Autre vidéo de notre présentation de Vinismo
Petit bout par petit bout, je vais peut-être finir par la voir en entier… :)
Cette fois-ci, on m’entend parler.
Petit bout par petit bout, je vais peut-être finir par la voir en entier… :)
Cette fois-ci, on m’entend parler.
Un des points saillants de notre présentation de Vinismo à la SAT, mardi, était que les francophones sont toujours en retard dans tous les Wikis : qu’il s’agisse de Wikipédia, Wikitravel, WikiHow… Les versions françaises de ces sites n’offrent toujours que 20 à 40% du contenu qu’offrent leur version anglaise.
Vinismo, qui a été lancé simultanément en anglais et en français avec la même quantité de contenu de départ, cherchera donc à répondre à la question cruciale :
Est-ce que les Wikis en français sont moins complets parce qu’ils sont créés plus tard, ou est-ce un problème culturel propre aux francophones ?
J’ai ma petite idée là-dessus. Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est qu’après 3 jours de vie publique, Vinismo a déjà trois fois plus d’utilisateurs enregistrés en anglais et que la discussion y va bon train, tandis que dans la version française, prout… C’est peut-être aussi un problème de promotion mal ciblée. Je vais travailler là-dessus.
Voici un vidéo des premières minutes de notre présentation de Vinismo à DemoCamp3, mardi 24 juillet. Merci à Chris Moore qui l’a réalisé et diffusé sur son blogue. On y voit Evan résumer le projet et son contexte d’émergence. La caméra a coupé avant que j’ouvre la bouche. C’est peut-être mieux ainsi ! :)
Vinismo est un wiki sur le vin. En quelque sorte, comme Wikipedia, mais sur le vin. Plus exactement, c’est un guide des vins collaboratif, que tout le monde est invité à rédiger collectivement, et à réutiliser librement sous licence Creative Commons. Nous l’avons lancé officiellement à 18h30 ce soir, lors d’une présentation au DemoCamp3 à la Société des arts technologiques.
Je vous invite donc à le visiter et surtout, à me laisser vos commentaires (même critiques, surtout critiques !) :
N’oubliez pas non plus de voter pour nous dans Digg !
Le cinéma nous a habitué aux pires aberrations lorsqu’il s’agit de représenter les technologies informatiques, soit par ignorance, soit par respect des interfaces copyrightées, ou simplement parce que c’est difficile de rendre un ordi excitant à l’écran. Mais pour un geek, même compréhensif des soucis esthétiques des réalisateurs et accessoiristes du septième art, c’est toujours un peu gênant. Ça fait débarquer un peu de l’histoire. Enfin je note tout de même que les réalisateurs les plus réputés font attention en général – comme Scorsese dans The Departed ou Tarantino dans Death Proof (qui en met des tonnes en nous faisant attendre patiemment que la fille ait tapé son SMS et que le petit sablier ait fini de tourner – hillarant la première fois, un peu longuet la troisième).
Une belle surprise nous vient du film québécois Ma fille, mon ange, que j’ai piraté l’autre soir (faites pas chier, le film est déjà payé par mes taxes, et la loi qui pourrait me condamner n’a pas encore été votée).
Du point de vue cinématographique, le film vise un peu plus haut que son trou. En fait il ne vise nulle part. Il n’a pas de point de vue. Ses artisans avaient la chance de traîter d’un sujet qui non seulement n’a jamais été abordé (les jeunes Québécoises qui font de la cyberpornographie), mais est assez controversé et complexe (aussi complexe que la sexualité elle-même) pour faire réfléchir longuement en sortant du cinéma. Hélas, ils ont choisi de tomber à plat et de désamorcer leur bombe bien sagement. Je ne m’étendrai pas sur le sujet. J’imagine que Nelly Arcan pourrait expliquer ça cent fois mieux que moi. La connaissant, je suis surpris qu’elle n’ait rien écrit sur le sujet.
Et puis je sais pas pourquoi tout le monde a voulu parler à Karine Vanasse au sujet de ce film. La splendide rousse qui tient le rôle secondaire, Laurence Leboeuf (mais qu’est-ce qu’elle fout dans ce site italien ??), crève et occupe bien plus l’écran. Karine Vanasse est plutôt insipide dans ce film (et les autres aussi, dirais-je si j’étais mauvaise langue). Remarquez c’est ça qu’on a voulu valoriser : la bonne fille « normale ». Par opposition à la dirty Laurence Leboeuf qui, remarquez bien, n’a pas droit à sa closure dans le film – maudite droguée, elle mérite ce qui lui arrive ! Les médias ont juste parlé de Karine Vanasse, la fine, la matante-friendly.
