Hier soir, l’agence Web VDL2 est devenue Phéromone. C’est moi qui ai rédigé les textes des sections «Services» et «Réalisations».
Au-delà de la nécessité de moderniser et améliorer la lisibilité de la marque, le but de l’opération était de traduire le passage d’une agence purement Web à une agence de communications intégrées.
Clientélisme à part, ce mandat m’a donné l’occasion de rencontrer des gens vraiment intéressants qui ont une vision du Web à la fois avant-gardiste et très pragmatique. Et surtout, ils sont sympas, curieux et pleins d’humour. Bref, ce fut une belle collaboration.
Bonne chance à l’équipe de Phéromone dans sa nouvelle vie !
> Panorama des médias sociaux
Joujou pour oisifs ou moteur de productivité ? Perte de temps ou source de nouveaux clients ? Le doute plane encore, parmi les avocats, face à ce qu’il est convenu d’appeler les « médias sociaux ». Mais ce n’est pas pour rien qu’on les appelle ainsi. Bien utilisés, ils augmentent la portée de votre réseautage à un niveau sans précédent, avec des retombées très concrètes pour votre pratique. (lire la suite)
> Des twitteurs sachant twitter
À moins d’avoir passé la dernière année au pôle Nord, vous avez sûrement entendu parler de Twitter. Les vedettes d’Hollywood et les politiciens s’y précipitent pour raconter leurs potins et entretenir leur cote d’amour. Tout le monde et son cousin dévoile sur Twitter les étapes de sa journée, l’évolution de sa pensée ou le dernier film qu’il a vu. Mais on trouve aussi beaucoup d’avocats sur Twitter. Et au-delà de son apparente vacuité, ce service de « micro-blogue » peut s’avérer un puissant outil de réseautage et de formation continue. (lire la suite)
> «Les vrais avocats ont un blogue»
Il y a Linkedin, Facebook, Twitter. Mais le média social par excellence, celui auquel se greffent tous les autres, c’est le blogue. Les blogues ne servent pas juste à raconter les détails de votre vie personnelle et à redistribuer la dernière vidéo comique de YouTube. Ils sont de plus en plus utilisés par les entreprises, à l’interne comme à l’externe, pour diffuser rapidement l’information tout en assurant un dialogue dynamique avec les partenaires et clients. (lire la suite)
> Être ou ne pas être sur le Web
« L’identité en ligne » est un sujet à la mode dans les entreprises. Beaucoup réalisent qu’il est essentiel non seulement de maintenir sa présence sur le Web, mais aussi de se montrer actif dans les médias sociaux. (lire la suite)
Comme ils disent dans la vidéo de formation PADI en version française : «La plongée, c’est sympa!» Et c’est surtout un sport parfait pour moi, le but étant d’économiser son énergie et son souffle au maximum… En tout cas, merci à mon vieux pote Guillaume qui m’a formé à la plongée en plus de m’héberger deux semaines dans son coin de paradis.
Mais au travers des aventures, les livraisons habituelles reviennent comme chaque mois. Alors sans plus tarder, ma livraison de juillet dans l’infolettre de Marketing Mag:
À lire ce mois-ci dans Le Trente : mon portrait parmi six journalistes qui racontent leurs histoires de scoops.
Des scoops, je n’en fais pas souvent, mais je venais d’en faire un dans La Presse quand Steve Proulx, le rédacteur en chef du Trente, a fait son appel de candidatures pour ce dossier dans l’édition de juillet-août.
Félicitations et merci à Pascale Rose Licinio, finissante en journalisme de Concordia, qui a rédigé mon portrait pas trop méchamment…
C’était la première fois que j’étais interviewé pour un magazine, après avoir passé dix ans à interviewer les autres. Ça fait bizarre !
En prime vous avez droit à une photo de notre équipe de choc en compagnie du rédacteur en chef de Marketing Mag, Matt Nicholls, lors des Marketing Awards à Toronto au début du mois. Sacrée soirée que j’ai oublié de vous raconter ici, mais qui passera définitivement aux annales grâce aux initiatives incroyables de Paul Macot des Studios Apollo qui a organisé à lui seul l’after party et l’after-after-party! En tout cas… Manque sur la photo Patrick Bellerose, troisième larron de notre équipe francophone à qui je m’étais substitué à la dernière minute.
