28 février 2007
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Vous êtes pas écoeurés d’imprimer bande de caves?


La nouvelle mode, c’est d’écrire dans le footer de son courriel : « Êtes-vous vraiment obligé(e) d’imprimer ce courriel? Pensez environnement! »

Moi, la question que j’ai envie de poser à tout le monde, c’est : « Êtes-vous vraiment obligé(e) d’imprimer point final? Bienvenue dans le 21ème siècle! »

Je l’ai déjà dit et je le répète : trop de gens croient encore que l’ordinateur est une machine destinée à améliorer notre traitement du papier, où rien n’entre qui ne puisse ressortir en papier.

Je vis sans imprimante et sans rien imprimer depuis maintenant… cinq ans au moins ? Une petite facture pour conserver dans mes dossiers, par-ci par-là, juste pour avoir un backup… mais franchement, pour le reste…

En fait, je ne lis même plus ce qui est en papier sur mon bureau. Mon métier consistant souvent à chercher dans d’immenses textes trois ou quatre affaires qui m’intéressent, je trouve que la fonction « search » manque cruellement dans le papier, et beaucoup d’articles qu’on me donne en papier (car je côtoie encore des « analogiques » du 20ème siècle pour mon travail) restent seuls sur ma table, sans que je trouve jamais le courage de les lire.

Ya ben juste les lettres à mes grands-parents que j’écris encore en papier. Chaque fois que je le fais (genre deux fois par année), ils croient que leur petit-enfant est un débile mental tant mon écriture manuelle a régressé. Faut dire que le contenu aussi régresse quand j’écris à la main, car ça va bien trop lentement pour mon cerveau d’homme numérique du futur !

Alors oui, avec moi, l’environnement peut dormir tranquille.


22 février 2007
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Gadgets barbus


Cliquez pour voir les résultats du banc d'essaiAujourd’hui, je publie dans La Presse un banc d’essai de gadgets hautement analogiques : les tondeuses à barbe.

Faut pas croire, il y a eu des innovations dans ce domaine aussi. Et je me suis bien amusé en rédigeant le texte d’introduction. À lire pour oublier les bébelles technologiques et revenir à nos besoins primaires.

« Pour les hommes d’aujourd’hui, la découverte de la tonte peut se comparer à ce que le feu représentait pour leurs ancêtres : un pas de plus vers la liberté, une chaîne de moins pour nous rattacher à notre épuisante condition humaine.

La tondeuse à barbe se trouve à mi-chemin entre le rasoir électrique, qui rase de près, et la tondeuse à cheveux, qui est trop délicate pour les poils de barbe. Elle permet de garder en tout temps une longueur de barbe exacte, allant d’un subtil tapis d’ombre (appelé aussi «barbe de deux jours») à une broussaille impénétrable. »

–> Lire la suite
–> Voir le tableau avec les résultats du test


20 février 2007
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Les éco-sceptiques du Web


Le Web est aujourd’hui un front incontournable des campagnes de relations publiques. C’est pourquoi beaucoup soupçonnent les lobbies de l’industrie des sources d’énergie fossiles de financer discrètement une armée de blogueurs, de wikipédiens, de myspaciens, de youtubiens et autres web2.0iens pour qu’ils diffusent leurs idées sur le Web. En fait d’idées, il n’y en a qu’une seule : créer le doute au sujet du réchauffement climatique et/ou de ses causes humaines.

Voir mes articles à ce sujet dans La Presse aujourd’hui :
–> Des éco-sceptiques à l’assaut du Web
–> Une campagne organisée ?

Dans les pages « op-ed » des quotidiens américains et canadiens anglophones (très rarement chez les francophones), on voit de plus en plus de papiers écrits par des « éco-sceptiques » qui critiquent les conclusions pourtant unanimes des scientifiques participant au GIEC. Ces éco-sceptiques sont souvent des scientifiques dont la spécialité n’est pas le climat, ou même des économistes. Ils citent toujours la même poignée de scientifiques publiés par les mêmes quatre ou cinq instituts : l’Institut Fraser, l’AEI, le Cato Institute, etc. Ces organismes sont largement financés par l’industrie des sources d’énergie fossiles ; quelques cas restent à prouver, mais ils font partie du cercle d’information en circuit fermé de ces organismes qui se citent les uns les autres en marge de la communauté scientifique, alors on se doute qu’ils sont dans la même gang.

