30 mai 2008
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Vendredi du vin: le Sauternes errant


Photo de la bouteilleAprès les Wine Blogging Wednesdays, voici les Vendredis du Vin. Version francophone de cet excellent concept de « cercle de blogueurs » qui publient à l’unisson des dégustations thématiques.

En ma qualité de co-fondateur francophone de Vinismo je me devais de participer !

Lancé par Rémy Charest (qui possède manifestement le sens des titres), le thème de ce 14ème Vendredi du Vin est « Tu sors d’où, toi ? »

Il s’agissait de trouver un vin ou un producteur de type OVNI.

Mon premier choix, conseillé par un des meilleurs vendeurs de la SAQ que je connaisse (le brun à lunettes de Saint-Laurent coin Prince-Arthur en face de la banque TD), était un « excellent vin uruguayien créé par des Italiens et qui goûte comme un bon Cahors, pour seulement 11$. » Imaginez le succès que j’aurais eu avec cette trouvaille auprès de mes nouveaux amis des Vendredis du Vin. Avez-vous déjà bu un vin de l’Uruguay vous ? Pas moi.

Mais yen avait plus en stock…

J’ai donc choisi un Sauternes d’Australie, le Vat 5 Botrytis Semillon Deen de Bortoli 2005.

HEILLE ! Je vous entends maugréer. Bien sûr, un Sauternes d’Australie est aussi probable qu’une poule avec des dents à moins d’un bouleversement tectonique qui déplacerait le terroir de Sauternes sous de lointains auspices septentrionaux. D’accord il n’y a qu’à Sauternes qu’on produit du Sauternes, ne serait-ce que du point de vue légal de l’étiquetage.

Mais bon vous voyez ce que je veux dire : ce vin a été créé selon les mêmes procédés, avec le même cépage dominant (Sémillon) soumis à la même « pourriture noble » (Botrytis Cinerea).

Et ça marche ! Dès la première gorgée (après une mise au frais de 30 minutes), j’ai ressenti le même plaisir qu’à boire un bon Sauternes.


Mon verdict :

Bien sûr, ce n’est pas aussi subtil que les meilleurs Sauternes, pour des raisons évidentes (tradition, savoir-faire, climat, sols…). Mais c’est largement comparable au tout-venant du Sauternes.

Attention : il ne vient qu’en format de 375 mL. Mais c’est parfait comme ça. Les Sauternes, c’est délicieux mais ça écoeure vite.

L’attaque est douce avec un crescendo d’acidité qui plafonne juste au bon moment, avant le laisser place à une traînée d’abricot sur un lit de pêches biens mûres.

Je l’ai bu après un steak d’onglet fortement assaisonné d’ail et d’échalottes, et c’était une ÉNORME erreur. J’aurais dû le boire AVANT, en apéro. Mais au deuxième verre, il a pris toute la place et le souvenir de cette transition maladroite a disparu de mon palais. On peut dire que je suis rendu au dessert, alors ça fonctionne.

Cela dit, ne vous fiez pas trop à mon jugement.

En effet, je n’ai pas dégusté de Sauternes depuis 10 mois, puisque je ne m’en achète jamais en dehors de mes voyages en France (60$ la bouteille, non merci…). Il est donc possible que je sois dans un état de manque qui se satisfait de n’importe quelle copie approximative du Sauternes

Conclusion : si vous êtes en France, mieux vaut vous orienter vers un vrai Sauternes de 75 cL à 12 euros qu’à ce vin de 37,5 mL à 13,50 $. Il doit coûter aussi cher en France qu’au Canada, et je le suspecte même d’être plutôt introuvable en France.

C’est plutôt un remplacement du Sauternes destiné aux buveurs du Nouveau-Monde soucieux de leur budget. Mais c’est un excellent, pour ne pas dire parfait remplacement. Sans vouloir trahir ma nation, je dirais même que c’est un meilleur choix au moment du dessert qu’un vin de glace du Québec à 25$ ou plus. Moins cher, et avec des sucres plus discrets qui laissent la place aux arômes

J’ai créé une page détaillée sur ce vin dans Vinismo. Si vous le goûtez, n’hésitez pas à modifier la page en cliquant sur… « Modifier ».


Un mot sur le producteur :

De Bortoli est un des producteurs les plus intéressants de la Nouvelle-Galle du Sud. C’est la deuxième fois qu’il me surprend avec ses vins doux. La première fois c’était avec son Black Noble (non millésimé), qui pour sa part mimiquait le Porto, avec beaucoup de succès. J’ai eu la chance de déguster ce vin dispendieux (à partir de 40$) lors d’une dégustation organisée par les délégués commerciaux de l’Australie à Ottawa, où nous avions été réseauter un brin avec Evan pour promouvoir Vinismo.

Pour la deuxième fois, j’ai la preuve que De Bortoli n’est pas un simple copieur, mais un vrai créateur avide de défis impossibles, qui illustre la différence entre l’imitation et l’inspiration. Son Porto comme son Sauternes s’inscrivent moins dans le registre de la copie que celui de l’hommage et de la célébration.


21 mai 2008
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Lolcats killed the radio stars


Speaking of Lolcats… Mon amie torontoise Kate Raynes-Goldie, chercheure en « Internet Culture » à l’Université Curtin, a finalement décidé de partager avec la masse sa vision éclairante des phénomènes sociaux du Web.

Kate s’est jointe à l’équipe de Spark, sur CBC Radio One. Elle vient de diffuser son premier reportage, au sujet des « mêmes » d’Internet qui faisaient l’objet du congrès ROFLCon à Cambridge, Mass.

Elle a ainsi rencontré des créateurs de Lolcats, ainsi que Leslie Hall et le Tron Guy (a.k.a. Jay Maynard qui porte un nom bien québécois soit dit en passant!).

