15 décembre 2008
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EcoDrain: A Better Douche


Here’s my French translation of the Ecodrain website.

Ecodrain is a Montreal manufacturer of high performance shower heat exchange systems, or «échangeurs de chaleur pour la douche».

Click to see the French website


1 décembre 2008
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Cocktails avec Sid Lee et la SAQ


J’ai rédigé une bonne partie de la section «Cocktails» de Sympatico-MSN pour le temps des Fêtes, avec l’agence Sid Lee pour le compte de la SAQ.

Il s’agissait d’élaborer de façon conviviale sur le monde des cocktails (trucs et astuces pour recevoir, histoire et légendes liées aux alcools), afin d’attirer les internautes vers les recettes du site EspaceCocktail.com.


27 octobre 2008
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Mes chroniques à «Ça s’branche où?»


Voici mes deux chroniques à l’émission Ça s’branche où? au sujet des appareils mobiles LG Touch et HTC Shift.


9 octobre 2008
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L’autre Cuba


J’ai passé la semaine dernière à Cuba, mais loin des zones touristiques et des tout-inclus. Parti avec mon sac à dos et une poignée de billets, j’ai débarqué en plein centre du vieux Havane en pleine nuit, et j’ai halluciné d’emblée.

Des gens de tous âges qui squattent toute la rue, à peine éclairée, à peine habillés, qui me regardent tous avec ce regard illisible des gens d’ailleurs. C’est ça qui arrive quand on débarque dans une nouvelle ville : on connaît pas les bums du coin, on sait pas les sizer comme les nôtres, on lit par leurs moves, et idiotement, on prend légèrement peur.

Sauf que c’était pas des bums. C’étaient des citoyens ordinaires, qui passaient une soirée ordinaire, et au lieu d’être verrouillés dans leur salon ils squattaient dans la rue. Parce qu’ils n’ont rien et parce qu’il n’y a rien à faire (d’un point de vue post-moderne occidental, s’entend).

Le lendemain matin, je commence à circuler dans les rues bouche bée, entre les flaques brunes du pavement défoncé, sous la menace des vieilles façades dont la splendeur grandiose menace de s’écrouler à tout instant.

Note importante qui s’applique à l’ensemble du récit : il fait 35 humides degrés. Constamment. Lourdement. Ça me prendra pas long de marcher au pas antillais, et de prendre les choses avec relâchement, sous peine de tomber dans d’éprouvantes crises de fatigue déshydratée (après quelques bouteilles d’eau et 16 heures de sommeil, ça finit par passer).

Le premier jour, je suis tombé dans tous les pièges, et ça m’a coûté aussi cher que la journée d’un touriste à Montréal. Repas à 20 piasses, drinks à 5 piasses, etc. Tout ça avec la monnaie « convertible » que l’on donne juste aux touristes ; avec la monnaie locale, tu payes 20 fois moins cher ta journée, mais ça je ne l’ai compris que le lendemain en discutant avec quelques touristes croisés la nuit.

À la Havane, mieux vaut faire comme les Havanais. Pour cause : les touristes sont en minorité. C’est bien beau si je croisais plus d’une douzaine de non-Cubains dans une journée. La Havane n’a pas encore été aseptysée et transformée en parc d’attractions. C’est ce qui lui arriverait en un clin d’oeil si ce n’était du régime politique en place. J’en veux pour preuve la côte mexicaine de l’autre côté.

À l’exception d’un petit circuit de rues plus touristiques, vaguement enjolivées avec des beaux petits pavés et des plantes en pot (mais quand même d’allure très crappy), La Havane appartient encore totalement aux Havanais. Hors de ces mini spots touristiques où tout est vendu trop cher pour rien, et où on se fait proposer à tour de bras des faux cigares et des vraies mineures, on plonge très vite dans la vie quotidienne authentique des Havanais, qui n’ont même pas l’air de nous remarquer dans leur train-train.