De YUL à iPOD – Des applications iPhone made in Montréal
«Derrière mon iPhone, je fais ce qui me plaît…» Ça pourrait être la version moderne du Bal masqué de la Compagnie créole. En effet, chaque utilisateur de iPhone (ou de iPod Touch) peut lui donner les fonctions qu’il veut selon ses goûts et ses besoins: calculer une dose d’engrais pour ses plantes, vérifier l’horizontalité d’une étagère, tenir un registre de ses meilleures baises…
Sur le AppStore d’Apple, il y en a pour tout le monde et c’est souvent gratuit, ou pas très cher. Le génie d’Apple a été de permettre aux programmeurs et designers de partout d’expérimenter librement avec leur joujou.
Quiconque connaît un peu de code informatique peut soumettre sa propre application au AppStore, et l’offrir gratuitement ou au prix de son choix (en touchant environ 70% de la vente).
Avec sa vibrante communauté de designers Web indépendants, Montréal n’est pas en reste dans le AppStore d’Apple. Voici quelques exemples pris dans un rayon de cinq kilomètres autour de chez nous… (…)
iPhone Vice – Des applications pour les mauvais garçons (et les mauvaises filles) Alcool, tabac, cocaïne, fusil à pompe préparez-vous pour votre prochaine virée nocturne à Montréal-Nord en pratiquant sur l’écran de votre iPhone ou de votre iPod Touch. Seul grand absent de l’offre du Apple Store: le sexe. Parce que le sexe, c’est immoral. Dommage, on aurait aimé télécharger iBoobs. (…)
Le coeur du site a été réalisé à l’interne, avec l’aide de Nurun et d’autres.
J’ai rédigé l’ensemble de la section résidentielle incluant le soutien technique, le service à la clientèle, et quelques pages corporatives ici et là. J’ai également participé à la version anglaise. Je me suis même tapé les textes légaux dans la description des produits – vous ne prendrez pas de temps à les lire, mais ils m’ont pris du temps à écrire!
Merci encore à Philippe Roberge, efficace chargé de projet qui m’a fait l’honneur de me confier ce mandat et avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler.
Kudos to Aleece who just launched the official website for Take Off Your Clothes, organized by her S.W.A.P. Team non-profit organization to help people share their clothes while giving some away to charities.
I did the translation for the French website and will continue to do so for future blog posts etc., so that Take Off Your Clothes (or « Déshabille-toi ! ») remains a proudly bilingual event for all Montrealers.
> La force tranquille
Licenciera, licenciera pas ? À l’heure des coupures dans les départements juridiques, et des licenciements massifs d’avocats aux Etats-Unis et en Europe, un climat d’incertitude s’installe dans les cabinets canadiens, même s’ils sont relativement en santé. Pour les dirigeants, il est plus que jamais essentiel de savoir maintenir la confiance des employés et la loyauté des associés.
> À la périphérie de la tempête
«Ici à New York, c’est l’œil du cyclone. Les cabinets d’avocats sont en mode survie. Beaucoup ont bâti leur succès sur un monde qui n’existe plus», se lamente le blogueur Bruce McEwan. «Cette récession touche tous les secteurs, et n’est pas due à des facteurs extérieurs comme le prix du pétrole ou la prudence des consommateurs. Elle provient d’une attaque directe au cœur du système capitaliste.»
> Les priorités du gestionnaire de crise
Comment les cabinets peuvent-ils transformer leurs difficultés en opportunités, et sortir grandis d’une mauvaise passe ? Nous avons demandé quelques pistes à Louis-Jacques Darveau, ex-avocat devenu consultant en performance d’affaires avec son entreprise Camarade.
Je reviens du Cinéma du Parc qui jouait Objectified, le dernier film de Gary Hustwit, à qui on doit Helvetica (et qui prépare un troisième « design flick » du même genre, nous a-t-il annoncé).
Ce film d’une beauté simple et romantique est bourré de réflexions aussi existentielles que percutantes sur notre rapport aux objets.
On y entend notamment Jonathan Ive, le designer des produits Apple depuis les premiers iMac «bonbons», nous expliquer le processus de création du Mac Book Air en détail en insistant sur l’importance de la réduction minimale des parties.
Pornographie industrielle : l’orgasme du designer consiste à créer un seul morceau qui offre les mêmes fonctions que six morceaux séparés. Réduire la complexité d’une fonction à l’essence d’une vision. Et finalement, travailler suffisamment fort pour que son travail devienne invisible.
