29 mai 2009
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Another Month in Marketing


Mes articles dans l’infolettre Marketing Mag durant le mois de mai. Quelques scoops… Quelques crottes aussi. À vous de juger.

> Coors Light rafraîchit plus frais
> Nouvelle identité «collective» pour la STM
> Oui!!!!! Oui!!!!! Oups!
> Rock-Détente envahit la place Ville-Marie
> Gloire postume pour le clown de Sloche
> LG2 déménage la création de Bell au Québec
> Coup de pouce prend un coup de jeune
> Martin Matte rencontre les agents de la SQ… pour parler ceinture
> Festival de la lime au centre-ville pour Bud Light
> Un traîneau de nouveaux sites pour Olive
> Nouveau réseau d’affichage numérique en magasin
> Bruny Surin se (re)lance dans la mode
> Ce que femme veut, Dell l’ignore
> Gala de l’APCM: Cossette et la relève à l’honneur
> Shell distribue gratuitement l’essence, azote inclus
> La baladodiffusion n’est pas un média profitable
> Bacardi investit le Koko pour l’été
> Contrôle de l’identité en ligne et optimisation des coûts publicitaires: deux thèmes chauds de Webcom 2009
> ING Direct: «Nous ne voulons pas déclarer la guerre aux banques»
> Économisez un voyage à New York en mangeant chez Madisons
> Proxim rejoue les émissions pendant la cause
> Une majorité de téléspectateurs opposés à une redevance sur les généralistes
> Twitter par texto chez Rogers et Fido: «Explorer d’autres usages du cellulaire»
> Campagne «extraordinaire» pour l’éducation franco-ontarienne
> Tourisme Montréal remporte un Webby
> Le ridicule tue, rappelle la SAAQ
> Clin d’Oeil veut faire une marque de sa nouvelle série Web
> Industrielle Alliance: l’humour absurde fait vendre
> Astral: 7 M$ pour la santé des enfants


27 mai 2009
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Silicon Gallery ou la récupération artistique


Ce mois-ci dans Nightlife Magazine, je publie un dossier «techno-écolo»: quoi faire avec vos vieilles machines électroniques, et quelles sont les plus écolos sur le marché présentement?

À noter que ma rubrique fait maintenant partie d’une nouvelle section judicieusement appelée «Mash Up», qui mélange culture urbaine, techno, voyages, sexe et sports. (une de ces disciplines ne fait pas partie de ma vie, devinez laquelle).

Sans doute à cause de cette restructuration, mes articles n’ont pas été publiés sur le site Web. Voici donc un aperçu de la version papier.

SILICON GALLERY

Mouna AndraosUn fer à souder, quelques dollars et beaucoup de créativité : c’est tout ce qu’il faut à Mouna Andraos pour donner de nouvelles fonctions inattendues aux composants électroniques.

Les vieux magnétoscopes, imprimantes et autres circuits imprimés font le bonheur de cette récupératrice de la techno, qui exposait ses créations à la galerie La Centrale dans le cadre du festival Elektra, le mois dernier.

Les passants étaient invités à interagir avec une boîte à musique steampunk à travers la vitrine de la galerie, recharger leurs cellulaires en tournant une manivelle tout en dégustant un verre de vin, ou prendre un cours de «couture électrique» avec l’artiste, qui expérimente tous les matériaux conducteurs d’électricité.

Issue de l’univers du Web et de la vidéo, Mouna Andraos a décidé il y a quatre ans de se lancer dans l’exploration de nouvelles interfaces entre l’humain et la machine. «J’avais envie de technologies plus tangibles, qui interagissent avec le monde physique», résume l’artiste, qui invite les gens à l’imiter en prenant un petit cours d’électronique sur son site ElectronicCrafts.org.

«L’électronique m’inspire à en faire émerger autre chose que la productivité, en créant des objets qui permettent d’interagir humainement. J’exprime aussi les enjeux environnementaux de ces machines. Il y a plein de choses dans ces grosses boîtes mystérieuses que l’on peut récupérer et réutiliser, pour leur donner un nouveau cycle de vie », explique Mouna Andraos.

«L’électronique, ce n’est pas si compliqué que ça. Il y a toute une communauté d’artisans électroniques qui sont prêts à vous aider à construire vos propres créations.»

Pour les artisans électroniques en herbe, Mouna conseille d’aller faire un tour sur les sites Instructables.com et Makezine.com, ou d’assister aux rencontres du collectif montréalais Electronix, qui se feront un plaisir de vous donner tous leurs trucs.