Toujours est-il qu’on voit le même genre d’éditorialistes opérer sur le Web, et notamment dans les sites des autres : par exemple en laissant des commentaires sur les blogues qui défendent le point de vue du GIEC, en modifiant des entrées dans Wikipedia, etc. S’agit-il d’éco-sceptiques de bonne foi (l’esprit critique est humain), ou d’agents d’information financés par des lobbies ? Faute de preuve, j’ai choisi de présenter mon article sous la forme d’une interrogation.

UPDATE 21/2 : Comme pour illustrer ce que je racontais dans mon article, quelqu’un a justement laissé un commentaire sceptique sur ce post (cliquez sur « Commentaires » en haut pour le lire).


18 février 2007
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Le jour où j’ai vaincu ma feuille de style


Il y a quatre mois, j’annonçais ici que je me lançais seul comme un grand dans le monde étrange et effrayant des sites dynamiques en PHP/CSS, en me donnant pour mission d’y convertir intégralement le webzine Hystérie. Depuis 1997, mon bon ami David créait chaque édition d’Hystérie à la mitaine, en HTML, ce qui l’empêchait de se consacrer pleinement à l’écriture. C’était mon premier projet de ce genre, et ça me paraissait insurmontable, n’étant pas programmeur. C’était vraiment un défi personnel sans autre but que d’être remporté.

Aujourd’hui, mon labeur est terminé. J’annonce officiellement la mise en ligne du nouveau Hystérie, version PHP/CSS. De l’extérieur, on ne voit pas la différence ; et c’est justement ça dont je suis très fier. Mon seul regret, c’est de ne pas réussir à expliquer à mes amis non-initiés en quoi ce que j’ai fait est hot.

Exemple de comparaison avant / après :
—> Hystérie édition 8.34 en version HTML
—> Hystérie édition 8.34 en version PHP/CSS

Tout ça m’a pris une bonne centaine d’heures, d’autant plus que j’apprenais en même temps par essais et erreurs, avec pour seuls outils mon Notepad, mon client FTP et mon navigateur. J’ai dû trouver toutes sortes d’astuces, régler toutes sortes de détails, pour créer la bonne douzaine de gabarits nécessaires à reproduire l’esthétique originale de toutes les rubriques du webzine. C’est vrai, j’ai utilisé un système plus facile que les autres, le Français SPIP, dont le langage simplifié m’a évité de toucher directement le code PHP. Mais quand même, c’était difficile pour un newbie comme moi.

Je suis passé par des frustrations intenses, comme quand je comprenais après trois heures de panique que j’avais juste oublié un criss de point-virgule dans une ligne de code… Et d’autres moments de joie profonde et radieuse, quand je réussissais à faire fonctionner les encadrés des articles, la liste de diffusion, le système des archives et toutes sortes d’éléments qui m’avaient paru impossibles à réaliser au départ.

La plus grande joie de toutes, je la vis aujourd’hui, alors que mon projet est terminé. Je me sens un peu comme lorsque j’avais déposé mon mémoire de maîtrise après six mois de travail solitaire, à l’automne 2000. C’était pas du tout le même genre de travail, mais c’était la même motivation : voir un jour mon projet fini.

Ce jour est arrivé. Vous me direz qu’un projet Web n’est jamais vraiment terminé, mais pour parler en langage de programmeur, j’ai terminé la première « version stable » du site. Et maintenant, je me sens pousser des ailes de designer Web. J’ai déjà envie de me lancer dans de nouveaux projets, rien que pour vivre à nouveau l’extase de la victoire, la fermeture de la dernière accolade dans une feuille de style interminable.

J’espère juste que David va se remettre de plus belle à publier de nouvelles éditions d’Hystérie… et qu’il ne me demandera pas de changer le look du site dans trois mois !

