25 mai 2007
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Les meilleurs cafés wi-fi à Montréal


Aujourd’hui dans La Presse, je publie une sélection des « meilleurs » cafés wi-fi à Montréal et en Banlieue.

–» Les meilleurs cafés wi-fi à Montréal

Je dis « meilleurs » entre guillemets parce que je les ai pas tous essayés. Disons plutôt que l’emphase est sur le mot « sélection ». Je les ai sélectionnés. Pas scientifique pour deux cennes, I know. Mais avez-vous la moindre idée du travail que ça représenterait de tester tous les cafés wi-fi de la ville, sans compter les risques d’accident cardio-vasculaire ?

J’ai déjà manqué de défaillir durant une de mes journées de « testing » intense où j’ai visité cinq cafés en un après-midi, avec un allongé à chaque visite…

Je me suis vraiment amusé en rédigeant les descriptions. Ça rattrape la nullité de mon article de mercredi au sujet de Rococo Camp. Et ils ont tout publié sans changer une virgule (d’habitude les réviseurs n’aiment pas beaucoup mes effets littéraires contraires à la bonne langue française, comme quand j’écris par exemple « la sieste à portée de lit »).

Au Laika tantôt, le patron était triste que la connexion Île-sans-fil était down juste le jour où un article de La Presse mentionnait son établissement. C’est là que j’ai appris que mon article avait été publié le matin. Très au courant de mes propres publications, comme vous le voyez…


23 mai 2007
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Chanson ultra-quétaine au sujet du Québec


Quand un Français parle du Québec, on peut s’attendre à des perles. Mais quand un des grands princes du quétaine français parle du Québec, ça donne ça.

Renommez le fichier avec l’extension « .m4a » pour l’écouter.

C’est ma mère qui m’a envoyé ça par courriel. Je ne sais pas si c’est la première fois que ça sort sur Internet…

Copyright Luis Mariano, années 50. Non, il n’était pas moins quétaine dans le contexte des années 50… Luis Mariano a toujours été quétaine. Peut-être même une coche au-dessus de Tino Rossi.

Donnez-m’en des nouvelles. En passant, Box.net is so cool.

M.À.J.: Je l’ai envoyée à MC Gilles qui devrait me la dédicacer dans son émission, vendredi 25 mai à 19h, en reprise dimanche 21h, CISM 89.3 FM. Yé!!!


23 mai 2007
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La Wiki-Clock : tellement con que c’en est génial !


Je n’arrive pas à m’arrêter de vérifier si la WikiClock est à l’heure. J’ai beau savoir que c’est complètement con, c’est plus fort que moi, il faut que j’y retourne pour lui régler les aiguilles.

Preuve que je ne perds pas la raison, je connais plusieurs personnes qui se sont prises au jeu comme moi depuis ce week-end, quand Evan a créé ce mini-wiki.

La Wiki-Clock est une horloge immobile que les internautes doivent faire avancer ensemble. En cela, elle est une belle démonstration de la puissance des Wikis comme outils de collaboration. Mais au-delà de cet exercice pédagogique, elle est tout simplement hilarante. C’est con, je sais, mais je ris chaque fois que je vais la remettre à l’heure.

La Wiki-Clock repose sur les outils d’automatisation les plus avancés que l’humain ait jamais créés, tout en nous ramenant des siècles en arrière, avant l’invention de l’engrenage et du ressort. C’est d’une ironie délicieuse. C’est la technologie de l’information poussée jusqu’à l’absurde.


23 mai 2007
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Rococo dans le journal


Bon, voilà, j’ai publié cet article sur Rococo Camp ce matin, mais je sens que vous allez être déçus si vous y cherchez de l’information sur le contenu des discussions qui ont eu lieu lors de ce deuxième Recent Changes Camp.