Le «Power Cart» de Mouna AndraosEt surtout, Mouna vous invite à regarder deux fois vos vieilles machines avant de les jeter. «Il y a plein de choses à faire avec des vieux claviers, des numériseurs, des magnétoscopes, des imprimantes… En les démontant, on a accès à des moteurs de qualité, des structures pour créer du mouvement, tout cela peut être réutilisé.»

Mouna veut maintenant s’aventurer dans la bijouterie électronique, avec le collier Address dont elle a réalisé trois prototypes. Il s’agit d’un pendentif muni d’une batterie et d’un GPS, qui indique en tout temps à combien de kilomètres le porteur se trouve par rapport à son «point d’ancrage» – qui peut être n’importe quel endroit dans le monde.

«On peut faire des tas de bijoux avec les semi-conducteurs, dont certains sont très beaux. Mais j’essaie d’aller plus loin en les rendant fonctionnels : des bijoux qui s’éclairent, qui s’illuminent, qui bougent, ou qui affichent des informations.»

Au bout du compte, il s’agit pour Mouna de redonner une vie à des objets que leurs concepteurs avaient destinés injustement à une mort prématurée. «Les ingénieurs font souvent de l’obsolescence programmée. Votre iPod arrête de marcher du jour au lendemain, et vous ne savez pas pourquoi, alors vous le jetez et vous en rachetez un autre. Moi, j’invite les gens à ouvrir la boîte et récupérer ce qu’il y a dedans. Ces objets font maintenant partie du vocabulaire de notre environnement esthétique.»


26 mai 2009
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iPhone Reportage: à chaque twitteux ses tweets


Kudos à mes amis Martin Dufort et Frédéric Brunel qui viennent de lancer l’application Reportage pour iPhone.

La plupart des clients Twitter existants (Twitterrific, Tweetdeck, Twhirl, etc.) classent les tweets par ordre chronologique, sans égard à leurs auteurs. Si on quitte l’écran une demi-journée, on manque les statuts importants des amis qui comptent vraiment. (bien sûr, on pourrait s’abonner uniquement aux amis qui comptent vraiment, mais c’est pas comme ça que fonctionnent les réseaux sociaux…).

Reportage résout ce problème en classant les tweets par «twitteux» plutôt que par ordre chronologique. Tous nos petits amis affichent leurs jolis minois côte-à-côte, accompagnés du nombre de statuts non lus. Simplissime, mais il fallait y penser !

Reportage est disponible dans le AppStore de iTunes pour 2,99 $.

Reportage screenshots

Maintenant, j’ai hâte de voir le même principe adapté en version Desktop. Fred m’a parlé d’une interface latérale dans le style du Dock d’OSX, qui afficherait les visages de nos petits amis avec leur «status count». Excellent! Au travail les gars!


25 mai 2009
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Mon nouveau «co-blogue»


Depuis un mois, je collabore avec mon cher camarade Louis-Jacques à un blogue à quatre mains nommé «In the Underground».

Le logo de notre co-blogueNous traitons de sujets liés au marketing, aux stratégies d’affaires, aux services en ligne, et autres leviers incontournables de la performance des entreprises. Louis-Jacques contribue avec son cerveau gauche, moi le droit.

Je vous invite à lire notre dernier billet, qui offre un compte-rendu de la conférence qu’a donnée Louis-Jacques à Webcom 2009, titrée « Redéfinir le normal: le Web comme outil de performance dans une économie de transition ». Voici la présentation qui l’accompagnait:


19 mai 2009
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Ma bataille dans le métro


C’est quand on s’y attend le moins que ça arrive… Voici le contenu du courriel que je viens d’envoyer à la STM dans son formulaire de plainte (nouvellement relooké, apparemment).

La nouvelle signature de la STM ?

Lieu de l’événement : station Lionel-Groulx, direction Montmorency
Date : aujourd’hui, 23h00

Un sans-abri visiblement éméché a commencé à houspiller sans raison une passagère qui attendait calmement plus loin sur le quai, en la poussant à répétition. Je suis allé lui dire d’arrêter et de partir. Visiblement à la recherche d’un adversaire pour passer une quelconque colère, l’homme s’en est immédiatement pris à moi en me donnant des coups de poings à intervalles réguliers, entre deux titubements. Je n’ai pas répondu, ayant sur moi du matériel photo coûteux et ne souhaitant pas encourager la bataille.