Mais du point de vue geek (j’y viens j’y viens), Ma fille, mon ange est très réussi. TOUT est réaliste, non seulement les outils et interfaces, mais aussi toutes les coulisses de l’industrie de la cyberpornographie. On retrouve le look & feel du site de Bruno B qui a agi comme consultant pour le film (et qui y fait une apparition brève, si ma physionomie des bedaines ne me trompe pas). On y voit comment les producteurs produisent, les diffuseurs diffusent, et les acteurs baisent dans des 2 et demi à Longueuil. L’atmosphère corporative du diffuseur est très fidèle à la réalité de cette industrie qu’on croit souvent sloppy façon Boogie Nights.
On explique très bien l’apogée du style « amateur » (sans entrer dans les détails du sacro-saint scénario de la « fille qui sait pas ce qui l’attend et qui se fait ramasser par deux taouins dans un centre d’achat, interviewer sur un sofa avec un air faussement naïf, et enfin, fourrer allègrement »). Mais on a l’essentiel, bon.
J’ai moi-même fait un reportage sur l’industrie de la cyberpornographie à Montréal, dans le temps où le cahier Actuel avait assez de pages pour écrire 3500 mots sur un sujet. J’avais passé l’été à enquêter là-dessus, en rencontrant les divers joueurs du milieu. C’était le dernier dossier du cahier Actuel avant que La Presse change d’imprimeur, la veille exactement. Un jour plus tard, et les photos auraient été plus coquines encore.
À l’époque j’avais interviewé Dugmor (extradé du Canada depuis, selon une source informée), les gars de WRP (immense réseau de sites « personality-based » émanant de la communauté échangiste anglophone de Montréal), et quelques fournisseurs technologiques de cette industrie.
J’avais essayé sans succès, au téléphone et en personne, de rencontrer les gens de Gamma, qui est le plus Québécois des diffuseurs de cul québécois, puisque ses sites respirent le francophone pure-laine (contrairement à Dugmor dont un des sites, FrenchFuckFaces, joue sur le fantasme de la domination de la petite Française, Tour Eiffel et grappe de raisin à l’appui, même si c’est des petites Canadiennes dedans). Gamma compte parmi ses sites le fameux Bruno B, et a servi de référence aux scénaristes du film.
Pour expliquer leur refus de me parler, ils disaient avoir eu une mauvaise expérience avec le Journal de Montréal (a.k.a. « Le Jouw’nal »). J’ai eu beau leur expliquer que je comptais pas angler scabreux, que je voulais juste faire le portrait de l’industrie, ils n’ont rien voulu savoir. Ça a l’air que Jean-François Codère a réussi, lui. Mais ça a pas l’air d’être cet article qui les a choqués. Peut-être un autre plus croustillant. Si vous avez une idée de l’article qui aurait pu les fâcher, envoyez-moi une copie… En passant est-ce que c’est les mêmes Gamma qui sont présentés sur ce site hautement respectable ? Pas un mot sur le cul. Ils ont honte ou quoi ? Ya pas de quoi, tout le monde baise, vous savez… Certains même avec des filles en chair et en os !
…D’un MacBook Pro 2.4 Ghz 15″ avec écran satiné, de toute beauté, avec lequel je suis en train de vous écrire. J’ai du mal à me faire à mon nouveau clavier, qui est légèrement différent de celui de mon iBook G4 14″ (que je renie vulgairement dès à présent, le laid). Je crois que les touches sont légèrement plus écartées, et forcent ma main droite à accentuer encore le fameux « right-reach of death » qui fait si mal à mes tendons. Mais bon.
Je vous épargnerai la critique technique du journaliste techno, d’abord parce que ce modèle est sorti déjà depuis un moment, et ensuite parce que je ne saurais pas où commencer ni finir. Il y a trop de détails à donner.
Pêle-mêle, mes premiers coups de foudre :
C’est tout ce qui me vient en tête pour le moment…
J’ai quand même une petite déception : une fois tous mes programmes installés et mes fichiers transférés, j’ai quand même un assez grand sentiment de déjà-vu. En fait c’est le même OS que dans mon iBook, et j’y effectue les mêmes activités avec les mêmes commandes. Je crois cependant que celui-ci va améliorer ma productivité. À moins que j’installe des jeux comme je l’ai dit (dans ce cas BootCamp est peut-être préférable, car j’aurai besoin de rebooter quand je veux jouer, ce qui découragera mes impulsions irréfléchies).