Quand un objet nous échappe, quand on ne parvient pas à s’en servir, ce n’est pas de notre faute. C’est la faute du designer qui n’a pas suffisamment travaillé. Insuffisant, son travail prend toute la place. Il nous oblige à nous adapter plutôt que l’inverse. Et nous voilà une fois de plus soumis au diktat des machines, et au sadisme élististe des ingénieurs.
Ce qui m’amène à ma comparaison.
Je me rends compte que j’approche mon métier de la même façon que les designers industriels interviewés dans Objectified.
Lorsque je fais de la rédaction commerciale pour un client qui cherche à promouvoir une idée ou raconter l’histoire d’une marque, je place tous mes efforts dans la réduction minimale des efforts du lecteur.
Chaque fois que j’écris un texte pour un client, tous mes efforts consistent à retirer les embûches qui se dressent dans le flot du récit. Dès le début du texte, et à chaque point majeur, le récit devra être solidement ancré dans une structure en béton armé, sur les rails rassurants d’un rythme régulier et délicieux.
Le texte est comme une musique, il a un rythme et un solfège, et le plaisir de l’art ne viendra qu’une fois surmontés les obstacles mécaniques. Le texte est comme un chat, il a un équilibre naturel, et il doit savoir retomber sur ses pattes constamment, quoiqu’il arrive.
Le lecteur ne doit surtout pas se rendre compte qu’un travail d’écriture a eu lieu. Et doit encore moins se rendre compte que ce travail a été pénible. Mon travail de rédaction doit ressembler à la danse du patineur artistique, ou à l’acrobatie du trapéziste: il doit SEMBLER FACILE.
D’abord, la réduction des embûches. Comme les designers industriels du film Objectified, on enlève tout ce qui dépasse, une itération après l’autre, des dizaines de fois, jusqu’à gratter l’os pour révéler la splendeur de ses courbes naturelles.
Mise à nu totale de l’essence du sens: on libère le lecteur des accidents de rythme, de référents, de conjugaison. Parce que le texte est un flot, le lecteur doit flotter. Et il flottera d’autant plus librement s’il ne voit aucune trace du travail des ouvriers qui ont drainé la rivière avant sa baignade.
Alors seulement, j’aurai le loisir de placer des embûches dans le texte, cette fois-ci délibérées : une blague, une exclamation, un élan d’excentricité, un détour bref dans le vulgaire.
Le lecteur n’acceptera et n’appréciera ces embûches délibérées qu’une fois la confiance établie en début de lecture, quand il sera arrivé à un endroit du texte où il sait déjà qu’il est entre de bonnes mains. Alors seulement il m’accordera son écoute et m’autorisera à jouer avec son esprit, car il saura que je ne cherche pas à jouer de lui, mais avec lui.
Évidemment, je ne mets pas autant d’effort dans la rédaction d’un billet sur mon blogue. Me jugez pas sur ça!
(Ceci était justement un obstacle délibéré, de la catégorie du vulgaire – mais plus ou moins raté anyway, comme je le reconnais dans ledit obstacle. Enfin, vous voyez ce que je veux dire ! Oups, un autre.)
La destruction des embûches est d’autant plus importante dans la rédaction commerciale, où il faut souvent vaincre une résistance à l’effort de la part du lecteur. Celui-ci sait que nous cherchons ultimement à lui vendre quelque chose (contrairement à un article de journal, où le lecteur sait d’avance que le but est de l’informer en le divertissant, de façon désintéressée si ce n’est la présence de publicités dans la page, clairement identifiées).
En rédaction commerciale, le lecteur se méfie d’emblée de mon texte qui risque à tout moment de virer en discours de vente. Il a peur de s’embarquer dans une lecture vouée à la médiocrité mercantile. Il faudra redoubler d’efforts pour l’amener à lâcher prise et s’abandonner à l’histoire que je lui raconte.
Dès les premiers mots, je dois faire comprendre immédiatement au lecteur que je ne suis pas là pour lui faire poser un geste, mais pour l’emmener sincèrement dans un récit, où il vivra une résolution (le plaisir de tout texte) sans que celle-ci consiste forcément en un Call-to-Action.
Là, mine de rien, je viens de définir le contenu de marque par opposition au contenu promotionnel. Donner au lecteur une histoire complète, un plaisir abouti, sans obligation d’achat.