeu vidéo, en pleine effervescence.

En me relisant (ça fait déjà quatre mois que j’ai écrit ça – mon texte a d’ailleurs été retenu sans aucune modification, un exploit !), je constate que le thème du CHAOS revient à plusieurs reprises dans les propos de ces jeunes femmes. Ça semble être le mot-clef qui caractérise cette industrie…
Mon professionalisme de rigueur n’a pu s’empêcher de céder sa place (une fesse seulement) à ma concupiscence toujours en éveil. En effet, à ma surprise, les quatre filles étaient pas mal cute ! J’en ai fait part à la chef de section, qui, sur la défensive face à une potentielle dérive machiste, m’a répondu que dans Elle-Québec on ne cherchait pas à parler des filles cute mais des femmes en général. Bien sûr ! Elle-Québec est reconnu pour ses laidrons à longueur de pages !
Une de ces femmes, Jade Raymond d’Ubisoft, m’a particulièrement impressionné, par son succès, sa versatilité, sa détermination et sa passion à seulement trente ans, le tout doté d’une grâce subtile et d’une beauté radieuse. Enfin, de ce que j’ai pu en voir dans le cadre trop souvent formel d’une entrevue.