Vous pouvez l’écouter en reprise samedi (24 mai) à 16 heures ou télécharger l’émission en MP3. Son bout commence à 18:10.

Outre une bonne amie, Kate est une de mes sources favorites – je l’ai citée à maintes reprises dans mes articles. Elle propose des analyses à la fois très éclairées et très accessibles, et elle est très au fait des derniers phénomènes. Comme on dit chez les journalistes, elle « donne du bon quote ». Bien meilleur que certains dinosaures qu’on va interviewer régulièrement dans les médias chez nous (note aux confrères: Kate parle aussi français si ça vous intéresse).

Je souhaite à Kate d’offrir de nombreuses autres collaborations de la même qualité à Spark – une excellente émission techno qui devrait avoir son pendant francophone à Radio-Canada, soit dit en passant.


17 mai 2008
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Fouffy dans les Internets


Mon propre chat a été victime du « même » des Lolcats. Fouffy est maintenant intronisée au panthéon des « chats LOL » du Web.

C’est Evan qui a posté ça dans les Internets après avoir vu mes photos de Fouffy (la reine de beauté qui partage mes jours) dans Facebook. Je le prends comme un acte d’amour. Ça ne peut être rien d’autre : Fouffy est tellement belle. Sa beauté n’a d’égale que sa grâce.

En passant, merci à ceux qui lui ont fait des gentils compliments dans les commentaires de ces photos. Je les ai transmis à Fouffy qui en a été touchée profondément, comme en témoigne l’éclair furtif d’Amour Pur que j’ai aperçu dans ses doux yeux d’émeraude.


9 mai 2008
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L’achat stupide d’un bienheureux


Bon, j’ai remis ça. J’ai encore dépensé une somme considérable pour une machine superficielle.

Une PS 3 à 500 pièces (en incluant le câble HDMI qui n’est jamais inclus dans les machines HD et coûte une cinquantaine de dollars).

Si j’étais moins impulsif et que j’avais une logique budgétaire, celle-ci devrait aller comme suit :

Ne jamais dépenser une proportion de mon revenu disponible
supérieure à la proportion de bonheur ajouté par cette dépense.

En d’autres termes, si un achat pourrait m’apporter 10% de bonheur supplémentaire durant le prochain mois, je ne devrais pas le payer plus de 10% de mon revenu disponible mensuel.

Je mesure seulement le bonheur supplémentaire « durant le prochain mois » car aucun bonheur supplémentaire (appelé aussi « valeur ajoutée » par les gens de marketing) ne peut durer longtemps. C’est le principe du désir (au sens psychanalytique), qui est le moteur de la société de consommation. On se lasse de ce qu’on possède et on doit toujours renouveler nos achats. Comme l’écrit Baudrillard, en majuscules dans le texte : IL N’Y A PAS DE LIMITES À LA CONSOMMATION.

Mais bon, pour les besoins de ma dissertation, disons qu’un être normalement constitué arrive à tirer profit d’un achat pendant au moins un mois.

Cette règle est simple à suivre pour un salarié au revenu constant et au psychisme stable, mais quand on est travailleur autonome, ça se complique. En effet, si je gagne 5000$ dans un bon mois, devrais-je en consacrer 10% (500$) à l’achat d’une PS 3 ? À court terme oui, à moyen terme non. Je peux passer plusieurs mois suivants à gagner moins.

Ah, puis laissez faire les états d’âme. Parlons plutôt de ma nouvelle PS 3 (notez que j’insère un espace dans son nom pour fourvoyer les araignées des spammeurs de blogues, qui recherchent activement ce sujet populaire). L’avantage, c’est qu’en vous en parlant, j’augmente encore la proportion de bonheur supplémentaire qu’elle m’apporte, par le rayonnement blogosphérique qu’elle me donne !

Le bonheur s’épelle « GTA 4 PS 3″

Cette console est tout simplement fabuleuse, parce qu’elle n’est pas juste une console ; c’est aussi un serveur média qui peut jouer tout le contenu vidéo et audio de ma maison sur ma télé, qu’il s’agisse de DVD, de CD, de DVD Blu-Ray, ou de vidéos situés dans les disques durs partagés de différents ordinateurs. Tout ça sans fil !

La PS 3 ne fait pas de chichi avec les vidéos piratés. Elle peut lire les fichiers AVI téléchargés sur BitTorrent, en allant les chercher directement sur mon laptop en Wi-Fi, SANS QUE JE DOIVE LEVER LE CUL DE MON SOFA.

Pour l’instant, je n’ai fait que gratter la surface des fonctionnalités de ma console – mais je suis déjà conquis.

Pour commencer, elle me permet de profiter ENFIN de la résolution maximale de ma télé HD achetée à Noël. En effet, aucune chaîne de télé ne diffuse en 1080p. Le maximum de la HD Vidéotron est de 1080i ou 720p (ce dernier n’étant utilisé que par une seule chaîne à ma connaissance, le réseau FOX).

Je peux vous dire que ça fesse. Je la vois la différence.

Le jeu Grand Theft Auto IV, qui m’a poussé à acheter enfin ma PS 3, est un véritable chef d’oeuvre, qui tient ses promesses comme ses prédécesseurs. Tout a déjà été dit à son sujet, alors je ne vous embêterai pas avec les détails.

Je l’ai à peine commencé, mais je peux déjà vous dire que je vais y passer ma vie pour les prochains mois – et éclater ainsi mon ratio de bonheur supplémentaire, justifiant d’autant plus mon achat.

Le meilleur de GTA IV, c’est le nom du nouveau héros : il s’appelle Niko, comme moi !! Ça c’est de l’expérience de jeu immersive !!!