Trois autres passagers nous regardaient fixement sans rien faire à moins de 10 mètres alors qu’ils avaient tout vu. J’ai fini par leur dire de venir m’aider, ils n’ont toujours pas bougé mais mon haussement de ton à fait partir le sans-abri.

Durant les cinq minutes qu’a duré ce cirque, j’attendais naïvement que la STM intervienne d’une façon ou d’une autre… à défaut de compter sur les autres passagers. Mais non, rien… Une chance qu’il n’avait pas de couteau, sinon j’aurais saigné longtemps.

Merci encore aux trois gars qui me regardaient comme des poissons échoués sur la plage, pauvres nuls. Vous auriez pu juste vous rapprocher de la scène, ce pauvre type serait parti tout de suite. Rien à craindre, il était pas ben fort. Ça m’a traversé l’esprit de lui rendre ses coups mais je portais un appareil photo coûteux en bandoulière et au fond de mon esprit, j’avais peur de me salir… Pourquoi ces choses-là n’arrivent pas quand on est habillé en suit de boxe?

Ça faisait au moins 15 ans que je m’étais pas pris des coups de poing dans la gueule. Finalement, ça fait pas vraiment mal. C’est juste extrêmement surprenant quand ça cogne. Ça sort vraiment de nulle part. Et plus le temps passe, plus je me dis que je n’aurais pas davantage vu l’attaque arriver avec un beau gros couteau.

La passagère en question va très bien, elle m’a remercié et nous avons passé le reste du voyage à nous ignorer avec nos iPods. Moi c’était Metallica à fond, faut que je me calme les nerfs.

Crisse, j’aurais vraiment dû prendre une photo vu que j’avais mon appareil. Le pauvre gars en train de se ruer sur moi en grand angle 17mm, ça aurait été du plus bel effet. Dommage que je n’aie pas plus le réflexe du photographe quand il le faut.


15 mai 2009
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Dr.Fröst arrive en ville


Un autre de mes projets voit enfin le jour cette semaine: DR.FRÖST, crème glacée et délires gelés.

Dr.Fröst en personne !drfrost-1-of-1drfrost-1-of-1-2

La première boutique a ouvert aujourd’hui, au 1726 Saint-Denis, entre Ontario et Maisonneuve adjoignant le Commensal (qui partage les mêmes propriétaires).

J’ai créé le branding de Dr.Fröst avec Minimal Medias, l’agence de mon vieil ami Pierre-Emmanuel. J’ai aussi rédigé la plupart des textes liés au branding.

Quel ne fut pas mon bonheur de voir mon texte imprimé en grandes lettres sur la devanture, sous une marque de commerce que j’ai trouvée par hasard en fumant un cigare au Whisky Bar avec mon amie Prudence, un soir de février.

C’est ça qui est génial dans les contrats de vente au détail: on voit de vraies choses tangibles prendre forme.

Bravo au DA Pierre-Emmanuel Messier, à l’infographe Irena Leesiv et à l’architecte Carolyne Fontaine, qui ont fait un travail exceptionnel sur ce branding à l’impact mémorable.

> Voyez les photos de la boutique sur Flickr
> Visitez le site DrFrost.ca (encore un peu bogué, mais on y travaille!)

C’était un plaisir de voir des adolescents se presser dans la boutique dès aujourd’hui, par dizaines. Si ça continue comme ça, Dr.Fröst ne désemplira pas de l’été… et fera sûrement des petits ailleurs au Québec!


15 mai 2009
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Lancement de CAMARADE


Mon cher ami Louis-Jacques Darveau a officiellement lancé sa nouvelle entité CAMARADE, lors de sa conférence avant-hier au Webcom 2009.

CAMARADE est une entreprise de consultation en «marketing haute-performance», basée sur une structure unique (et résolument moderne) de spécialistes autonomes organisés de façon flexible selon les besoins du client, qu’il s’agisse de deviser des stratégies macro ou d’implanter des tactiques micro. Plus d’info sur le site Web ici.

J’ai créé le nom de la compagnie, le branding, et les textes du site Web. J’ai aussi pris les photos qui illustrent le site.

camarade_logo

Depuis que je me suis lancé dans la rédaction Web voilà un an, je n’ai pas eu l’occasion de montrer grand chose car beaucoup de projets mettent du temps à sortir. Alors je suis bien content d’avoir l’occasion de vous montrer un peu de mon travail.

