26 octobre 2006
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Firefox 2 crédite Stephen Colbert


Merde ! Je pensais avoir trouvé le scoop avant tout le monde en trouvant le nom de Stephen Colbert, célèbre animateur de Comedy Central, dans la liste des auteurs de Firefox 2. Il faut dire que j’avais vraiment poussé la curiosité sur cette nouvelle version en regardant patiemment défiler les crédits dans le menu « About ». Mais d’autres blogueurs ont été plus rapides que moi. Cela dit, aucun n’a avancé d’explication. Homonyme ou clin d’oeil sympathique ? Nul moyen de le savoir.

Un peu plus loin j’ai vu le nom d’Igor Pavlov, je me suis dit « ah, voilà un autre Easter Egg que personne a trouvé » mais il semble que Igor Pavlov soit un programmeur russe quelconque, et non le Pavlov du réflexe, qui s’appelait Ivan Petrovich Pavlov. Il y a aussi plein d’autres célébrités russes qui se sont appelées Pavlov, d’ailleurs (merci Wikipédia !).


25 octobre 2006
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Un guide de l’Internet… en papier


J’ai reçu un communiqué (de la catégorie des « spam-communiqués » à laquelle tous les relationnistes techno de la ville m’ont condamné) au sujet du nouveau livre Le Petit Guide de l’Internet, de Nicolas Sarrasin et Dany Dumont (éd. de l’Homme). Je m’excuse d’avance auprès de ces deux honorables auteurs, que je ne connais pas, pour ce que je vais dire ci-dessous. C’est pas personnel, les gars.

[Ce guide] vous apprendra comment trouver des images, des vidéos et une foule d’autres informations utiles. Il vous aidera même à trouver les meilleures aubaines qui soient sur l’Internet ! Que vous soyez journaliste, professeur, étudiant ou simplement curieux, ce guide vous propose un contenu qui vous permettra de tirer le meilleur de l’Internet.

D’abord, un journaliste qui ne sait pas se servir d’Internet en 2006 a vraiment un problème, à part peut-être s’il se spécialise dans le « deep-analogique », comme l’agriculture familiale ou l’artisanat ouzbèque.

Ensuite, excusez, mais je n’ai jamais compris pourquoi on publie des livres en papier pour aider les gens à se servir d’Internet. Enfin oui, j’ai compris que ça se vendait, ça d’accord, mais auprès de qui ?

Je vais vous le dire : auprès d’une clientèle techno-attardée qui d’après moi, n’a vraiment pas besoin qu’on l’encourage dans son vice. Je parle de tous ces gens qui considèrent encore l’ordinateur comme une machine destinée à améliorer le traitement du papier, où rien n’entre qui ne puisse ressortir en papier. Une perception encore très répandue qui a le don de réduire drastiquement la productivité de tous les travailleurs qui comptent au moins un baby-boomer parmi leurs collègues.

Vous me direz que de toutes manières, ils n’iront pas chercher cette info ailleurs que dans un livre. Mais veulent-ils vraiment apprendre cette info ? Depuis le temps que l’Internet existe, vous vous doutez bien que leur ignorance n’est pas dûe à un manque d’information mais à un pur refus psychologique. Résistance au changement, que ça s’appelle. Bien sûr, ils achèteront peut-être ce livre et d’autres encore, mais avec autant de conviction qu’un Anglo unilingue de Montréal qui promet tout le temps d’apprendre le français « bientôt »…


24 octobre 2006
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Tout sur la censure d’Internet en Chine


Voici ma chronique présentée à l’émission La Revanche des Nerdz au sujet de la censure d’Internet en Chine.


24 octobre 2006
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Ma mémoire sur le Web + ma vie privée


Aujourd’hui dans La Presse, j’ai publié deux gros articles : ma mémoire sur Internet, au sujet des sites Wiki Brest (France) et Memory Archive (États-Unis) ; et Le Web sait tout de vous, au sujet de la vie privée des internautes face aux nouvelles méthodes de ciblage des publicitaires.