Je l’ai acheté à Laval, au Apple Store, une boutique impressionnante mais tout de même moins que celles de San Francisco ou de New York, que j’ai eu la chance de visiter. Non seulement elle n’est qu’un walk-in dans un centre d’achat au lieu d’un bâtiment de plein-pied, mais elle a surtout pour principal défaut d’être à Laval. Mes vendeurs (très professionnels, du genre no-bullshit, j’ai beaucoup aimé, l’extrême opposé d’un magasinage de chaussures chez Aldo), mes vendeurs donc m’ont confirmé qu’il ne s’agissait que d’un premier essai d’implantation au Québec pour Apple, qui a fait la même chose à Toronto en ouvrant d’abord en banlieue, puis au centre-ville.
Ça leur coûte moins cher Laval, c’est vrai, surtout que leurs boutiques situées dans les centre-ville sont supposées avoir chacune un design réfléchi, tandis qu’une couple de panneaux de gypse peinturés en blanc dans un placard du Carrefour Laval, c’est plus sage comme investissement. Je note tout de même qu’à Paris ils ont choisi une solution intermédiaire qui réconcilie tout le monde : un walk-in miteux, mais dans un magasin (la FNAC) du Quartier Latin, en plein centre. Et puis les banlieusards de Paris y accèdent presque aussi vite que les Parisiens car là-bas, ils ont un vaste réseau de transport en commun. Pas comme à Laval, crisse !
POURQUOI LE MÉTRO MONTMORENCY N’EST-IL PAS AU CARREFOUR LAVAL ?
Réponse : parce qu’il s’appellerait pas Montmorency s’il était à 5 kilomètres du collège Montmorency. Ouais mais c’est pas ça que je voulais dire. Vous avez très bien compris ce que je veux dire.
LE MÉTRO MONTMORENCY EST SITUÉ AU BEAU MILIEU DE NULLE PART. Autour de lui, de grands terrains défrichés et de grands espaces d’asphalte et de métal. C’est tellement vide, Laval, ou plutôt son urbanisme sur-espacé donne un tel sentiment de vide que jamais le soleil ne m’avait autant aveuglé depuis le début de l’été, sans obstacle pour le retenir, et avec tout ce qu’il faut pour le réfléchir. Ça tape fort, le soleil, à Laval.
Le métro Montmorency, donc, n’est destiné qu’à offrir une correspondance, et non une véritable destination où il se passe quelque chose de particulier (à part le collège, et encore, il faut marcher un bout, et la marche à pied est pas vraiment possible à Laval, c’est comme essayer de traverser le Grand Canyon avec ses artères qui sont autant de tranchées infranchissables). Il n’offre qu’un lieu de transition, vers la bagnole bien sûr, ou l’autobus, vraiment compliqué à comprendre dans ce coin-là (et cher). Et puis il y a une espèce de gang de jeunes qui semblent se tenir du matin au soir dans le terminus d’autobus du Carrefour Laval, moi avec la belle valise en carton de mon MacBook Pro ornée d’une belle grosse photo de ce qu’il y a dedans (c’est malin franchement), mon iBook sur l’autre épaule, et mon iPod dans les oreilles, j’avais un peu peur qu’ils s’en prennent à moi. Mais je délirais. De deux choses l’une : soit je suis devenu un vieux qui a peur des jeunes, soit je regarde trop TVA (ce qui va de pair en général).
Il paraît que le métro Montmorency arrive en fait dans un espace qui doit devenir, un jour, le « nouveau centre-ville de Laval ». Comme si un centre-ville se planifiait, naissait de la volonté de quelqu’un qui décidait un jour que tel quartier est le centre-ville dorénavant. La seule chose qui peut émerger d’une telle pensée est un vulgaire ramassis de magasins franchisés, façon Saint-Sauveur, dépourvu d’humanité faute d’une génèse historique, socio-culturelle. Ah ah ! Si ce n’était de mon manque cruel de piscine creusée par les temps qui courent, je dirais qu’ils sont fous ces Lavallois.
P.S. : En passant, j’ai oublié de préciser que j’étais parti à Laval en pensant n’acheter qu’un simple MacBook, en me répétant sans cesse les arguments les plus raisonnables… et voilà le résultat. 1300$ de plus que prévu. Je me demande si ça serait arrivé en magasinant en ligne plutôt que dans la boutique.