J’ai eu beau me fouiller la caboche, j’ai pas trouvé de moyen de rendre ça excitant pour le grand-public. J’ai quand même fait un 1200 mots au départ, puis en accord avec mon chef de section qui l’avait jugé « plate », on l’a réduit de plus de la moitié. Ce qui donne un résultat beaucoup plus plaisant. Il avait raison, il n’y avait rien de plus à ajouter. J’avoue que c’est pas mon plus grand chef-d’oeuvre…

C’est si dur d’expliquer le phénomène Wiki aux gens en quelques mots… Mais je m’améliore à chaque fois, je crois (j’espère).


19 mai 2007
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Que bloguerait Peirce? Petite sémiotique des Wikis


Plus je m’intéresse aux Wikis, plus je crois qu’ils sont la seule véritable révolution depuis dix ans dans la navigation Web.

Les blogues, les forums, tout ça n’est que le prolongement technologique d’une même logique, qui est de diffuser l’information collective de façon linéaire et/ou chronologique. Dans un wiki, tout le monde travaille sur le même document, situé au même endroit.

C’est ça qui change tout, puisque la somme de tous les apports individuels est réunie au même endroit, dans une même page de navigateur, sans qu’on ait à l’additionner nous-mêmes en parcourant des dizaines de pages.

C’est à peu près ça ma théorie, mais elle n’est pas encore tout à fait au point. Je le ressens, mais je n’arrive pas encore à trouver les mots exacts.

Attendez un moment, je vais quand même essayer. Voici ce que ça donnerait… Attendez, ça s’en vient… Je le sens venir…

Les Wikis nous permettent de rompre, pour la véritable première fois, avec la finité du papier. Un document Wiki n’est jamais fini. Il est toujours en progrès. Il n’existe pas de stade où un auteur décide d’écrire le mot FIN.

Ce qui dans les Wikis fait peur à bien des gens (et surtout des institutions) est justement cet état constant de flottement : où se situe le document Wiki que je suis en train de lire, sur l’échelle de la finition ? Est-il plus près de l’ébauche ou approche-t-il du document fini ?

C’est une fausse interrogation, puisque le document Wiki n’arrive jamais à un état fini. Et quand on y pense, c’est la meilleure façon de refléter la connaissance humaine puisqu’elle est elle-même en constante évolution.

En fait, c’est l’idée du document fini et « définitif » qui devrait nous faire peur, puisqu’elle reflète notre fantasme irrationnel de la finité de la connaissance, ce mythique « mot de la fin qui règle la question une fois pour toutes » – le syndrome des encyclopédistes traditionnels, et de tous les « experts » patentés de ce monde.

L’idée qu’un document peut être définitif s’est construite au cours de plusieurs millénaires de limitation technique propre à l’écriture sur des surfaces physiques : quand on a rempli la page, on arrête.

Le bouton « enregistrer » des blogues suit un peu la même idée : j’ai fini mon texte, je le diffuse, je ne le corrigerai plus et vous ne pourrez suivre le développement de ma connaissance que dans mon prochain texte, lui aussi un état temporairement final de ma connaissance.

Pour emprunter à la sémiotique peircienne (que je ne pensais jamais citer un jour dans ce blogue), la vérité du monde (l’Objet dynamique) est un but inatteignable dont on ne fait que s’approcher par palliers de connaissance (les Objets temporaires), chaque fois que nos connaissances sont assez stabilisées pour être confortables. Les Wikis accélèrent ce processus en tendant directement vers l’Objet dynamique (cette vérité finale mythique), sans s’arrêter en chemin dans des états illusoirement finaux – comme le font les « documents » au sens où on les traite depuis l’invention du papyrus.

Évidemment toute cette belle théorie ne s’appliquerait pas à l’art, comme dans le cas des romans, puisque là, on n’est plus dans un processus de recherche de la vérité, mais d’expression de son inverse : l’art est ce qui nous permet d’échapper au scandale de notre impuissance face à l’infinité du monde.

