30 mars 2007
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Je passe à Infoman


Demain dans Infoman, à 19h30 sur Radio-Canada, voyez un reportage sur… je ne sais pas trop quoi, mais en tout cas ils m’ont interviewé suite à un article que j’avais fait sur les origines et l’histoire des « rires en canne ».

L’article date de l’été 2004. L’entrevue date de l’automne suivant. Et ça passe seulement maintenant. C’est ça qui arrive avec les reportages non liés à l’actualité : le turnover ralentit sensiblement !

D’ailleurs, ce dossier que j’avais écrit à l’époque avait été publié six mois après, c’est vous dire. Il était accompagné d’un article sur « la comédie québécoise en pleine révolution » qui s’était avéré prophétique – oh oui, prophétique, rien de moins que cela !


27 mars 2007
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SXSW dans La Presse


Ce matin, je publie mon récit du festival South by South-West. Pour ceux qui étaient là-bas, JE SAIS, c’est incomplet, je ne fais même pas un dizième du tour de la question, mais que voulez-vous, j’avais une contrainte d’espace.

Je voulais préciser, mais j’ai dû le couper, toutes les choses qu’on ressentait sur la ville en elle-même. Notamment le fait qu’on est dans un îlot de pensée progressiste à Austin, entouré d’un Texas fortement républicain.

L’article est aussi entouré de photos du volet « music » du festival, mais c’est juste parce que c’est plus visuel qu’un festival de cinéma sans vedettes ou qu’un festival de geeks assis dans des salles de conférences. Le texte, lui, rend justice aux trois volets du festival. Je crois.

Le meilleur récit que j’ai fait du festival, c’est encore celui qui se trouve plus bas dans ces pages. Moins journalistique, mais plus ressenti. Du Gonzo Journalism en quelque sorte.

Mes excuses à Luc Brien, des Breastfeeders. Il est le chanteur des Breastfeeders, pas de Malajube. L’erreur a été corrigée dans la version Web de l’article.


26 mars 2007
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Dossier sur les « rapatriés »


Aujourd’hui dans La Presse, je publie un dossier sur des Québécois qui se sont expatriés, puis sont revenus au pays. Comme on s’en doute, c’est pas toujours facile.

Merci à Vanou qui m’a donné l’idée de ce sujet, lors de notre rencontre au Yulblog de janvier.


20 mars 2007
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New Mexico 3 – Albuquerque, Police On My Back


img_4215.JPGElle a l’air cute comme ça au premier abord, mais Albuquerque est une ville fortement criminelle. C’est ce que m’a dit mon hôte Mike Smith, un journaliste d’ici que j’avais contacté pour m’aider dans mon reportage sur Alamogordo. Et maintenant qu’il m’a dit ça, j’ai l’impression que je vais me faire péter la gueule à chaque coin de rue.

C’est full de gangs ici, des shootings chaque semaine, un méga-trafic de meth, dans une ville pas plus grosse que Sherbrooke. Alors dès que je croise un latino à l’allure de gangster ou un biker sale plein de tattoos, je panique légèrement. Et comme ce que je viens de décrire correspond à un bon tiers des passants que je croise sur la rue, disons que je suis jamais bien tranquille.

img_4196.JPGEn revanche, je suis rassuré d’avoir rendu ma voiture de location un jour avant mon retour à Montréal (Mike m’amène gentiment à l’aéroport demain). Allez, je peux vous le dire publiquement maintenant que c’est terminé : je suis recherché par la police.

La police de Sacramento, Californie, pour être précis. Je sais, je suis dans un autre État et je ne devrais pas m’en soucier. J’ai même appelé deux services d’assistance légale pour m’en assurer avant de partir, l’un à Sacramento et l’autre à Austin. Ils m’avaient confirmé qu’un « bench warrant » comme celui que j’ai sur mon permis de conduire en Californie ne constituait pas un motif d’arrestation dans un autre État.

img_4183.JPGMais vendredi matin, j’en ai appris une bonne du mari de l’hôtesse qui m’avait accueilli la veille dans son bed&breakfast à Alamogordo. J’ai eu d’abord un petit choc quand je l’ai vu arriver vêtu en sheriff adjoint, gun à la ceinture et compagnie. Un gars super sympathique par ailleurs, et super serviable, je tiens à le préciser.

Il s’est d’abord excusé de m’avoir manqué la veille, car il était occupé à contrôler des automobilistes au hasard dans le cadre d’un barrage routier de routine. Il fait ce job-là en plus de s’occuper d’un b&b, d’une chaine locale de restaurants fast-food, et d’un ranch plein d’animaux.

- On fait ce genre de barrages de temps à autre, ça permet d’en pogner qui n’ont pas de permis, ou qui ont un avis de recherche sur leur permis dans un autre État.
- C’est connecté ?, que je lui réponds incrédule.
- Bien sûr, le fichier est national maintenant, alors dès qu’on en pogne un qui est recherché dans un autre État, on lui met les menottes et il va en prison.
- Et qu’est-ce qu’il devient ?
- Ça dépend de ce qu’il a fait. On le garde en prison jusqu’à ce qu’on nous dise quoi faire avec lui.