Je tiens à remercier ici des gens qui m’ont donné un sacré coup de pouce à différents moments de mon projet : j’ai nommé Michel Dumais, Evan Prodromou, Robin Millette, Olivier Nicquet, et surtout Mathieu Lutfy et Stéphane Zagar. Sans ces deux derniers, j’aurais peut-être bien abandonné en cours de route. Merci d’avoir pris du temps pour m’expliquer les concepts qui m’échappaient.


17 février 2007
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Terminologie française « on-the-fly »


Depuis que je couvre des sujets technologiques dans des médias grand-public, je dois toujours inventer de nouveaux termes pour m’assurer de ne pas abandonner les lecteurs néophytes.

Le plus souvent, il s’agit de termes anglais que je dois adapter moi-même, parce que rien n’a encore été proposé par l’Office de la langue française, Radio-Canada, ou la très-Française Marie-Eva de Villers. Parfois aussi, leurs propositions sont merdiques et kétaines (ai-je entendu « baladodiffusion » ?).

J’ai ainsi créé de toutes pièces une bonne douzaine de mots dont je suis plus ou moins fier, au fil des ans et au gré des nouvelles modes informatiques. La difficulté est de trouver des mots suffisamment spécifiques pour désigner le bon concept sans ambiguité, et suffisamment explicites pour ne pas endormir ou faire fuir le lecteur.

Je voulais vous citer des exemples, en fouillant dans mes archives, mais comme j’écris ce blogue bénévolement faut pas déconner, de toutes façons c’est pas de ça dont je veux vous parler aujourd’hui.

Ce dont je veux vous parler, c’est plutôt des subtilités que l’OLF traite comme des synonymes, ou pire encore, remplace sous un seul terme englobant. Rendu à un certain niveau de subtilité technologique, je suis laissé à moi-même. Je me suis donc imposé ma propre terminologie « de précision », dans l’espoir secret d’influencer mes confrères. En voici trois exemples :

- « Internet » et « Web », par exemple, ne sont pas la même chose. Je fais très attention à les distinguer, d’autant plus que cette distinction se reflète sur une autre : « adresse Web », « adresse courriel » et « adresse Internet ». J’adore ce dernier terme car il me permet de désigner les adresses IP sans utiliser l’acronyme IP. Les acronymes, ça fait peur et c’est lourd.

- « Téléchargement » est insuffisant. Si on parle d’ »upload » par exemple, l’OLF recommande « téléchargement vers le serveur » (Rrrrooonnn… Zzzzzz…). Mon conseil : utiliser « placer » ou « ajouter ». « Placer les fichiers sur le site » ; « ajoutés sur le serveur » ; etc.

- « Pirate » est non seulement insuffisant mais crée un amalgame injuste entre « hackers » et « crackers », ou entre « hackers » et « black-hat hackers ». Pour souligner l’aspect inoffensif et gentil des premiers, j’utilise « bidouilleur » qui est kétaine à dessein. Les « pirates », ce sont les méchants.


FAIT AMUSANT SANS AUCUN RAPPORT

Fait amusant : le dictionnaire Termium du Ministère des travaux publics du Canada est environ dix fois plus riche en quantité, en précision et en définitions que celui de l’OLF.

Quand on sait que ces références en ligne sont utilisées par les traducteurs dans toutes sortes de publications, de l’article de journal à l’emballage de produits, une conclusion s’impose : sur le Web, le gouvernement du Canada oeuvre davantage à la promotion du français que celui du Québec. Ironique, quand on voit son échec sur d’autres fronts du bilinguisme hors-Québec (douanes, aéroports, parcs nationaux…).

Cela dit, il faut reconnaitre que l’OLF sort quelques merveilles de temps à autre, comme les « courriels » et « pourriels » par exemple. C’est dans les substantifs, destinés à remplacer des mots anglais en « -ing », qu’ils ont le plus de misère. « Pollupostage », par exemple, est bien trop long et tiré par les cheveux pour remplacer « spam ». Parce que le mot « spam » est bien trop cool – heu, je veux dire, « refroidissant ».


12 février 2007
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« 8-Bit : The Movie », anthologie de la chip-music


Je suis apparu hier lundi 12 février à l’émission La Revanche des Nerdz, à 19h sur Ztélé, pour parler du film « 8 Bit » qui sera présenté samedi soir à la SAT.

