13 mars 2010
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Nouveau blogue, nouveau Niko


Nouvelle adresse, nouveau look, nouveau positionnement: c’est après de nombreuses heures de travail que j’ai la fierté de vous présenter mon blogue rénové.

Un blogue mesuré au millimètre !Precision work!

Il était temps de mettre au placard mon vieux design austère, et mon vieil URL que personne n’a jamais mémorisé.

VuLuSu.ca est mort, bon débarras! Il est fini le temps des pseudos excentriques. Et que dire des .CA, .BIZ, .TV? Non, vraiment, ya rien comme un bon vieux point com. Alors voilà, paf! NicolasRitoux.com! Plus direct que ça tu meurs!

Ensuite, le look. C’tu assez beau! Je vous le dis tout de suite, c’est pas moi. C’est le génie Daniel Mireault qui me l’a fait, pendant qu’on vivait à Chiang Mai ensemble. Parce qu’il est ben fin. And now I’m his bitch forever.

Il est beau mon code, il est beau !

À partir du Photoshop de Daniel, j’ai fait l’intégration WordPress de A à Z, tout seul comme un grand, à partir d’une page blanche. Il y a eu des arrachages de cheveux au programme… J’ai encore peaufiné ma connaissance du PHP/CSS, qui plafonne néanmoins au niveau hobbyiste.

La majeure partie du travail a été faite en isolation, à Bangkok avant mon départ pour les Olympiques, ce qui m’a évité d’aller réveiller les dieux de l’intégration, et de devenir la bitch d’Antoine en plus de Daniel! Cela dit, Antoine m’a donné de très précieux conseils de dernière minute sans lesquels mes plans n’auraient pas abouti.

Pour donner une saveur photographique à mon blogue, j’ai utilisé les excellents plugins WP-prettyphoto (conçu au Québec par Pierre-Luc Petitclerc) ainsi que NextGen Gallery (pour mon portfolio à droite).

Il faudra désormais m’écrire à nicolas [à] ritoux [point] com. Vous pouvez le noter, mais VuLuSu.ca sera mis en redirection pour les 24 prochains mois, alors vos logiciels de courriel devraient s’adapter tout seuls au fil du temps.


25 décembre 2009
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Panda Channel: All Panda, All the Time!


Here’s my Christmas gift for all animal lovers who cannot access Thailand’s True digital TV service. Panda Channel: all Panda, all the time!

From live coverage of caged pandas doing panda stuff, to insightful interviews with panda professionals who observe and report panda activity, Hong-Kong-based Panda Channel has everything panda for all your panda needs.

What’s most surprising is not that someone, somewhere, greenlighted the idea of devoting a whole channel to pandas. What’s really surprising is that pandas were chosen first in the development of the animal obsession market, while no channels have yet been created for even more popular animals, such as Poney TV, Dog TV or Cat TV. Personally I would definitely subscribe to the latter.

Here are some samples of Panda Channel for all you panda fans who crave panda for Christmas.


25 septembre 2009
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Lettre à Isabelle


Isa,

C’est la deuxième lettre publique que je t’écris et je sais que tu ne la liras pas non plus. Tu as toujours fermé les yeux sur les écrits qui risquaient de te faire du mal, pour te protéger des autres et peut-être bien de toi-même.

Hier, tu as fermé les yeux pour de bon.

Je suis en colère contre toi, contre nous tous aussi, parce que tu nous avais tous prévenus depuis longtemps. On savait tous que ça allait se passer. C’était écrit dans le ciel, dans tes livres, dans tes lettres, dans ton dossier médical.

Quand mes collègues de Radio-Canada et La Presse m’ont téléphoné à 10h30 hier soir, je savais très bien de quoi il s’agissait avant même de décrocher.

Je me suis aussitôt rendu à l’entrée de ton immeuble, chère voisine si peu souvent croisée, mais tu n’étais plus là. Tu n’étais plus là depuis longtemps.

On ne s’est pas parlés depuis si longtemps, tout ça me semble si loin dans le passé, la gang du Bily Kun et Mister Bad, JF, mon appart sur Rachel et le tien sur Sherbrooke entre des pierres noires…

La dernière fois je t’avais dit de ne plus me parler pour te protéger, car on me l’avait formellement ordonné pour éviter que tu poursuives tes tentatives. Je ne m’étais jamais rendu compte de rien, et soudain ça me semblait évident. Je n’ai jamais compris pourquoi je t’avais fait cet effet-là. Et je ne pouvais rien y faire.

Déjà dans tes années de queues, comme tu dirais, tu te détruisais un peu plus chaque jour. Sexe mondain, drogue mondaine, boisson mondaine, tous paravents pour tuer l’angoisse du monde en attendant qu’elle te rende la pareille, inexorablement. Même tes plus chères amies n’ont pu la retenir, pourtant si généreuses et protectrices et solidaires et aimantes. Tout cela était prévu, écrit, annoncé, il ne manquait que la date. Et je n’ai rien pu y faire, je n’étais plus dans le portrait de toutes manières depuis bien longtemps.

Toi, tu n’as jamais vu les choses comme nous. Toutes les choses qui nous paraissaient si simples te rentraient dedans cruellement. Que puis-je faire? Qu’aurais-je pu faire? Impuissance de merde.

Je pense à tes parents qui doivent vraiment être désespérés, et à ton chum que je ne connais pas mais qui a eu le malheur de vivre une expérience que j’ai failli vivre dix fois, à Heidebicque et Bazou, et à tes amies qui te serraient si fort contre elles, mais qui n’ont pu t’empêcher de glisser.

Je suis en colère et en peine. Tout ça est si loin dans le passé, et à la fois si proche soudainement.

Je te souhaite d’être enfin heureuse.

Je t’embrasse pour toujours.