La Havane grouille de monde, constamment en mouvement, toujours dix fois plus nombreux pour faire la même chose qu’une seule personne (ou un seul ordinateur) ferait chez nous. Ils sont très occupés parce qu’il y a beaucoup à faire dans une journée si on veut manger, dormir et élever ses enfants convenablement. En fait, ceux de mes lecteurs qui ont connu les années 50 en Occident peuvent très bien se faire une idée de la Havane de 2008.

Comme dans les années 50, une minorité de gens ont une auto. Comme dans les années 50, on trouve un magasin pour chaque produit (les oeufs chez le marchand d’oeufs, le yaourt chez le marchand de yaourt, etc.). Comme dans les années 50, on minimise la consommation électrique et on s’éclaire aux ampoules blanches entre deux pannes. Comme dans les années 50, les gens SORTENT et COMMUNIQUENT plutôt que de rester en famille dans leur confort (qu’ils n’ont pas).

Vous l’aurez compris ; la Havane ressemble à un voyage dans le temps, en version antillaise. Ce mode de vie a certains avantages ; tout a l’air plus authentique et précieux, de la nourriture aux relations interpersonnelles. Mais le poids du temps sur les bâtisses et les infrastructures nous rappellent cruellement que 50 ans se sont écoulés depuis les années 50. Seuls les gens ont l’air tout frais et propre (et sont souvent extrêmement beaux). Tout ce qui les entoure tombe en ruine.

On dirait qu’ils vivent dans une ville abandonnée depuis 1959. C’est triste à dire d’un point de vue socialiste, mais les Havanais vivent dans les ruines que la prospérité capitaliste d’antan leur a laissés. Une chance que c’était construit solide à l’époque.

Sous les façades splendides de l’ère coloniale et des années folles, tout a été strippé ; il ne reste plus qu’un ramassis d’espaces vides sommairement meublés, où s’entassent des familles qui n’ont pas les moyens d’acheter du savon et des brosses à dent. C’est comme si Castro avait pris Paris en 1959 et que les immeubles haussmaniens étaient envahis par les squatteurs, noircis et humides, et n’offraient plus qu’un souvenir de leur gloire passée, sous le linge qui pend aux fenêtres sans vitres.

Qu’on ne s’y trompe pas : les Havanais sont des gens incroyablement positifs, optimistes, amicaux, festifs et joyeux (à défaut d’être parfaitement heureux), et ils sont très bien instruits et soignés par-dessus le marché.

C’est juste qu’ils passent leur vie entière dans une ville décrissée, patentée, patchée à coeur joie. C’est un peu comme vivre à Black Rock City à l’année longue, l’humidité en plus, l’imposture en moins. Les Burners qui parlent de leur life-changing experience n’ont pas été à Cuba, parce que c’est là que j’ai réellement vécu la mienne.

Si la ville est grande (plus de 2 millions d’habitants), on ne s’y sent pas perdus. Tout le monde se connaît, et on se croise constamment sur la rue, même s’il y a beaucoup de rues. C’est que ça ne circule pas beaucoup d’un quartier à l’autre ; alors chaque quartier devient comme un village. Après 5 jours, j’étais moi-même rendu à rencontrer des gens que je connaissais en marchant au hasard des rues…

Il faut dire que j’ai passé du temps avec les gens de mon quartier. J’ai jasé avec eux pour améliorer mon espagnol, et j’ai abondamment bu avec eux dans les bars locaux (i.e. un bar se qualifie par la présence d’un comptoir, de bouteilles et de chaises, optionnellement de tables). J’ai même dormi et mangé chez eux ; ça aide. L’étape supérieure aurait été de dormir AVEC eux, mais je ne me suis pas rendu là. Pas qu’on m’y ait pas fait penser, parce que le « sexual innuendo » est abondant.