Ce documentaire réalisé avec moins de 15,000$ par Marcin Ramocki, propriétaire d’une galerie d’art à Brooklyn, parle de l’influence des jeux vidéos chez les artistes de la génération X, particulièrement du côté de la musique.

On y raconte notamment l’émergence de la « chipmusic », qui consiste à programmer des tounes sur les puces-synthétiseurs des premiers micro-ordinateurs des années 80 (Commodore, Atari, etc.) ou du Game Boy de Nintendo. Tout a commencé avec les premières copies pirates de jeux vidéos à l’époque, que les pirates « signaient » avec ce qu’on appelait des « demos », soient des animations complexes destinées à démontrer leur maîtrise de la machine, accompagnées de textes plutôt mystiques, et de beats robotiques agressants – ce sont ces derniers qui ont évolué pour donner aujourd’hui la chipmusic.

On aura l’occasion d’entendre les sonorités uniques de cette forme d’expression musicale avec la performance de Taxi Nouveau avant la projection samedi soir.


8 février 2007
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Yulblog prise 2


Hier soir au bar La Quincaillerie, sur Rachel, avait lieu mon second meeting des Blogueurs Anonymes.

« Y a-t-il des nouveaux dans la salle ce soir ?

- Bonsoir, mon nom est Nicolas, je suis blogueur.

- (en choeur) Bonsoir Nicolas !

- Cela fait maintenant cinq mois que j’ai retrouvé goût à la vie en ligne, grâce à vous mes amis. C’est mon deuxième meeting ce soir et enfin, j’ose me lever pour vous parler et libérer tout l’amour que je retenais au fond de moi tout ce temps.

- Raconte-nous ! Raconte-nous !

- Hier encore, je vivais hors ligne, je carressais le temps, tralalala. Je n’étais qu’un mercenaire du poussage de crayon, je ne prenais la plume que par appât du gain. Mais depuis que j’écris sur un blogue bénévolement, de manière gratuite, à titre gracieux (oui, oui, sans rémunération !), j’ai repris goût au partage et à l’amour avec les internautes qui m’entourent. Je n’aurais jamais cru tenir cinq mois avec ce projet de blogue. Cent fois j’ai cru retourner au démon tyrannique de la facturation à la ligne. Mais grâce au Mode de Vie préconisé lors de nos meetings, j’ai découvert un nouveau monde d’opportunités sociales, amicales et sexuelles.

- (clap clap clap) Merci Nicolas. À présent nous allons parcourir ensemble, une fois de plus, les fondements de notre Mouvement. »

  • Tu ne cesseras point de poster plus de quatre semaines d’affilée, sous peine de connaître l’échec de ton projet et le rejet de tes pairs.
  • Aux réunions de blogueurs ton laptop tu n’apporteras surtout pas, ni ton cellulaire ni ton PDA, car tu sais maintenant qu’en ce lieu le post se fait parole, le ping embrassade, le trackback amour.
  • Des adresses de blogues tu échangeras et de mémoire tu t’en souviendras, pour mieux les oublier cinq minutes après et les redemander tout penaud la prochaine fois.
  • Des idées pour ton blogue aux autres blogueurs tu piqueras, en faisant mine de t’intéresser à leurs bonnes idées par pure curiosité.
  • Ton métier de journaliste tu tiendras en éveil sans relâche, car parmi ces âmes créatives les sujets d’articles potentiels abondent (pis ça tombe bien t’es journaliste techno). Pour ne point ruiner tes projets, tu ménageras tes sources par le rire et l’alcool. Et tu garderas un oeil sur les quinze autre journalistes qui ont eu la même idée que toi en venant ici ce soir.

Appris hier soir :
- Flickr Moo offre des mini-cartes d’affaires rectangulaires portant chacune une photo différente du flickriste qui les commande.
- Les autres blogueurs ont tous une caméra numérique plus hot que la mienne.
- Nous sommes un paquet à nous rendre à South by Southwest au mois de mars, ça va être le fun.
- Je m’habitue progressivement à apprécier les bars sans (ma) fumée.
- Il y a des filles plutôt cute qui bloguent.