Je suis très fier de ce projet-ci car ça n’a pas été facile de résumer de façon accessible et agréable ce que Louis-Jacques fait dans la vie. LJ est un homme à la fois direct et complexe, que la seule façon de résumer tient en un slogan: «Vous êtes en bonne compagnie».

Ce slogan s’applique bien au niveau personnel, car Louis-Jacques et moi avons développé une belle complicité de travail depuis le début de ce projet, et sur d’autres mandats que j’ai eu l’occasion de faire pour lui. Mais j’aurai amplement l’occasion de vous parler de LJ et de CAMARADE dans ce blogue.


8 mai 2009
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Le «Permis Plus» en Une de La Presse


Aujourd’hui j’ai été publié sur les trois premières pages de La Presse. Une histoire liée à la puce RFID du «Permis Plus» délivré par la Société d’assurance automobile du Québec, afin de remplacer le passeport lors du passage terrestre à la douane américaine.

Le même type de permis va être distribué progressivement dans la plupart des provinces et États, incluant le Mexique. Le problème, comme m’en a averti Marek Roy de la firme Sekcore, à l’origine de cette enquête, c’est que la technologie RFID retenue pour ces permis est la moins sécuritaire de toutes.

Le résultat ? Lisez par vous-mêmes:

> Permis Plus: 51,97$ et facile à pirater
> La puce dont personne ne voulait

Specimen de Permis Plus, rétro-éclairé. Observez l'antenne RFID.
Pour les besoins de l’enquête, nous nous sommes rendus à Lévis avec le photographe David Boily, dans la demeure/bureau de Marek, qui nous a démontré les possibilités de piratage du Permis Plus.

Le temps était magnifique et nous avons passé une demi-journée splendide du haut de sa vue imprenable sur Québec (avec le siège social de la SAAQ au loin…). C’est rare qu’on profite de paysages d’une telle profondeur de champ, ici à Montréal. Marek m’a invité à rester souper et aller dans son spa en haut de la falaise sur le fleuve, mais j’ai malheureusement dû décliner l’invitation… Lui va passer son été là-dedans à admirer le Moulin à images, le chanceux! Ça me donne envie de me payer une maison à Lévis (mais c’est sans doute une folie passagère).

On voulait accompagner notre enquête d’une vidéo, incluant la démo du piratage sur la piste cyclable en bordure du fleuve, et une entrevue avec la responsable du Permis Plus à la SAAQ. Mais nous avons dû renoncer à ajouter le volet vidéo, car il ne contenait pas assez de «viande» pour apporter un complément à mes articles imprimés.

J’écris ceci à 12h30. Jusqu’ici les réponses de la SAAQ dans les médias (RDI, TVA, LCN…) n’ont pas été vraiment efficaces. Ils n’ont fait que répéter ce qu’ils m’avaient déjà dit. Du point de vue journalistique, mon histoire se tient.

Et bien sûr, je ne suis pas peu fier de faire la Une de La Presse en tant que pigiste… C’est ma deuxième fois d’ailleurs (scusez, je pouvais pas m’empêcher de me vanter).


1 mai 2009
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Le futur coûte 0,00 $


Version imprimée, sur le poelleCe mois-ci dans Nightlife Magazine, lisez ma rubrique Techno portant sur le thème de la gratuité des contenus. Je me suis librement inspiré de Chris Anderson et de Hugh McGuire pour rédiger ce dossier. Plutôt que de les plagier, je les ai mis face-à-face dans une double entrevue. Vous pouvez le lire ici mais la version Web est poche alors je vous recopie tout ci-dessous. Pour un aperçu du résultat, voyez mon splendide shot réalisé sur mes ronds de poelle, ci-contre.

Ne vous laissez plus intimider par les mots « piratage » ou « téléchargement illégal ». Le mot d’ordre du Web est maintenant la gratuité, n’en déplaise aux partisans de l’ancien régime. Imaginez un monde où tous les journaux, disques, films et livres seraient aussi faciles à obtenir qu’un exemplaire de Nightlife. Ce monde-là n’est pas qu’un rêve : on en voit déjà les premiers signes. Comment les artistes trouveront-ils leur compte dans un monde gratuit ? Rencontre avec deux prophètes de la gratuité.