Mon Dieu que je me sens intelligent quand je fais des belles phrases comme ça. Si seulement ça pouvait payer mes factures…


19 mai 2007
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Rococo: Montréal au centre de la « wikisphère »


Ma deuxième journée au Rococo Camp commence. Il y a encore plus de monde qu’hier. Je n’en reviens pas du nombre de gens de la Côte Ouest (et aussi un de Londres) qui sont venus ici à la demande des organisateurs (c.à.d. Anne Goldenberg, Antoine Beaupré, Evan Prodromou… complétez si j’en oublie).

On trouve ce week-end à Montréal la crème des Wikiens, ceux qui travaillent en coulisses, ceux par qui arrivent tous les nouveaux projets collaboratifs de type Wiki qui voient le jour depuis deux ou trois ans – certains sont encore peu connus mais sont très prometteurs (WikiHow, WikiMapia, OpenGuides… j’en oublie !).

Comme me disait Maj, on n’aurait pas imaginé il y a cinq ans d’inviter des gens de San Francisco à Montréal, mais maintenant, notre ville est en train de devenir très active dans le domaine du design Web et des plateformes collaboratives, tandis que San Francisco a perdu de sa spontanéité (l’argent tue bien souvent la spontanéité…).

Certaines personnes sont plutôt liées à la communauté open-source, comme le gars du One Laptop per Child qui a amené deux exemplaires de ces merveilleuses petites machines. Elles sont vraiment bien dessinées, et agréables à manipuler. Elles n’ont pas du tout l’air cacane comme on le redoutait dans les débuts du projet.

J’ai écrit un courriel à Tristan ce matin pour l’avertir, et il a débarqué en quatrième vitesse avec son fils, en vélo, pour venir prendre quelques photos. Ça a fait son bonheur, comme on le voit sur son blogue.

Bien sûr, l’organisation particulière de cette « Unconference » fait un peu hippie utopique par moments, surtout pour un Montréalais peu habitué à ce genre d’expérimentations sociologiques typiques de la Côte Ouest. Mais quelque chose de sain et de reposant émane de ces discussions.

Notamment, on voit peu de « leaders » ou de « grandes gueules » émerger, comme c’est souvent le cas dans les congrès (à plus forte raison s’ils portent sur le « leadership », héhé). Ici, on a affaire à des gens plutôt tranquilles et humbles, malgré leurs énormes contributions à la « wikisphère » ((TM) – Copyright Ritoux !!!).

Cette attitude provient peut-être du fait que les wikis font davantage exprimer l’altruisme des internautes que leur ego, surtout si on les compare aux blogues qui provoquent l’effet inverse. Evan a fait une présentation très claire à ce sujet dans sa conférence à South by Southwest (cliquez pour voir les « slides », vous comprendrez en deux secondes).

Mais je ne peux tout vous raconter ici, non seulement parce que je suis occupé à vivre l’événement plutôt que de bloguer à son sujet, mais aussi parce que je réserve mes forces pour la rédaction d’un dossier à ce sujet dans La Presse de mardi…

Pour voir tous les projets présentés à Rococo Camp ainsi que les comptes-rendus des rencontres, rendez-vous sur le Wiki de l’événement.


16 mai 2007
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Les dix ans de Hotmail : n’importe quoi


Mon chef de section m’appelle. « Ce sont les dix ans de Hotmail, j’ai reçu un communiqué… Ça t’inspire quelque chose ? »

Non. Pantoute. D’autant plus que Hotmail a ONZE ans. C’est son rachat par Microsoft qui a dix ans. En fait, même pas. Cette transaction (estimée à l’époque à 400 millions $) fêtera son dixième anniversaire en décembre cette année. Voir cette nouvelle du 3 janvier 1998.

C’était la première fausseté de ce communiqué.