Il me disait tout ça comme si de rien n’était, quasiment amusé même. Mais de mon côté, j’étais soudainement terrorisé. Me voilà directement victime de la politique « anti-terroriste » de l’administration Bush, qui consiste entre autres à renforcer le pouvoir des policiers dans des domaines qui n’ont rien à voir avec le terrorisme.

img_4226.JPGSi j’étais tombé sur un de ces barrages de routine, mon permis aurait aussitôt levé un petit drapeau dans l’ordinateur de l’agent, qui m’aurait passé les menottes et amené en prison, sans doute avec de nouveaux amis du genre de mes malfrats d’Alburquerque.

Maintenant que j’y pense, l’avocat que j’avais appelé à Sacramento m’avait précisé à la fin de notre conversation que je courais peut-être un risque malgré ce que sa connaissance des lois lui disait. « Avec les nouvelles lois anti-terroristes, on ne sait plus où les pouvoirs de la police s’arrêtent », m’avait-il dit. Il m’avait aussi demandé, pour plaisanter, pourquoi Diable un paisible citoyen du Canada voulait voyager aux États-Unis par les temps qui courent.

img_4231.JPGMon sheriff-adjoint, lui, était au fait des derniers règlements puisque c’est lui qui les applique. Je l’ai donc cru sur parole. Il ne se doutait pas, alors qu’il me jasait ce matin-là en me préparant un excellent peti-déjeuner avec les oeufs de sa ferme, qu’il m’avait foutu la frousse pour les trois prochains jours.

Sur le moment, j’essayais de lui cacher que mes mains s’étaient mises à trembler. Par la suite, j’ai réduit mes déplacements en auto au minimum, uniquement le jour, et en respectant scrupuleusement tous les panneaux. Vendredi soir, j’ai même fait une sauvegarde de mes fichiers à Montréal au cas où ils me saisissent mon laptop. J’ai aussi mis dans ma poche le numéro d’urgence des Affaires étrangères à Ottawa.

Vous me trouvez parano ? Peut-être. Mais la seule relation que j’ai eue dans ma vie avec un flic américain, ce terrible soir il y a trois ans sur l’autoroute près de Sacramento, m’a traumatisé à vie. Bien sûr, il a fait son boulot selon toutes les règles. Rien à dire. Mais sa mise en scène était si intimidante, il m’opposait un tel monument d’obtusité, que j’y repense toujours avec un frisson. Moumoune ? C’est possible. Vous dites ça parce que vous ne savez rien des odieux actes que je commis jadis.

Voici l’affreux crime que j’ai commis le lundi 30 août 2004 vers 20 heures : tenez-vous bien, c’est un crescendo de trois chefs d’accusation, ça va du moins grave au plus grave (ça se mesure au montant des amendes).

1) J’ai serré de trop près l’automobiliste en avant de moi ;
1) J’ai dépassé la limite de vitesse de 15 mph ;
3) JE POSSÉDAIS DES CONTENANTS DE BIÈRE VIDES DANS MON AUTO.

À en croire l’attitude du Highway Patrolman qui m’a remis ma citation à comparaitre ce soir-là, dans les niveaux de criminalité que l’homme peut atteindre dans ses pires tréfonds il y a tout d’abord le meurtre d’un enfant, et juste après ça, pas très loin, le fait de transporter des contenants de bière vide dans son auto. Il m’aurait souhaité la peine de mort que ça ne m’aurait pas surpris. Il n’a fait que ce qui était dans son pouvoir, soit être aussi menaçant que possible, et me faire un sermon d’une demi-heure sur les conséquences de mes actes.

img_4248.JPGÉvidemment, ces bières vides dataient de la veille, puisque je revenais de Burning Man. J’avais une sale gueule, celle d’un gars qui vient de passer neuf jours dans le désert sans se laver, épuisé par le soleil et les diverses consommations. Bref, j’avais l’air du parfait white-trash. Et Mister Bad et Sam qui m’accompagnaient n’avaient pas l’air plus propre. C’est peut-être pour ça qu’il m’a collé ces trois amendes. Et comme un con a obtenu un jour d’une cour californienne que les flics n’aient plus le droit d’appliquer le test d’alcool, je n’ai pas réussi à le faire démordre de sa conviction que j’étais saoul. À l’en croire, je m’en tirais à bon compte faute de preuves supplémentaires.

J’en avais pour environ 1000$. Évidemment, je ne les ai pas payés (même si cet abruti m’a juré que la GRC allait venir cogner à ma porte pour m’extrader).

Cette semaine au Nouveau-Mexique, j’ai eu bien peur d’avoir enfin à payer pour mon crime. Heureusement, ils ne m’auront pas cette fois-ci. Je suis tranquille pour le moment.