Chris AndersonChris Anderson
Rédacteur en chef du magazine Wired
Auteur de The Long Tail (2004) et de Free (disponible le 6 juillet)

Propos recueillis lors du congrès South by Southwest Interactive, à Austin (sxsw.com).

« Autefois utilisée comme un truc de marketing, la gratuité est devenue une économie à part entière. C’est déjà démontré dans le cas de la musique : la gratuité a très bien réussi à Radiohead, Nine Inch Nails, et une foule d’artistes qui gagnent chaque jour en popularité sur MySpace.

La gratuité n’empêche pas de gagner de l’argent, au contraire. En fait, le marché du gratuit ne fonctionne pas comme un système à deux parties (acheteurs et vendeurs), mais plutôt à trois parties. La troisième partie, celle qui paye pour tout ça, c’est soit la publicité, soit les consommateurs qui vont payer pour un service ajouté (premium). Par exemple, Flickr permet de diffuser gratuitement vos photos avec une limite mensuelle, mais vous devez payer pour retirer cette limite.

Dans l’économie du gratuit, l’auteur d’un ouvrage peut rentabiliser son travail en donnant davantage de lectures publiques, grâce à la popularité obtenue par la gratuité de son livre. Pareil pour un musicien : s’il se fait connaître grâce à la distribution gratuite de son travail, il pourra ensuite vendre davantage de billets pour ses concerts, obtenir des contrats publicitaires, etc. Évidemment, dans ce système, les éditeurs ou les maisons de disque perdent tout leur intérêt, et c’est pourquoi on les entend protester si violemment. »

Hugh McGuire Hugh McGuire
Entrepreneur Web montréalais
Fondateur de l’audiothèque collaborative Librivox.org et de la maison d’édition virtuelle BookOven.com.

« Le Web a réduit les coûts de distribution à zéro. Or, tous les modèles d’affaires qu’on a conçus depuis 250 ans dans le domaine culturel sont basés sur le principe d’une limitation de l’espace physique et des canaux de distribution ; c’est le cas des livres imprimés ou des disques compacts.

Pour le moment, on essaie de sauvegarder ces modèles du passé en installant toutes sortes de blocages artificiels, à commencer par le copyright. Mais ces blocages ne fonctionnent pas. C’est trop tard : la technologie permet déjà de distribuer la culture de façon gratuite et infinie, et la demande du public est là.

Bien sûr, on se demande comment les artistes vont être rémunérés dans ce contexte. Mais combien de musiciens riches connaissez-vous ? Le vieux modèle d’affaires ne donnait rien à 99% des musiciens professionnels. Dans un système de distribution gratuite illimitée, ils auront accès à une plus grande audience, et c’est là qu’ils trouveront leur intérêt.

En musique comme en littérature, le défi de l’artiste ne sera plus de vendre davantage d’objets, mais d’obtenir davantage d’attention du public. Le temps d’attention des gens est la ressource qui se raréfie le plus à l’heure actuelle sur le Web, et qui va prendre le plus de valeur dans les années à venir, car c’est là qu’on trouvera l’argent, que ce soit sous forme de publicité ou de services ajoutés. »


1 mai 2009
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My week in Marketing, again


Mes articles cette semaine dans l’infolettre de Marketing Mag:

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> Walter, Chichi et WaWa.tv
L’assureur Wawanesa invite les internautes à choisir le dénouement des aventures de son célèbre bouledogue, Walter, dans une campagne créée par l’agence Beauchemin Communication Marketing.

> Les Québécois dépensent plus que jamais en ligne
265 $ par personne : c’est le record de magasinage électronique établi au mois de mars par les Québécois, soit une hausse de 14 % en un an.

> Les réseaux veulent leur part des revenus du câble et du satellite
CTV, Radio-Canada et TVA réclament tous trois une part des redevances d’abonnement au câble et au satellite, alors que débutaient hier les audiences du CRTC au sujet du renouvellement de leurs licences.

> Elle Québec se maquille pour L’Oréal
L’Oréal prend d’assaut la couverture du numéro de juin d’Elle Québec, avec un placement publicitaire volumineux pour ses produits anti-âge Skin Genesis.

> La grippe oui, porcine non
Le virus dont tout le monde parle aurait besoin d’un rebranding.

> Cure de jouvence pour Clin d’Oeil
Le magazine Clin d’Oeil ouvre un site Web axé sur la communauté des lectrices et la connivence avec l’équipe de rédaction.