De l’autre côté de la vitrine, celle qu’on affiche à la majeure partie des touristes (surtout dans les zones hôtelières hors de la capitale), il y a le deuxième Cuba. Le Cuba fake et crosseur. Plus on va dans les coins touristiques, plus on se fait traiter comme du bétail par des guides et des commerçants arrogants. Même les locaux qui habitent près des zones touristiques, qu’ils travaillent ou non avec les touristes, appartiennent à un genre de middle-class cubain.  Ils sont même plutôt confortables.

C’est pourquoi après une escapade de 24 heures sur les plages paradisiaques de Varadero, où j’ai aussi dormi chez les gens plutôt que dans les hôtels, j’ai voulu revenir le plus vite possible à la Havane.

Tant pis pour la beach. Le Cuba que j’aime est définitivement en ville, entre les tas de gravas et les chiens errants qui s’enfilent. Crisse, on dirait de la poésie.

Toutes mes photos de la Havane sur Flickr


7 octobre 2008
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Comment expliquer le marketing à un Cubain


Hier matin, j’ai changé de vie.

J’ai mis fin à sept ans de bons et loyaux services à titre de collaborateur de La Presse, et à ma pratique de journaliste en général. Par la même occasion, j’ai mis fin à 10 ans de travail autonome.

J’ai sauté la clôture pour devenir concepteur-rédacteur publicitaire. Un métier que je faisais on-and-off depuis des années, mais dorénavant pour de bon.

Je suis maintenant rédacteur Web chez Sid Lee. À temps plein, avec assurances collectives, vacances et toutes ces choses insoupçonnables du monde magique du salariat.

Alors voilà, je ne suis plus que nu-propriétaire de mon temps de jour. De 9 heures à 17 heures, Sid Lee en est l’usufruitier.

Le salariat est assez réconfortant comme univers ; plus besoin de m’occuper de tous les aspects de ma pratique, je suis maintenant membre d’une équipe, dans un environnement à la fois hautement créatif et organisé comme une montre suisse.

Cependant, j’étais un peu terrorisé à l’idée de ne plus pouvoir faire ce que je veux quand je le veux. L’oisiveté est la mère de tous les vices, mais tout de même, c’était bien de pouvoir faire une sieste quand ça me tentait et d’être présent pour Fouffy-reine-de-beauté.

Alors dans un dernier élan de liberté, je suis parti faire du backpacking à Cuba pendant toute la semaine dernière. Un voyage organisé sur un coup de tête et ma carte de crédit. (Cette figure-là mes amis ça s’appelle un hypallage. Enfin je crois.)

Je ne savais pas trop quoi y faire, mais j’ai finalement opté pour l’aventure plutôt que les hôtels et circuits touristiques classiques.

J’ai passé le plus clair de mon temps dans les rues de La Havane, avec les Cubains. Et j’ai vécu une de ces expériences qui vous changent la vie.

Bientôt je raconterai tout cela dans un nouveau billet. Et j’aurai des photos sur Flickr. Patience.

Pour l’instant, j’ai un peu la tête qui tourne à rencontrer des dizaines d’inconnus dans ma nouvelle entreprise, et à apprendre son organisation et sa culture.

Un seul problème avec ce nouveau métier : c’est difficile d’expliquer aux gens en quoi consiste la conception-rédaction publicitaire quand ils vous demandent ce que vous faites dans la vie. Surtout quand ils sont des communistes hispanophones prisonniers d’une île paradisiaque coupée de toute communication du monde extérieur.


20 septembre 2008
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Le Lait en noir et blanc


J’ai fait la rédaction finale de l’excellent concept interactif Le monde du Lait réalisé par BBDO Montréal.

Mon mandat consistait à rédiger tous les textes manquants et à vérifier que tous les scénarios de navigation fonctionnaient.

Cliquez pour voir


25 juillet 2008
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New Montreal Apple Store: first to buy, first to fall


For months they had us waiting, covering their allegedly innovative architecture with large opaque wood panels. Last night, the panels went down. Today at 5PM, the doors officially opened. I was given a preview tour for members of the press an hour earlier, at 4PM.

The wait was worth it.