Je sais aujourd’hui que je ne peux plus conduire aux États pendant je-ne-sais combien d’années. Oh bien sûr, je pourrais toujours « clearer » mon dossier en payant une somme importante, mais j’en fais une question de principe ; il est hors de question que j’ajoute la blessure à l’insulte. J’ai trouvé ce policier tellement obtus que ça me ferait très mal au coeur de participer à son fonds de pension.

Parait que vous avez de la neige chez vous. C’est moins sympa que le soleil d’ici, mais ça me réchauffe le coeur de retrouver ma patrie. J’ai hâte de vous revoir.


18 mars 2007
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New Mexico 2 – The Deep South


img_3943.JPGUne fois n’est pas coutume, je vais me la farmer et laisser les images parler d’elles-mêmes. Pas que je sois fainéant avec l’écriture (j’ai suffisamment prouvé le contraire la semaine dernière), mais ça va avec le fait que je suis très silencieux depuis quelques jours, vu que je voyage seul, dans une région où peu de gens s’ouvriraient à ma conversation anyway.

img_3968.JPGJ’avoue, je dois aussi réserver la primeur de mes découvertes pour un article qui paraitra dans La Presse le mercredi 4 avril. C’est bien gentil de bloguer, mais faut aussi payer mon beau voyage !

Voici juste quelques mots pour vous mettre en contexte…

img_4020.JPGAlamogordo, sise à la lisière du désert du bassin de Tularosa, à mi-chemin entre Albuquerque et El Paso, est une des villes les plus étranges du Nouveau-Mexique, lui-même l’État le plus étrange des États-Unis.

img_3979.JPGConstruite par et pour le trafic ferroviaire il y a presque 110 ans, elle compte deux fois plus de carcasses de vieilles bagnoles que d’autos en circulation. Ses seuls divertissements sont le vieillot Musée de l’Espace, le Musée des trains-jouets qu’on n’a pas dépoussiéré depuis 20 ans, une foire agricole comprenant un gun show et une battue de serpents à sonnette, une couple d’églises baptistes et évangéliques, un cinéma déglingué, un magasin de revues porno, une boite de nuit dans laquelle je n’ose pénétrer, et des succursales de Wal-Mart, Wallgreen’s et Home-Depot.

img_4085.JPGC’est peut-être pour ça qu’ils préfèrent aller se battre en Irak. 6000 résidants d’Alamogordo, soit 17% de sa population, sont mobilisés présentement par l’armée de l’air, qui occupe la majeure partie du bassin de Tularosa. Elle y fait toutes sortes de tests de missiles, le plus connu d’entre eux étant l’explosion de la toute première bombe atomique le matin du 16 juillet 1945 (« The Day The Sun Rose Twice », dit-on par ici).

img_4152.JPGL’absence de ces jeunes partis à la guerre, ou partis étudier ailleurs pour ne plus revenir, accentue encore l’impression constante de désolation que l’on a ici.

Contre toute attente, peu d’Hispaniques, très peu de Noirs, encore moins d’Asiatiques parcourent la rue principale d’Alamogordo – et pas l’ombre d’un Arabe, cela va sans dire.

img_4144.JPGC’est peut-être ce manque de diversité, avec la forte présence militaire, qui fait du comté d’Otero un des bastions républicains les plus forts du Sud-Ouest, alors que le reste de l’État vote plutôt démocrate. Alamogordo détonne, même au Nouveau-Mexique qui en a vu d’autres.


16 mars 2007
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New Mexico 1 – Roadtrip dans le désert


img_3918.JPGJe suis bien arrivé à Alamogordo après 300 kilomètres dans le désert. C’est d’une beauté qui dépasse les mots. Et je m’en veux comme jamais d’avoir emmené cette caméra numérique obsolète. Ça serait tellement plus beau avec un modèle récent… Enfin. Voici une image pour vous donner un avant-goût de mon voyage, avant de lire toute l’histoire. Ça résume assez l’idée de mon reportage. Pour savoir ce qu’est la Trinitite… ben c’est ça, cliquez sur le lien.


15 mars 2007
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Les musiciens débarquent à Austin, moi de l’avion


img_3877.JPGJe suis assis sur sol froid du terminal C de l’aéroport de Houston. Un flic espiègle m’a recommandé de m’assoir pas trop loin des portes du President’s Club pour profiter de leur accès Internet gratuit. Ça marche au poil. Mince consolation, car l’affaire c’est que je dors ici ce soir. Jusqu’à 8 heures du matin.