20 octobre 2006
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Scarface, le jeu


Scarface, le jeuAlors que la saison des jeux vidéos s’en vient (aucun jeu intéressant n’est sorti depuis 6 mois, comme chaque été), l’adaptation de Scarface a fait son apparition en avance sur les tablettes.

Drôle de timing, d’autant plus que la technologie de la PS2 pour laquelle a été développé ce jeu n’a plus beaucoup d’années devant elle ! Il y a une bonne raison à cela : ce jeu est poche. Ne l’achetez pas. Avec mon co-Nerd FDL (voir lien ci-contre) nous avons eu la même idée de comparaison sans nous consulter, ce qui est assez révélateur :

Scarface n’est pas seulement un énième sous-Grand Theft Auto, il est carrément un sous-sous-Grand Theft Auto. Dans le sens qu’il est un sous-Godfather qui était lui-même un sous-Grand Theft Auto. Godfather s’en sortait bien, mais tenait à peine à la surface de l’océan de la médiocrité. Scarface, lui, coule.

En tout cas, j’aime bien ré-entendre le soundtrack de Mötley Crüe chaque soir dans la pub qui passe à Comedy Network (je ne sais pas si c’est dans le jeu). En revanche la pub, aussi bâclée que le jeu, nous parle de Scarface comme l’homme qui a « changé le rêve américain ». Dans mon souvenir du film, c’était plutôt le cauchemar américain.


20 octobre 2006
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Aimer le baseball et haïr MySpace


Dans la série « ces citations qu’on aimerait avoir prononcé », mon co-Nerd Barclay Fortin a attiré mon attention sur un texte de Derek Jeter, qui collabore à la rubrique « l’oracle des transactions » du site Baseball Think Factory. Qu’est-ce qu’on est allés foutre sur ce site ? Bonne question, que je me pose encore. Non, sérieusement, Barclay est un vrai fan de baseball. Non mais je veux dire un VRAI. Non non les mecs, arrêtez de déconner, vous comprenez pas : UN VRAI DE VRAI DE VRAI DE VRAI. Le genre qui lit des statistiques sans fin en chiffres noirs sur fond blanc, et qui trippe. Hey, chacun ses goûts ! (antéka…) Toujours est-il qu’on y trouve cette merveille de commentaire :

September 9, 1998 was a dark time in our nation’s history. America was reeling from a succession of disasters – MySpace was launched the previous week, thus revealing to a shocked nation what a bunch of idiots their children were.

Je sais pas pour vous, mais moi, j’en ris encore. Je vous suggère aussi d’aller lire ce que Lore Sjöberg a écrit cette semaine au sujet de MySpace. Je persiste à dire que ce type est le Lester Bangs de la technologie. D’ailleurs, mon bon ami Mister Bad (voir lien ci-contre) le connait personnellement de San Francisco (Mr Bad connait tout le monde – vous voulez une entrevue avec Jimmy Wales ? Linus Torvalds ? Pas de problème ! C’est ben juste s’il peut pas vous brancher sur un party coke-escortes avec Bill Gates)…

… et donc, disais-je, j’espère que Mister Bad m’arrangera une rencontre un de ces jours avec Lore Sjöberg. Ce gars-là fait partie des journalistes si talentueux qu’ils sont au-delà de la jalousie. Au-delà. Ça s’appelle le respect, les mecs.


20 octobre 2006
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Les conteneurs ne cessent de nous étonner


Le Blackbox de SunMardi dernier, à 12:00 PST, après un décompte théâtralisé qui de toutes façons avait été ruiné depuis la veille par des fuites sur le Web, ce site Web a révélé à la face du monde stupéfait le « Projet Blackbox » de Sun.

Il s’agit d’un méga-serveur pour les entreprises, abrité entièrement dans un conteneur de 20 pieds – incluant tous les branchements utiles et la climatisation. Prêt à l’emploi, livrable n’importe où dans le monde en un temps record, il peut faire le même travail qu’une salle informatique intérieure, que ce soit pour un usage temporaire ou permanent (ça coûte toujours moins cher de crisser des installations dans un parking que dans du terrain bâti, à part que ça prend un gardien pour chasser les trucks qui voudraient l’embarquer).