The new Montreal Downtown Apple Store, located right in the action on 1321 rue Sainte-Catherine Ouest, is just plain beautiful. Nothing to do with the first Montreal-area Apple Store, a simple walk-in in a surburbian mall, opened two years ago. This time, it’s a real Apple Store.

My pictures speak for themselves.

However, these pictures can’t show some of the details that struck me the most during my visit. I’m speaking of textures.

From the soft wooden tables to the soft, MacBook Pro-like brushed metal on the walls, to the unique mix of soft and rugged glass on every step of the staircase, textures play a huge role in the shopping atmosphere of this new Apple Store.

First to buy, first to get a refund!

I thought it would be fun to make the first historic buy at the new Montreal Apple Store. Since I badly needed a new headset for my 1.0 iPhone, I asked for a nice headset capable of delivering nice bass while not being too big. I specifically said it was for my iPhone, which implied I needed a headset with an integrated microphone. But the employee who served me was doing her first sale as well, so she didn’t grasp this detail. She sold me a pair of nice Shure headphones, which I bought with much excitement as the first customer ever in this new store. 2 minutes later, I asked for a refund an exchange for another model with an integrated microphone…

At some point, I could feel my hand trembling while I was giving out my credit card. And I felt very stupid.

I knew I was giving in to the stupidest level of fandom. Fandom for a computer manufacturer. Fandom for a trademark. I mean, I worked a long time in advertising and brand awareness, I wrote a whole master’s thesis on deconstructing that bullshit, and still… Still, I fell for the excitement of being the first to buy a product at the new Montreal Apple Store. And I’m still excited. Even after writing this. I can’t help it, this is my true feeling.

I know it’s stupid, and still I’m stupidly proud of it. Proud of giving my money to a salesperson in exchange for a product. A transaction I do every day, that everybody on the planet has been doing every day for the past three thousand years at least. But this transaction on this day somehow felt special, different, and meaningful.

That, my friends, is the smartest form of marketing. Outsmarting the outsmarters. And Apple will always be smarter than most of you in the game of seduction, whatever your level of marketing awareness, disbelief, reason and/or cynism.

One thing they have going for them is that they do deliver. The store is REALLY beautiful. They could have built it with half the budget, half the efforts, half the details. But they went all the way, like in everything they do. All companies should do this, but Apple reminds us it’s actually a rare quality.


13 juillet 2008
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BDRchats, les LOLcats en français


OH HAI!!!1!

J’aime tellement les LOLcats que j’ai lancé un Wiki pour les LOLcats en français, baptisés à l’improviste BDRchats (pour beaucoup-de-rires chats).

Le site est hébergé sur PbWiki. C’est pas l’idéal, ça manque de personnalisation, mais c’est gratuit et ça évite de s’emmerder avec une installation de MediaWiki sur mon propre serveur, sans compter les frais de bande passante afférents. Si ça pogne vraiment, alors je le déménagerai ailleurs.

Pour le moment, je vous invite à contribuer en ajoutant vos propres BDRchats sur ce Wiki !

Bien sûr, tout le défi consiste à trouver une grammaire et une typographie aussi hilarantes que celles des LOLcats en anglais. À vos ordis ! Faites connaître vos chats au monde entier dans leur langue maternelle !

Vous voulez me faire plaisir ? Votez pour cette nouvelle dans DIGG !


10 juillet 2008
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Apple : la personnalité par la neutralité


J’adore le comédien engagé par Apple pour la présentation vidéo du iPhone 3G.

Cet homme réunit tous les éléments parfaits pour le rôle qu’il joue. En effet, ce qu’on lui demande avant tout c’est d’être digne de confiance. Il y parvient admirablement grâce à son niveau inégalé de neutralité. En d’autres termes, c’est le gars le moins menaçant ou suspicieux qu’on puisse imaginer, en tout cas dans le registre des gars qui ont l’air de savoir de quoi ils parlent.