J’avais déjà de la misère avec le président Bush, maintenant j’en ai contre l’aéroport Bush. Eh ouais, l’aéroport de Houston s’appelle George Bush (père). Le gars se fait donner des noms d’aéroport de son vivant, un peu comme Jean Lapierre, le col-bleu de Montréal qui s’est fait enstatuer vivant.
Avant toute chose, finissons cette belle histoire du SxSW. Beaucoup de gens pensent qu’il ne fait que commencer, mais pour moi il est terminé. Celui des musiciens n’a rien à voir.

img_3873.JPGJe sais que c’est excitant pour certaines personnes de voir 250 concerts par soir dans 60 clubs différents (ce sont les chiffres officiels, je crois bien), mais moi une seule soirée me suffit. Les musiciens sont bien gentils et bien habillés, mais les fréquenter exclusivement pendant une semaine, on doit finir par manquer de nourriture intellectuelle.

J’ai donc confié à mon amie Anne-Marie la tâche d’être mes yeux et mes oreilles lors de la soirée M for Montreal demain soir, allors que je serai au Nouveau-Mexique. Je me dois de mentionner cette soirée dans mon article sur SxSW (à venir dans La Presse).

img_3872.JPGAux fins de ce même article j’ai interviewé ce matin Sébastien d’Avalanche Productions, qui a organisé la soirée en question. Laurent Saulnier est soudainement apparu. Il est en ville pour représenter le festival de Jazz. Il ne se souvenait pas que je l’avais croisé plusieurs fois dans des concerts.

À 4 heures, Mister Bad est venu me chercher pour un lift à l’aéroport. On a d’abord bu une pinte, lui une Shiner’s moi une Fat Tire, en écoutant un band qui jouait dans le pub irlandais de la 6e. Il y avait trois fois plus de monde que pendant la semaine des volets Film et Interactif du festival. Cette rue longée de bars était bourrée à craquer de musiciens, qui avaient tous plus ou moins le même look selon leur génération (Emo-punk romantique pour les jeunes, bluesman crasseux pour les vieux). Pas beaucoup de Noirs. Beaucoup de Japonais (why the fuck, je l’ignore).

img_3874.JPGMais c’en était déjà assez pour nous. On est donc parti vers l’aéroport. Il était trop tard pour réaliser notre projet d’aller tirer des full-automatiques dans un centre de tir (tant qu’à visiter le Texas autant aller jusqu’au bout). J’ai donc pris l’avion pour Albuquerque, via Houston.

Le problème, c’est que le mauvais temps avait retardé tous les avions, et que le nôtre était « trop lourd » pour s’aventurer là-dedans. Après une attente insounetable dans le siège le plus étroit de l’industrie aéronautique (donnez-moi mon Air Canada !), le pilote nous a dit qu’il fallait débarquer 5 ou 6 personnes pour pouvoir décoller.

Comment 500 kilos de viande peuvent changer quoique ce soit au décollage d’un caillou de 100 tonnes, je ne sais pas. En tout cas, le pilote n’en démordait pas. « Y a-t-il des héros ? » a-t-il lancé au micro, tout en promettant une place en première dans le vol d’à côté qui partait dans 30 minutes.

Un premier gars s’est levé… puis une femme… puis votre serviteur. JE SAIS, c’était stupide, je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai fait ça. Je voulais sans doute profiter de la salve d’applaudissements donnés par les autres passagers quand nous nous sommes levés. Le sacrifice humain, quelle beauté. Je me prenais pour le Soldat Ryan. Le problème c’est que je me suis fait baiser parce que l’avion d’après était en retard, l’enflure, et j’ai raté ma correspondance.

Arrivé à Houston 30 minutes plus tard (oui oui), j’ai couru comme un DÉRATÉ jusqu’au terminal suivant pour pogner mon Albuquerque (j’ai pris au passage le petit monorail aérien très cute qu’ils ont à Houston, c’est ce petit crisse qui m’a ralenti).

Cinq minutes et kilomètres de couloirs plus loin, je suis parvenu à la porte comme fou, haletant comme un boxeur qui ne tient plus debout, prêt à me faire une crise cardiaque drette-là. Une chance qu’ils ont des défibrillateurs d’urgence installés partout, que je me suis dit dans ce qui me restait de crâne.

L’avion pour Albuquerque venait de partir 2 minutes avant. Ouais. Faqu’ils m’ont mis sur le prochain. 9h30 qu’il est. M’ont donné des coupons, whatever discounts pour que je puisse payer mon hôtel 100$ au lieu de 900, no fucking way moi je dors ici.

img_3875.JPGPour l’instant ça va, je suis plutôt confortable tant que j’essaie pas de dormir, je suis assis dans un couloir à regarder courir des adolescentes texanes habillées comme la chienne à Jacques. J’ai essayé de manger quelque chose de sain mais rien à faire, toujours les esties de bines noires, de fromage, de pain, de trucs lourds impossibles à digérer pour le petit estomac délicat d’un Québécois, pas habitué à manger de la marde sans cesse, même quand c’est écrit salade.

Quand j’ai débarqué du premier avion, celui que j’ai pas pris, mon héroisme d’Austin rappelez-vous, l’hôtesse m’avait lancé en blague : « another skinny guy!… », comme pour dire à quoi bon, on aurait préféré voir sortir des obèses pour alléger l’avion. C’est qu’il y en a, des obèses, dans le coin. Peut-être pour ça que leurs avions décollent plus quand ils les remplissent.