Je brûle d’envie de vous dire à tous, autant les amis du Web montréalais que la masse mondiale de tous ceux qui s’en fichent, la nature du projet que je prépare depuis trois mois avec mon bon ami Mister Bad (Evan est son nom d’entrepreneur, de papa et d’homme marié, mais moi je persiste à l’appeler du nom par lequel je l’ai connu à une époque où il le méritait amplement).
D’ailleurs, j’arrête pas de titiller les gens avec ça, du genre « ouais, j’ai un nouveau projet Web, ça va KICKER du ASS, mais je peux pas vous dire de quoi il s’agit… ». Je me sens comme un gros mytho quand je dis ça, comme si mon projet était aussi influent sur l’Humanité que l’invention de la bombe atomique.
Je devrais fermer ma gueule. À chaque fois Evan me le fait remarquer (subtilement), en bredouillant gêné devant notre interlocuteur. Je le comprends. Que voulez-vous, je suis incapable de me la farmer. Je me le suis souvent fait reprocher par mes blondes, et d’ailleurs j’en ai plus, de blonde.
Mais je suis vraiment excité. Parce que pour la première fois de ma carrière, je vais enfin abandonner le rôle du journaliste inopportun qui s’incruste dans la gang des doers sans autre but que de tenter de se faire de l’argent en contant leurs exploits.
C’est vrai que je ne m’y connais toujours pas plus en programmation informatique et que je ne pourrai pas davantage suivre leurs conversations qu’avant – et c’est pourquoi je me suis associé à un pro qui connaît son affaire et, pour la millième fois dans l’histoire de notre amitié, cautionne ma présence dans un environnement où je ne mérite pas ma place. Sans lui je serais acculé aux pires bassesses, comme cette fois à Burning Man où j’ai laissé un gars me passer du Vicks sous les testicules parce qu’il m’avait promis que ce serait une sensation exceptionnelle. Moi je voulais juste fitter dans l’esprit Burning Man, je me disais bon, OK, du Vicks sur les couilles, ça fait du sens après tout ce que j’ai vu ici… Il a bien gagné son massage de couilles gratuit, celui-là (mais je ne lui ai pas rendu).
Faut dire qu’avec cette gang de Web-Montréalais, on passe plus de temps à boire et déconner qu’à jaser PHP. Il n’y a qu’à voir la nature de nos échanges sur Twitter (« Tu vas au Laika ? – Oui je vais au Laika. » « Trouvez-vous qu’il fait chaud ? – Ah non, moi j’ai l’air climatisé ». C’est passionnant, je vous jure.) Mais tout de même… Combien de fois ai-je essayé lamentablement de m’insérer par une remarque que je croyais une pierre nouvelle à l’édifice infranchissable de leurs conversations ? Combien de fois leur ai-je affirmé de la façon la plus impérativement solennelle un de ces faits inébranlables faussement inspirés par une longue expérience alors que lus le matin-même dans un journal, croyant jeter un pavé dans la mare alors que j’y sautais à pieds joints comme un guignol, provoquant des approbations aussi gênées que blasées ? Evan a toujours été là pour me secourir dans ces situations (Evan a le dos large et la tolérance souple. Sinon je n’aurais jamais été considéré comme son ami. Je remercie le Ciel chaque jour qu’il existe des gens comme ça, capables de me tolérer et parvenant même dans les cas les plus extrêmes, sans que je ne parvienne à me l’expliquer, à m’aimer).
Bref, j’ai passé les six dernières années de ma vie, et plus particulièrement les six derniers mois, à essayer de fitter dans la gang en sachant pertinemment bien que je n’étais qu’un imposteur, une FRAUDE comme disent si bien les anglos. C’est un peu pareil pour tous les journalistes techno, remarquez bien. (Sauf Michel Dumais. Michel Dumais est autant capable de faire la technologie qu’en parler. Mais Michel – qui me pardonnera l’outrecuidance de l’appeler par son prénom, lui le mentor, le sage, que dis-je l’éminence grise involontaire de ma veule carrière journalistique – Michel, disais-je, est un connaisseur universel digne du temps des Lumières, qui connait autant la programmation C++ que les secrets de la typographie au plomb ou la mécanique automobile.)