Il n’est ni jeune, ni vieux. Ni petit, ni grand. Ni beau, ni laid. Physiquement, c’est l’homme lambda par excellence. Si neutre qu’on finit par ne rien remarquer à son sujet… laissant le champ libre pour nous concentrer sur ce qu’il raconte.

Psychologiquement, notre homme (dont on tait le nom) est tout aussi magnifiquement neutre. Il n’est ni imposant, ni effacé. Ni assertif, ni passif. Ni rapide, ni lent. Ni heureux, ni malheureux. Ni excité, ni blasé. C’est l’attitude zéro : aucun heurt irrationnel ne vient tempérer son discours. Un talent que nous aimerions tous avoir dans certaines circonstances… D’ailleurs, peut-être que ce comédien est un gros énervé dans la vie de tous les jours, on ne sait pas. Peut-être que c’est un rôle de composition.

Même ses goûts en musique, en cinéma ou en amitié sont d’une sidérante neutralité. La musique qu’il écoute est cool et edgy, mais agréable à toutes les oreilles, comme par exemple Jack Johnson. Côté cinéma, il regarde March of the Penguins, plus démocratique que ça tu meurs. Et ça continue comme ça : ses photos, ses rendez-vous, ses restaurants favoris, tout est choisi selon la même logique. Tout le contenu de son iPhone est démocratique, familier à chacun d’entre nous, et en même temps rien n’est quétaine. Neutralité encore.

Ses contacts sont du même tabac : des noms ni trop génériques, ni trop originaux. Des noms qui suggèrent une certaine diversité culturelle, mais sans être des stéréotypes. Si on se fie à leurs noms, une part de doute demeure sur la religion ou la couleur de la peau de certains d’entre eux, mais aucun n’évoque une appartenance culturelle irréfutable. On devine qu’ils sont diversifiés, mais on ne saurait pas dire qui est qui. Il y en a pour tout le monde, en toute subtilité.

Tout au long de sa présentation, aucune émotion ne vient déranger le contenu. En même temps, on ne peut pas dire qu’il n’y a aucune émotion. On reste bien en équilibre sur une parfaite médiane d’émotion. On ne peut pas dire qu’on s’emmerde ; on ne peut pas dire non plus qu’on se fend la gueule. On n’est pas dans le registre de l’information pure, du mode d’emploi austère. Mais on n’est pas plus dans le discours de vente traditionnel.

Bien sûr qu’il s’agit d’une séduction. Bien sûr que ce vidéo sert à vendre des iPhones 3G. Pourtant, on ne ressent aucune des sensations désagréables habituellement liées à un discours promotionnel. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une séduction extrêmement bien dosée, et respectueuse de son destinataire. Adapté au monde de la séduction entre hommes et femmes, ça donnerait de très bons résultats. Ben oui, c’est ça qu’on aime : être dragué sans avoir l’impression d’être dragué.

Finalement, mon analyse : cette vidéo fonctionne par comparaison. En effet, elle serait inopérante si elle ne s’inscrivait pas dans le contexte général du marketing des technologies. Grâce à nos expériences passées avec les vendeurs et démonstrateurs de gadgets technologiques, on sait qu’on a affaire à quelque chose de spécial. Oui, cet acteur est neutre à mourir ; mais en comparaison avec ce qu’on entend d’habitude, c’est justement sa neutralité qui lui donne de la personnalité.

On touche là au firmament de la personnalité marketing d’Apple. Beaucoup de marques cherchent à se donner ce genre d’image (edgy mais familier, flyé mais traditionnel, etc.). On entend ce genre de contradiction tous les jours dans les agences de publicité. Mais peu d’annonceurs sont capables d’aller jusqu’au bout de cette idée, et d’atteindre l’équilibre parfait : avoir de la personnalité sans en avoir.

J’ai beau décortiquer ce vidéo avec toute la perspective critique dont je suis capable, rien à faire : je continue à être séduit. C’est pas juste que le iPhone est cool… Je crois vraiment que ça me séduirait autant si on me vendait du savon avec la même attitude.