Puis si vous me trouvez pas fin avec les obèses, rappelez-vous comment les fumeurs sont jugés. Même affaire : problème de comportement. On devrait. Pour l’instant c’est fumer qu’est interdit dans cet aéroport, pas de manger, pour ça ils ont l’air de bien manger ici à Houston, jusqu’à se faire pousser une deuxième fesse sur la cuisse. C’est pas en m’interdisant de fumer qu’ils vont s’attirer ma patience, tout cas…

Allez, faut que je trouve le sommeil maintenant. Bonne nuit les amis. À demain dans le désert… s’ils perdent pas ma valise ce coup-là.


14 mars 2007
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SxSW Day 5 – Helvetica & Bruce Sterling Is A Downer


Ça parait qu’on est à la veille du volet Music du festival. On a pu assister à un fantastique arrivage de pitounes rock’n'roll au milieu de notre horde de geeks majoritairement masculine. Shit, j’aurais dû faire carrière dans le journalisme musical.

C’est qu’au bout de cinq jours, j’avais fini par baisser mes critères, comme on fait toujours quand une ressource se raréfie, qu’il s’agisse d’appartements à louer, d’offres d’emploi, ou de femelles reproductrices. C’est la nature…

img_3848.JPGMais pour revenir à nos ordinateurs, la journée d’aujourd’hui s’est présentée en pente douce, avec une densité intellectuelle en decrescendo, d’une conférence à l’autre. Le plus gros des panels a eu lieu les trois jours d’avant – et les organisateurs savaient bien qu’on serait tous sur un lendemain de brosse, puisque le lundi est la grosse soirée du volet interactif à SxSW. D’ailleurs, je ne suis arrivé qu’à 11h00 au Centre de conférences, et Mister Bad était encore au lit si j’en crois mon Twitter.

Parlant de Twitter, c’est la killer-application de la semaine. Twitter permet de répondre, via le Web ou un téléphone cellulaire, à cette question toute simple : What are you doing ? Eh aussi con que ça paraisse, il n’y a aucune autre méthode aussi efficace que Twitter pour répondre à cette question. Bien sûr, on peut s’envoyer des SMS, mais c’est bilatéral, c’est réservé aux cellulaires et ça ne s’affiche pas sous la même forme chronologique facile à lire.

Il parait que la veille de l’événement, son serveur n’enregistrait « que » 20,000 messages par jour dans le monde, et depuis le début des conférences il est passé à 70,000. Tous les Twittereux sont ici, il faut croire. Et pour cause : c’est assez récent, et c’est spécifiquement adapté à ce genre d’événements, où tout le monde s’éparpille sans cesse dans le dédale d’un immense édifice.

Je ne sais pas si Twitter me sera aussi utile une fois de retour à Montréal. Là-bas, je ne passe pas mon temps à me tenir avec une gang de dix personnes éparpillées, et encore moins avec des gens branchés en intraveineuse sur la technologie, comme mes amis d’Austin. Comme me le faisait remarquer Mister Bad, Twitter risque de devenir une de ces applications liées à une gang spécifique, comme Tribes.net est associé à la culture de Burning Man.

Tout de même deux gros « keynotes » aujourd’hui. D’abord Will Wright (gourou des jeux vidéos, créateur des Sims entre autres) qui est venu nous parler de son nouveau jeu Spores. Il est bien gentil, mais ça fait déjà trois ans qu’il en parle dans tous les congrès du continent, et on aimerait en voir la couleur. Cela dit, il a montré une démo fort excitante. Son projet a l’air d’avancer.

img_3851.JPGEn tout cas c’est ce que mes amis m’ont raconté… Moi j’étais parti voir la première du documentaire Helvetica, au sujet de la police de caractères du même nom. Ça parait niaiseux, mais c’était un excellent film qui plairait à n’importe qui, pas juste aux designers; la preuve, je n’en suis pas un et je l’ai adoré. Mais je ne vous en dis pas plus, car j’en parlerai dans La Presse vers la fin avril.

En fin de journée, alors qu’il continuait à pleuvoir (ça fait depuis dimanche soir qu’on a des grosses averses par intermittence), tout le monde est allé voir Bruce Sterling donner sa conférence sur ce que Bruce Sterling pense de nous. Il a un talent unique pour envoyer chier son public tout en le convaincant, et pour le séduire malgré un positionnement plutôt cynique. Un cynisme sain, en réalité, puisque sa conférence, la dernière du festival, nous a aidé à redescendre sur Terre après quatre jours de grands espoirs et promesses technologiques.

img_3857.JPGBruce Sterling, auteur et chroniqueur de Wired Magazine à qui on doit notamment un des récits les plus brillants d’un voyage à Burning Man, dans ce même magazine (je me suis moi-même essayé à cet exercice à deux reprises, dans le Voir et dans La Presse, et je peux vous dire que c’est pas évident). C’est d’ailleurs l’article qui a déclenché la « mainstreamisation » de Burning Man dès l’année suivante, en 1997 – la « fin de l’innocence » du festival selon les anciens (la fin des armes automatiques autorisées sur le site, aussi!).