Boutique Freitag de Zurich Je ne suis pas administrateur réseau, mais je trouve ça génial. En même temps, je suis vendu à tout ce qui implique un conteneur. Cette invention, une des plus importantes depuis la roue et le fil à couper le beurre, n’a pas fini de stimuler la créativité de la race humaine. Voyez par exemple cette boutique construite entièrement en conteneurs à Zurich par Freitag, un fabricant suisse de linge recyclé super trendy.

Tout ce que je pourrais reprocher au concept de Sun, qui n’est encore qu’à l’état de prototype, c’est d’en avoir un peu rajouté sur le marketing. Le concept est cool comme il est, mais ils n’ont pas pu s’empêcher de nous le vendre sur des thèmes émotifs à la mode. Ainsi, dans ses « scénarios » d’utilisation, Sun explique que le Blackbox pourrait être déployé sur des zones sinistrées pour aider les organisations humanitaires, ou mieux encore, utilisé par un gouvernement qui voudrait mettre rapidement ses données à l’abri des TERRORISTES (également connus sous le nom de Terrifiants Terroristes de la Terreur). Je pense que l’engin aura un marché plus prometteur dans le royaume des jobs plattes, comme la comptabilité et la logistique… Mais c’est moins imagé comme thèmes.

Un commentateur de la télé publique américaine a fait remarquer que si Google sortait son propre concept de réseautique de masse « on-the-fly », ça ne serait pas étonnant qu’ils passent au stade supérieur en transformant carrément un Boeing en serveur mobile. J’ai trouvé ça très malin comme commentaire, avant de me rendre compte que c’est stupide : un Boeing ne peut pas vraiment être branché ailleurs que dans un aéroport. Il a tout faux celui-là. Pour une fois que quelqu’un d’autre que Google fait quelque chose de créatif, il faut le célébrer – reste à voir le prix mais de toutes façons c’est pas moi qui en acheterai un, j’aurais jamais assez de vidéos à downloader pour remplir un conteneur.

Anyway… tout ça pour dire que Jean Fournier en parle plus en détails le 30 octobre à 19h, à la Revanche des Nerdz sur Ztélé.


17 octobre 2006
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Nostalgie techno-publicitaire


Le Commodore VIC-20Le magazine PC World a mis en ligne 27 publicités d’ordinateurs diffusées à la télévision américaine depuis 1980. Ou plutôt, il a compilé ces publicités trouvées sur YouTube, où des gens ont eu la bonne idée de les ressusciter de leurs vieilles cassettes Betamax.

Selon le magazine, ce vidéorama offre un véritable « historique du PC dans la vie quotidienne des américains ». C’est aussi fascinant du point de vue marketing. En effet, il n’a pas toujours été facile de convaincre une famille de l’utilité d’un PC à la maison.

C’est pourquoi la première publicité de 1980, pour l’Atari 400, met l’accent sur les atouts pédagogiques de la machine pour les enfants ; à l’époque, les enfants s’en servaient surtout pour les jeux vidéos, mais cet argument marketing leur offrait un superbe prétexte pour justifier leur caprice à leurs parents.

La supercherie n’a pas dû fonctionner longtemps, puisque dès l’année suivante, en 1981, Commodore annonçait son VIC-20 en mettant l’accent sur ses jeux vidéos en plus de ses applications bureautiques (par la voix de notre compatriote William Shatner). Le problème des PC n’était alors plus d’expliquer leur utilité, mais de faire face à la concurrence des consoles de jeux. Le VIC-20 joignait le geste à la parole, puisqu’il était vendu moins de 300$ pour rester compétitif avec les consoles – il pouvait aussi afficher en couleurs et accueillir un joystick. Ça a marché ; il fut le premier PC a dépasser le million d’exemplaires vendus, un record battu peu après par le Apple II.

Anecdote peu connue : le VIC-20 aurait dû s’appeler Vixen. Mais Commodore a eu peur que les consommateurs allemands en meurent de rire, car le verbe wichsen, qui se prononce de façon identique, désigne un acte impur que la morale m’interdit de décrire ici.