La seconde, rapportée fidèlement par certains confrères, est que Hotmail serait utilisé par 17 millions de Canadiens, et par 67% de la population du Québec. Je suis convaincu que ce sondage Ipsos-Reid a été bien fait. Ce dont je suis moins sûr, c’est de la façon dont les relationnistes de Microsoft, avec la subtilité qu’on leur connaît, l’ont cité.

Je mettrais ma main au feu que 17 millions de Canadiens et 67% de la population du Québec ONT EU une adresse Hotmail, un jour dans leur vie. Qu’ils l’UTILISENT, hum, pas sûr. Moi-même, j’en ai pris deux dans ma vie, et elles servaient à m’inscrire à des sites Web à qui je ne voulais pas donner ma vraie adresse, des adresses-poubelle en quelque sorte.

Je ne suis même pas sûr que ces 17 millions de Canadiens soit des sujets de sa Majesté en chair et en os. Ça représenterait exactement l’ensemble de la population active au pays ! Outre les adresses multiples comme les deux que j’ai prises, combien compte-t-on de « bots » dans ce chiffre ?

La vraie raison pour laquelle Microsoft envoie ce communiqué, c’est de rappeler l’existence de son méga-projet horizontal « Windows Live », qui n’est au fond qu’un branding destiné à regrouper tous les projets « me-too » que Microsoft crée en panique à chaque fois qu’un Google, qu’un MySpace ou qu’un YouTube débarque.

Ce qui est le plus intéressant n’est donc pas la nouvelle, mais plutôt la façon dont Microsoft utilise le moindre prétexte niaiseux (le presque-anniversaire, en retard ou en avance, de Hotmail) pour tenter de glisser le nom de Windows Live dans les journaux, et économiser du placement média. La paresse journalistique se charge du reste.

Ce qui a vraiment dix ans ce printemps, en revanche, c’est la présence du studio d’Ubisoft à Montréal, qui organise à cette occasion un événement communautaire avec les commerçants de la rue Saint-Viateur, le premier juin.


10 mai 2007
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Excellent documentaire sur Linus et Linux


Ne manquez pas ce documentaire de la chaîne franco-allemande Arte racontant la génèse de Linux. Featuring la mère de Linus, sa petite fille Patricia (a.k.a. Linus 2.0), et toute la smala. La star de l’open-source dans son intimité!

Et bien sûr des interventions de Richard Stallmann et de tous ceux qui participent de près au développement de Linux (ou GNU/Linux pour Richard). Outre leur philosophie open-source, ils ont aussi en commun un positionnement capillaire radical. Disons qu’ils semblent faire partie d’un recours collectif contre Gillette.

Le reportage nous amène aux quatre coins du monde, en passant bien sur par l’Université d’Helsinki où Linux est né. Sti qu’ils ont du budget pour des reportages que personne voudrait financer ici. Arte rulez ! Leur seul défaut c’est de faire du gros doublage bourrin à la française – t’as pas une chance d’entendre la moindre bribe de citation originale. Évidemment en Finnois ça dérange pas, mais en anglais c’est saoûlant.


10 mai 2007
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Les trahisons du courriel


À lire hier dans La Presse, de moi:

Comme je suis parti là, je pourrais lancer mon propre magazine. Courriel Mag. All courriel, all the time.


8 mai 2007
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Un autre complot de La Presse !


castorplacement.pngComme on le voit sur l’image ci-contre, mon texte d’aujourd’hui sur le compubeaver ou « ordicastor » est coincé entre deux publicités de Bell mettant en scène ses castors.

Il s’agit à n’en pas douter d’un autre complot de La Presse pour associer ses annonceurs à son contenu!

…En fait, vous aurez pas mal de chances si vous le voyez aussi. Technaute compte une dizaine d’annonces en rotation, alors ça dépend de quand vous arrivez sur la page. Et si vous utilisez la fantastique extension AdBlock Plus a.k.a. « le cauchemar des publicitaires », vous ne verrez rien du tout.