Sterling a tout bonnement pris chacun des thèmes abordés durant ces quatre jours pour les démolir les uns après les autres. Contenu participatif, web-socialisation, web 2.0, tout est passé à la moulinette de son cynisme. Son point : rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Tout ça n’est qu’une progression logique qui n’a rien d’étonnant, et trois quarts des concepts abordés ce week-end ne connaitront jamais l’apothéose qu’on leur promet.

On l’a chaudement applaudi, bande de masochistes que nous sommes. Faut dire qu’il a un peu raison. On avait besoin de ça pour redescendre sur Terre, comme je disais – et effectuer la transition du retour dans nos villes respectives, où nous seront à nouveau entourés de gens normaux du monde normal pour qui tout ça est bien futile. Comme le lectorat de La Presse, par exemple. Je vais avoir bien des difficultés à transformer tout ce que j’ai appris cette semaine en articles intéressants pour le grand public. Mais c’est justement le coeur de mon métier. Mon public est exigeant, mais il me le rend bien, allez.

img_3865.JPGLe soir, un peu tristounets de voir s’achever ce « spring break for the geeks », nous sommes sortis avec Maj pour quelques derniers partys (celui de Media Temple, puis celui de Facebook), mais l’adrénaline n’y était plus autant que les autres soirs.

En voyant la horde des gens de musique arriver pour leur partie du festival, et remplacer nos ordinateurs par leurs guitares dans nos chambres d’hôtels, nous avions l’impression d’être arrivé à un moment-charnière triste, le passage du relais, la passation du pouvoir, en un mot la remise des clefs de cette ville dont nous avions cru prendre possession, pour finalement n’y laisser qu’un souvenir et aussi une hâte, celle de revenir même date, même heure l’an prochain.


13 mars 2007
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SxSW Day 4 – Jenkins, Rather, Ruskin & Booze


C’est drôle, mais il n’y a pas autant de sécurité et de flics partout à Austin qu’ailleurs où j’ai été aux États. Quand Dan Rather est venu présenter une conférence devant 1500 spectateurs au Grand Ballroom du Hilton, j’ai pris mon audace à deux mains et me suis avancé jusqu’au devant de la scène pour m’y asseoir avec les autres photographes, équipé de mon Nikon Crappy 2000 – une chance qu’il est « tagué » professionnel, parce que je suis pas crédible pour deux cennes avec ça.

img_3820.JPGIl n’y avait pas l’ombre d’un gardien de sécurité à l’horizon. J’aurais pu être un de ces « right-wing nuts » dont le Texas a le secret, et sauter sur Dan Rather, symbole-même du démocratisme satanique de CBS, sans que personne réagisse.

Dan Rather a parlé de sa conception du journalisme face à l’émergence des blogues (qui sont en partie responsables de son départ de CBS). C’était bienvenu, parce que beaucoup de blogueurs ont bien besoin qu’on leur rappelle la différence entre des faits vérifiés avec plusieurs sources et une information pas assez solide pour être publiée.

Un sacré bonhomme, mais en voyant ses crevasses de près au premier rang je pensais, coudonc, à quel âge il est rendu lui ? Va-t-il s’écrouler maintenant ? Ou après la conférence ? C’est vrai que je suis baigné dans un univers de trentenaires depuis quatre jours, mais c’est vrai aussi que Rather avait déjà une face de sexagénaire à quarante ans, alors à soixante-kek, imaginez.

Plus tôt de l’autre côté de la rue, on écoutait Henry Jenkins (comparative media studies, MIT), un génie des nouveaux médias que j’avais déjà interviewé pour LP en 2002 ou kekchose. Curieusement, peu des gens qui m’accompagnaient avaient entendu parler de lui. C’est qu’il appartient au monde universitaire, en plein dans le champ où j’ai étudié – c’est pas un programmeur ou quoi que ce soit, même s’il est au courant de tout, même des affaires obscures d’adolescents à la mode sur le Web.

img_3840.JPGIl a livré une conférence excellente, et a eu droit à un tonnerre d’applaudissements. Comment vous dire… Jenkins, c’est ce prof comme on a une seule fois dans tout un cursus universitaire, le prof dont on boit les mots comme si le reste de notre vie intellectuelle en dépendait, en s’avouant mi-triste mi-admiratif : « putain, j’atteindrai jamais ce NIVEAU!!! » C’est pas que Jenkins a plus d’idées nouvelles que les autres ; c’est qu’il les exprime et les emboîte magistralement, avec forces références puisées dans ce que la culture Geek offre de plus balourd et de plus sincère, de Star Trek à Spiderman.