Pendant ces six derniers mois d’imposture, donc, j’ai remarqué quelque chose d’exceptionnel se produire à Montréal, avec une de ces intuitions journalistiques qu’on ne peut prouver mais qu’on reconnaît du premier coup d’oeil, même si on n’est qu’un poseur même pas capable de se souvenir de refermer un crochet ou d’apposer un point-virgule dans une ligne de code CSS.
Ce que j’ai remarqué, c’est que Montréal est en passe de devenir une des capitales du design Web.
Cette déclaration peut sembler téméraire, surtout à l’oreille d’un Québécois habitué à se sous-estimer sur la place mondiale, et pourtant, c’est bien vrai. Je l’ai déjà dit ici-même, et je le répète : on est hot en design Web et il paraitrait même qu’on serait en passe de n’avoir plus rien à envier à la Baie de San Francisco – sûrement pas en capitalisation boursière, mais en termes d’idées Web innovatrices. Il y a trois ans, j’avais annoncé ça au sujet des jeux vidéos dans La Presse, et ça semblait une prophétie auto-réalisatrice, car à l’époque on était encore loin derrière Vancouver ou Londres. Aujourd’hui, on est au même niveau pour les jeux vidéos. Alors pourquoi la même chose ne se produirait-elle pas avec le design Web ? C’est d’ailleurs ce que pense aussi le serial-Web-entrepreneur Sylvain Carle, l’auteur original de cette comparaison avec San Francisco, qu’il a proférée lors du dernier BarCamp, et qui sait de quoi il parle, lui qui a passé plusieurs années dans la Baie comme l’indique le nom de son blogue, afroginthevalley.com.
Je le crois : le majestueux train de l’innovation est en train de s’ébranler en gare de Montréal. Il s’en va à la conquête du monde. Et depuis que j’ai compris ça, j’ai décidé fermement la chose suivante : je ne resterai pas sur le quai à regarder les heureux voyageurs me faire des bye-bye. Je suis tanné d’être celui qui rapporte les succès et le génie des autres. Je veux allier l’action à la parole pour effacer mon imposture. Et ce sera chose faite dans deux semaines.
Le 24 juillet à 18h30 à la SAT, je présenterai mon nouveau projet en compagnie d’Evan (une présentation entièrement bilingue, comme notre projet).
En fait de monter dans le train, je n’aurai qu’une place de troisième classe en strapontin, puisque c’est Evan qui a pensé à ce projet et a eu l’expertise nécessaire pour en réaliser les aspects technologiques. Il a aussi une grande expérience et une grande sagesse, sans lesquelles je ne serais rien. Mais en compensation, je mets les bouchées doubles. Je n’arrête pas de travailler sur ce projet comme une fourmi bien disciplinée, à des lieux de ce que mes clients et employeurs connaissent de moi.
D’ailleurs, je ne fous plus rien en dehors de ce projet. Je n’écris plus dans La Presse depuis un bout, je fais traîner tous mes dossiers destinés à payer mes factures. Une chance que je peux vivre cet été grâce à une somme d’argent reçue d’Europe par miracle (en fait de miracle c’est plutôt le fruit – ou la consolation – des malheurs de ma famille). Je serais supposé mettre ça à la banque sans y toucher, mais au lieu de ça, je m’en sers pour me concentrer à fond sur mon projet. Qui a une chance sur cinq millions d’être racheté pour autant de dollars par Yahoo. C’est ce qu’on appelle prendre un risque entrepreneurial. Mais quel beau risque, mes amis… J’ai presque envie de vous dire maintenant de quoi il s’agit. Mais je me retiendrai encore deux semaines.
Tout ce que je peux vous dire, en guise de teaser, c’est que l’illustration ci-dessus est le logo de mon projet, réalisé par l’excellente Marie-Claude Doyon que j’ai oublié de créditer (c’est notre designer graphique, excellente et avertie comme personne des dernières tendances du Web, je vous la recommande).
Je me sens comme Microsoft avant la sortie de la Xbox 360, lorsqu’elle égrainait les informations au compte-goutte par toutes sortes de simili-fuites. Six mois avant la sortie de sa console, Microsoft avait révélé son logo, seulement son logo, comme on jette un os à un chien, et tout le monde s’était émerveillé. J’espère provoquer tout autant votre curiosité avec ce scoop en avant-première. Essayez donc de deviner quel est le thème suggéré par ce logo. Je donne dix dollars au premier qui devine. Pour les autres, rendez-vous à la SAT le 24 juillet. Voir le programme complet ici.
M.À.J. 24/07 : Mon lourd secret est enfin dévoilé ici !