La seule chose qui m’inquiète dans ce vidéo, c’est que notre homme paraît coincé dans le continuum spatio-temporel. Tout au long de la démonstration (une bonne quinzaine de minutes), son iPhone affiche obstinément 9:42 AM.

En fait, toutes les photos promotionnelles de la gamme iPod affichent 9:42 AM – comme par exemple les photos du iPod Touch.

Je comprends qu’on a voulu chercher la « neutralité cool » comme pour le reste, mais en quoi 9:42 AM est une heure plus efficace qu’une autre pour véhiculer ce message ? Est-ce que 10:42 aurait fait trop retardataire loser ? Est-ce que 8:42 aurait fait trop esclave du bureau (i.e., usager de Windows) ? Difficile à dire. Mais au plus profond de moi, je sais que 9:42 AM est juste l’heure parfaite. It just sounds like the right time.

MISE À JOUR 12/7 : Mon bon ami David me signale la version québécoise de ce vidéo. Elle est encore plus weird!!!! Le gars a carrément l’air d’un raëlien brainwashé ou quelque chose du genre…


4 juillet 2008
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Un Twitter open-source voit le jour à Montréal


Lancé mercredi matin, Identi.ca est une version « ouverte » du populaire service de « micro-bloguage » Twitter.

Il offre le même type de service dans une interface tout aussi agréable, sauf qu’il repose sur une technologie open-source et que son contenu est diffusé sous licence Creative Commons Attribution. Je cite le communiqué de presse :

Identi.ca is similar to existing microblogging sites such as Twitter, Jaiku, or Pownce. Unlike those services, Identi.ca’s underlying software is available under an Open Source license. Identi.ca is also the first service to support OpenMicroBlogging, a standard for exchanging short messages between microblogging sites. Identi.ca also makes public user data available under a Creative Commons license in standard formats.
“Too many existing social networks keep users locked in to their services,” says Evan Prodromou, president of Control Yourself. “With an Open Source code base, and support for standard data exchange formats, we are giving users back the autonomy to control their own social Web presence.”

Vous aurez reconnu mon cher ami et partenaire de Vinismo, Evan Prodromou. C’est bien lui qui se cache derrière ce projet.

Pour soutenir Identi.ca, Evan a créé un logiciel open-source au nom très à-propos, laconi.ca. Il a même pensé à créer un service d’abbréviation automatique d’adresses Web pour que ses usagers puissent citer des URL courts dans leurs billets. Ur1.ca est similaire à TinyURL, utilisé par Twitter, sauf qu’encore une fois, il s’agit d’un service open-source.

Dans le futur, Identi.ca compte offrir un pont avec la messagerie SMS pour qu’on puisse l’utiliser à partir d’un cellulaire (comme le propose également Twitter). Une synchronisation avec Twitter est aussi au programme (pour importer ses posts de Twitter dans Identi.ca, comme le fait Friendfeed par exemple).

Et le design d’Identi.ca est réalisé par la talentueuse Marie-Claude Doyon, qui nous avait déjà offert (façon de parler !) l’interface unique de Vinismo. D’ailleurs son blogue me met présentement en vedette car sa page d’accueil affiche ma carte d’affaire en grand format…

Présentement en « vacances » au Lac Tahoe, à la frontière de la Californie et du Nevada, Evan doit faire face à une hausse brutale de fréquentation de ses serveurs. En effet, il est victime de l’‘Effet Slashdot » depuis que cette Bible des Geeks a publié la nouvelle du lancement d’Identi.ca dans ses pages.

Je vous invite donc à ouvrir un compte dans Identi.ca, un service Web bien de chez nous, créé par et pour la communauté des internautes. Si vous avez besoin d’un premier « ami » pour démarrer, vous pouvez vous abonner à mon profil ici. Vous pouvez aussi recevoir ici les dernières nouveautés de Vinismo (nouveaux vins, appellations du mois, etc.).