La Culture Participative : voilà le monde dans lequel nos enfants naissent selon Jenkins. Les commissions scolaires qui veulent contrôler l’accès des jeunes aux sites de réseautage n’ont rien compris à cette nouvelle culture qui va créer des citoyens d’un nouveau genre, plus instruits et mieux informés.

C’est ce passage d’une « culture de spectateurs » à une « culture de participants » que les politiciens, des Républicains aux Démocrates, refusent de comprendre en cédant au populisme technophobe pour gagner les votes des « security moms ». De rares « éléments déclencheurs » (un cas de prédation sexuelle sur MySpace, etc.) suffisent à faire tourbillonner une peur qui devrait au contraire être mise de côté. Les parents d’aujourd’hui ne savent pas comment éduquer leurs enfants dans le monde de la culture participative, parce que ça n’existait pas quand leurs parents les ont éduqués. Ils ne savent pas trop quoi penser de ça.

img_3835.JPGQuant à Wikipedia bannie des universités, Jenkins pense que c’est le fruit d’un conflit générationnel similaire : Wikipedia signe le passage du « savoir comme produit » au « savoir comme processus ». Au lieu de prendre la connaissance d’une poignée d’élites, on voit son élaboration débattue en temps réel dans les pages de Wikipedia, et on devient plus critique face aux différents points de vue qui peuvent être exprimés sur, disons, l’Histoire, la guerre, etc. Inutile d’en dire davantage, car comme je disais, bordel, j’atteindrai jamais le niveau de Jenkins pour exprimer les idées de Jenkins.

Autour du lunch, après un sandwich BLT poulet artichauts (BLTPA ?) qui contenait surtout du B et du P, j’ai rencontré un paquet de gars intéressants. On a notamment parlé du manque de narration dans les jeux vidéos avec un gars de l’industrie qui me JURE que le prochain Duke Nukem, en développement depuis neuf ans (!), est effectivement en développement actif au moment où on se parle. Il ne voulait pas m’en dire plus.

LA MORT DU BUREAU. C’était le titre de la conférence d’Aza Raskin, le fils de Jeff Raskin (l’inventeur du Mac). Alors que je m’apprête à vous raconter ça, il vient de s’arrêter en face de moi parce que sa copine complimente une fille assise à côté de moi sur ses boucles d’oreilles en forme de sushi. J’en profite pour le féliciter sur sa conférence. Un gars super gentil. Tel père tel fils : ce jeune designer basé à Chicago propose une vision à la fois radicalement innovatrice et ridiculement simple sur ce que devraient afficher les écrans de nos machines.

La « métaphore du bureau » inventée dans les années 80, avec son entassement d’écrans (les fenêtres), et son organisation par « fichiers » et « dossiers », n’a que trop duré selon Raskin. D’après lui, elle n’est pas efficace parce qu’elle est centrée sur les applications (on ne peut pas vraiment modifier une image dans Word, ni rédiger une lettre dans Photoshop) ; et le simple fait que l’on doive former les gens pour qu’ils apprennent à s’en servir, parfois avec beaucoup de difficulté, prouve que c’est une mauvaise interface. Selon lui, une bonne interface est une interface qu’on ne voit même pas. Quand on passe autant de temps à travailler sur l’outil que sur le travail qu’on est supposé effectuer avec l’outil, quelque chose cloche.

img_3829.JPGSa proposition : le concept « Zoom ». De la même manière qu’il est plus facile de s’orienter dans un labyrinthe en 2D qu’en 3D (comparez par exemple Pac-Man et Doom), il est plus facile d’organiser son travail en 2D qu’en 3D. En effet, Windows et les autres « bureaux » sont en 3D, selon Raskin, car ils entassent des fenêtres qui se cachent les unes les autres, au point où on les perd sans cesse.

Zoom, donc, organise tout en 2D. Tout, absolument tout, est (virtuellement) étalé côte-à-côte sur l’écran : documents, musique, images, sites Web du monde entier. On n’a qu’à zoomer à l’infini pour progresser dans la navigation. Plus d’hyperliens, plus de dossiers ni de fichiers, plus d’icônes. Allez-voir le démo par vous-même. Je lui ai demandé s’il voulait le distribuer dans un système existant, Linux par exemple. « Something like that », qu’il m’a dit sans vouloir préciser davantage.

J’ai trouvé son concept très excitant, comme la première fois que j’ai mis la main sur un iPod. On a proposé bien des interfaces pour remplacer la « métaphore du bureau », mais celle-ci a un je-ne-sais-quoi de génial. Une longueur d’avance. You know it when you see it.