9 octobre 2006
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Un vrai-faux AccèsD


Cliquez ici pour découvrir une vraie-fausse page d’entrée du service AccèsD de Desjardins, magnifiquement reproduite par des passionnés de notre Mouvement préféré, dans le seul but de lui rendre hommage.

Avouez que c’est admirablement bien fait. J’imagine très bien une mère de famille un peu néophyte se faire prendre. La seule faiblesse des « hameçonneurs » québécois, c’est leur maîtrise de la langue française. S’ils savaient écrire correctement, ils seraient dix fois plus dangereux.

Remarquez que le courriel où se trouvait ce lien était relativement bien écrit, à quelques erreurs près. Le lien « http://accesd.desjardins.com » était dirigé vers l’URL conne.net, curieusement enregistré via l’opérateur national allemand, Deutsche Telekom. À noter que l’excellent Thunderbird a deviné tout seul qu’il s’agissait d’un lien destiné à personnifier sournoisement un autre site, et m’en a averti.

Voici le texte du courriel :

Cher(e) membre Desjardins/ AccèsD
Le département de vérification comptable du Groupe Desjardins a détecté un problème de transaction dans votre compte. Un montant a été déposé et retiré par notre système comptable. Nous vous avisons de cette erreur afin que vous ne soyez pas surpris quand vous verrez ces transactions sur votre relevé transactionnel. Nous avons repris le montant total sans appliquer les frais de transactions. Ne divulguez jamais vos renseignements personnels sur un site autre que le site sécurisé Desjardins. Si vous constatez une autre erreur, communiquez avec votre institution durant les heures de votre caisse.
Pour accéder à votre compte et vérifier que tout soit normal, cliquez sur ce lien sécurisé si dessus :

https://accesd.desjardins.com/
Soyez assuré que Desjardins met tout en oeuvre pour protéger les utilisateurs de ses services Internet
Le Groupe Desjardins vous remercie de votre clientèle et apprécie votre compréhension.
Desjardins / AccèsD
Conjuguer avoirs et êtres


4 octobre 2006
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Mes amis les blogueurs


YULblogCe soir avait lieu la rencontre mensuelle des membres de YULblog, la communauté des blogueurs de Montréal (pour ceux qui la pognent pas, YUL est le code de l’aéroport PET – tant qu’à y être, ils auraient pu appeler ça PETblog, ça aurait été plus drôle !).

Comme je suis moi aussi un blogueur à présent, j’aurais pu m’insérer dans leur réunion (au bar La Quincaillerie, sur la rue Rachel), mais j’ai préféré les observer de loin. Car j’avais au même moment ma réunion bimestrielle ultra-secrète de journalistes pigistes dans le même bar (notre groupe s’appelle LA GANG, faute de mieux… Tiens, on pourrait s’appeler PET-gang ?).

La réunion Yulblog était surtout composée d’anglophones trentenaires au look « ghetto-mile-end » qui semblaient avoir intenté un recours collectif contre Gillette de gens très beaux et affables (ouf !!!). Ils avaient l’air bien sympathique, mais je n’ai pas osé les approcher. En tout cas ils étaient nombreux, et parlaient en petits groupes, une situation imposée par la longue table en teck qu’ils occupaient devant la vitre du bar. La prochaine fois, promis, je tente une approche. Peut-être qu’il y a de bonnes sources potentielles parmi tous ces gens branchés.

Mon confrère Steve Proulx (voir lien ci-contre vers son excellent blogue) s’est arrêté pour parler à Michel Dumais (voir lien ci-contre vers son non moins excellent blogue).

Moi, je parle souvent à Michel par courriel, mais je l’ai croisé une seule fois dans ma vie au Laïka il y a deux ans. Résultat : on s’est croisés sans se reconnaitre. Je l’ai dévisagé deux-trois secondes pour voir s’il réagissait, puis j’ai décidé que c’était pas lui parce qu’il avait pas de lunettes dans mes souvenirs. Je me trompais. Ironie des communications par courriel entre deux journalistes qui n’ont pas leur bloc-photo dans le journal…