Avocats flyés
Retour à la normale après mon dernier billet qui a suscité beaucoup de réactions. Hé oui, faut bien continuer le quotidien…
En toute humilité, je viens de publier mon meilleur feature de l’année dans le magazine National de l’Association du barreau canadien, en reprenant une méthode déjà employée jadis dans Elle Québec qui consiste à présenter chaque portrait avec un style narratif adapté à son objet.
Dans ce dossier (PDF 465k), je présente cinq jeunes avocats qui ont choisi de mener leur carrière hors des sentiers battus (c.à.d. hors des grands cabinets).
Mes cinq avocats «flyés» sont Marie-Josée Cantin, la néo-Californienne qui défend les vedettes ; Jeremy Waiser, l’assistant du procureur au tribunal de l’ONU en Sierra Leone (sans doute l’entrevue la plus intense de ma carrière en termes de meurtres, démembrements, mutilations, viols et compagnie) ; Mélanie Joly, qui a rebooté sa carrière deux fois pour devenir relationniste après un détour chez Radio-Canada ; et Marci Surkes et Grégoire Webber, qui s’affrontent sans le savoir par recherches interposées entre le bureau de l’Opposition officielle et le Bureau du conseil privé à Ottawa.
félicitations…mais en terme d’auto promotion, c’est un peu poussé non? il faut attendre que ce soit nos collègues qui admirent notre travail habituellement.
bonne continuité.
anne campagna
Ah ah ! J’avoue. Mais je passe tellement de temps à douter de moi, que j’ai bien le droit de me féliciter quand je pense que c’est bon… :)
je crois que le doute est effectivement la qualité première d’un journaliste (je ne suis plus journaliste mais je me permets de dire mon opinion quand même).
il doit toujours se demander:est-ce que ce que cette personne me dit est vrai? est-ce que ce que j’interprete et analyse est fondé? est-ce que ma perception du réel n’est pas faussée par mes valeurs,mon shème d’analyse? puis je crois qu’il faut élaborer dans l,enquête du moins,et dans le reportage, le maximum d’hypothèses possibles, puis les vérifier, les analyser, les contredire, pour enfin arriver a ce qui peut s’approcher de la vérité…mais malheureusement, dans notre monde de journalisme a la va vite, il n’y a plus de place pour ce genre de journalisme, plutôt monacal, plate, qui ne flashe pas, ou le journaliste passe des heures, des journées, des semaines même a faire de la recherche…on est loins du glamour a paillettes ici ou de la beauté qui flashe a la télévision. M. Ritoux, je me permets de vous suggérer tous les livres du journaliste grand reporter Eric Laurent (la face cachée du pétrole, etc.) pour suivre son exemple. Et le doute de soi est le premier pas vers du grand journalisme alors courage!
sincerement
Anne Campagna
J’en prends bonne note…
ce n’était pas pour faire la leçon, au contraire, mais quelle déception que le journalisme en général de nos jours. ce qui est le plus frustrant, c,est la paresse intellectuelle et les opinions a l’emporte pièce. le scandale du milieu de la construction? pourquoi ne pas se référer aux enquêtes précédentes, a la globalisation du crime oranisé annoncé depuis les années 1990 et reliées entre autre au phénomène de la mondialisation, pourquoi ne pas évaluer les lois canadiennes, québécoises, la structure qui a permi un tel phénomène? non, on focuse sur une histoire de bateau, de dénonciations, encore du journalisme superficiel. quand des pigistes osent essayer de faire différent,de creuser et encore creuser, la communauté soi disant des professionnels et des salariés s’insurge, il ne faut surtout pas remettre en question une communauté si paresseusement pour plusieurs (pas tous évidemment!) assise sur ses lauriers.
anne campagna