Le soir venu, nous avons été boire des margaritas au party de Firefox dans le petit parc en face ; j’y ai rencontré Geneviève Cardin qui travaille chez Aetios Productions – la boite de Fabienne Larouche. Elle est la seule et unique représentante de l’industrie audiovisuelle québécoise dans ce festival bourré d’idées innovatrices pour la télé de demain. En fait, on s’était déjà vu sans se parler au carrousel de l’aéroport jeudi, quand nos valises n’arrivaient pas. Pourquoi les deux seuls bagages de l’avion qui ont été retenus à Washington étaient-ils canadiens ? C’est une coïncidence, à n’en pas douter.

Par la suite, on s’est retrouvés entre Montréalais au party de Yahoo dans un autre bar. C’est là qu’Evan, que je n’avais pas vu beaucoup sortir « pour vrai » depuis qu’il est papa, est redevenu sous mes yeux le Mister Bad d’antan. Il n’y avait plus moyen de l’arrêter, comme un requin qui ne peut stopper sous peine d’asphyxie, il cherchait partout de nouvelles bières gratuites et de nouvelles personnes à aborder, ce qui nous a lancé dans une succession d’aller-retours entre différents bars, entre le Big British Booze-up, le party North by NorthWest, et le party Creative Commons, tous situés dans le même coin. On n’arrêtait plus. Open bar partout.

Vous comprendrez donc pourquoi je publie ce texte le lendemain à 17h…


12 mars 2007
Posté dans Voyages
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SxSW Day 3 – Saving Montreal & Gros Tattoo Épais


J’ai personnellement sauvé la ville de Montréal de l’extinction aujourd’hui même. Alors que je m’assoupissais dans un sofa, le gars à côté de moi que ça faisait bien rire s’est identifié comme Monsieur Blogger. Au sens de Blogger, la compagnie rachetée par Google qui alimente une bonne partie des blogues du monde. Il s’occupe aussi de Google Earth et Maps.

img_3761.JPGJ’en ai donc profité pour lui signaler que Google Maps considérait le Plateau Mont-Royal comme la ville inexistante de « De Lorimier, QC ». Les Montréalais ont beau l’avoir signalé à Google maintes fois, ils s’en crissaient.

Je lui ai demandé les yeux dans les yeux de mettre à jour sa base de données. Il a pris les choses en charge devant moi, en remplissant un beau bug report signé de son nom bien placé. J’ai donc le sentiment d’avoir fait une bonne action citoyenne pour Montréal aujourd’hui. En plus j’ai été invité au 6 à 8 super-seekrett-VIP de Google ce soir grâce à cette rencontre.

img_3767.JPGÇa a beaucoup fâché les gars d’Opera, présents à ce party, de voir que je m’étais fait faire un faux tattoo de Firefox en plein dans mon décolleté (que j’ai charmant au demeurant). Moi ce qui me fâchait c’était surtout d’avoir lâchement vendu à Firefox mon intégrité à la fois journalistique et physique, tout ça pour économiser 10$ sur un T-shirt qu’il fallait payer faute de tattoo (bonne idée pour forcer le marketing par « évangélisation », en passant). Ça s’est passé au stand de Firefox qui était aussi populaire qu’une apparition de Jesus en plein Texas profond.

img_3770.JPGCe soir, j’ai eu un mal fou à enlever ce tattoo niaiseux de ma peau. Mais le T-shirt est cool (American Apparel, la base quoi). Maintenant je suis obligé de prendre aussi celui d’Opera. Sera-t-il lui aussi fait par des travailleurs bien payés de LA ?

J’ai quand même profité de ma lancée « doléances du peuple » pour leur faire remarquer aux gars d’Opera que leur navigateur, de plus en plus utilisé dans les appareils mobiles (et la Wii aussi), ne recadre pas les JPG quand ils sont trop gros. Détail qui tue sur un écran de 3 pouces… Ils l’ont admis, et pour s’excuser, ils m’ont offert un margarita. C’était un open bar, mais tout de même!

img_3794.JPGJe me suis payé un exemplaire du CSS Cookbook (la bible des feuilles de style), pour peaufiner ma nouvelle attitude d’intégrateur Web du dimanche. J’ai aussi ramassé tous les goodies que je pouvais, comme un gros pique-assiette ou plutôt, un pique-coolness.

Parmi eux : T-shirt modèle « Rock’n'Roll » du SxSW, T-shirt et stickers de Creative Commons (sous lequel ce blogue est licencié, je le rappelle), stickers et badges de Firefox, et j’en passe.

img_3778.JPGAh oui, j’ai aussi pris la magnifique documentation illustrée du Nevada Film Office, organisme de promotion auprès des producteurs de films, même si je ne suis pas l’important réalisateur franco-canadien qu’ils croyaient rencontrer. Je rappelle que les volets Interactive et Film du festival ont lieu simultanément – pour d’excellentes raisons d’ailleurs.

Tabouère, je n’avais jamais vu une telle pluie depuis le mois d’août. Une chance que j’ai eu le temps de rentrer à la maison et de m’asseoir confortablement sous l’auvent du porche de la maison avant que ça parte. Si je bougeais mon laptop de dix centimètres il serait cuit. Ça tombe dru-dru-dru.