-Nico


22 août 2009
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Microsoft est un chien, Apple est un chat


Quand je m’intéresse à lui, Microsoft s’excite le pompon jusqu’à l’apoplexie. Si je suis visiblement occupé à taper un texte compliqué, Microsoft m’interrompt par une question absolument inutile ; aussi longtemps que je n’aurai pas répondu, il répète bêtement sa question, obsédé par des soucis superflus concernant mes sauvegardes, mon antivirus, mes cookies ou toute autre fonction qu’il ne peut mener à bien sans mon assistance immédiate.

Windows incarnéMicrosoft m’interrompt par des caprices puérils, simplement pour se se rappeler à mon existence, avec des remarques dont je me fous complètement. «Le vérificateur d’orthographe ne peut poursuivre la correction. OK / Annuler.» Je ne peux plus rien taper, plus rien faire tant que je n’ai pas répondu à cette urgence internationale. Ou encore pendant que s’affiche le fucking «Saving Autorecovery File» qui prend toute la place en battant la queue dans tous les sens. Laisse-moi tranquille bordel !

Énigmatique OS X Apple, lui, me fout la paix. Tant que je ne lui demande rien, il effectue toutes ses tâches paisiblement. Il ne m’interrompt jamais par un message stupide. Il présume toujours que je suis occupé et laisse toute la priorité à mon travail (ou mon divertissement, ou ma navigation, ou whatever). Il siège paisible, fidèle à son poste, dans sa plus belle pose, sans perdre de vue le moindre de mes mouvements.

Contrairement à Microsoft qui accumule la saleté et les cochonneries si j’oublie de le nettoyer, Apple se lave tout seul comme un grand, et évacue tout son caca en silence, proprement.

Apple est beau et fier et gracieux, énigmatique même. Il se révèle progressivement à moi, sans jamais m’agiter sous les yeux tout ce qu’il sait faire. Quant Microsoft arrive, il saute dans tous les sens pour me montrer ses tours et son amour trop lourd, en se cassant la gueule une fois sur deux dans son enthousiasme gonflé à bloc.

Quand un nouveau venu entre dans la maison, Microsoft aboie. Il n’aime pas les intrus qui lui volent mon attention. Apple, lui, s’en fout complètement, convaincu qu’il est de sa supériorité.

Je continue ou je m’arrête ici ?


26 mai 2009
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iPhone Reportage: à chaque twitteux ses tweets


Kudos à mes amis Martin Dufort et Frédéric Brunel qui viennent de lancer l’application Reportage pour iPhone.

La plupart des clients Twitter existants (Twitterrific, Tweetdeck, Twhirl, etc.) classent les tweets par ordre chronologique, sans égard à leurs auteurs. Si on quitte l’écran une demi-journée, on manque les statuts importants des amis qui comptent vraiment. (bien sûr, on pourrait s’abonner uniquement aux amis qui comptent vraiment, mais c’est pas comme ça que fonctionnent les réseaux sociaux…).

Reportage résout ce problème en classant les tweets par «twitteux» plutôt que par ordre chronologique. Tous nos petits amis affichent leurs jolis minois côte-à-côte, accompagnés du nombre de statuts non lus. Simplissime, mais il fallait y penser !

Reportage est disponible dans le AppStore de iTunes pour 2,99 $.

Reportage screenshots

Maintenant, j’ai hâte de voir le même principe adapté en version Desktop. Fred m’a parlé d’une interface latérale dans le style du Dock d’OSX, qui afficherait les visages de nos petits amis avec leur «status count». Excellent! Au travail les gars!


19 mai 2009
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Ma bataille dans le métro


C’est quand on s’y attend le moins que ça arrive… Voici le contenu du courriel que je viens d’envoyer à la STM dans son formulaire de plainte (nouvellement relooké, apparemment).

La nouvelle signature de la STM ?

Lieu de l’événement : station Lionel-Groulx, direction Montmorency
Date : aujourd’hui, 23h00

Un sans-abri visiblement éméché a commencé à houspiller sans raison une passagère qui attendait calmement plus loin sur le quai, en la poussant à répétition. Je suis allé lui dire d’arrêter et de partir. Visiblement à la recherche d’un adversaire pour passer une quelconque colère, l’homme s’en est immédiatement pris à moi en me donnant des coups de poings à intervalles réguliers, entre deux titubements. Je n’ai pas répondu, ayant sur moi du matériel photo coûteux et ne souhaitant pas encourager la bataille.

Trois autres passagers nous regardaient fixement sans rien faire à moins de 10 mètres alors qu’ils avaient tout vu. J’ai fini par leur dire de venir m’aider, ils n’ont toujours pas bougé mais mon haussement de ton à fait partir le sans-abri.

Durant les cinq minutes qu’a duré ce cirque, j’attendais naïvement que la STM intervienne d’une façon ou d’une autre… à défaut de compter sur les autres passagers. Mais non, rien… Une chance qu’il n’avait pas de couteau, sinon j’aurais saigné longtemps.

Merci encore aux trois gars qui me regardaient comme des poissons échoués sur la plage, pauvres nuls. Vous auriez pu juste vous rapprocher de la scène, ce pauvre type serait parti tout de suite. Rien à craindre, il était pas ben fort. Ça m’a traversé l’esprit de lui rendre ses coups mais je portais un appareil photo coûteux en bandoulière et au fond de mon esprit, j’avais peur de me salir… Pourquoi ces choses-là n’arrivent pas quand on est habillé en suit de boxe?

Ça faisait au moins 15 ans que je m’étais pas pris des coups de poing dans la gueule. Finalement, ça fait pas vraiment mal. C’est juste extrêmement surprenant quand ça cogne. Ça sort vraiment de nulle part. Et plus le temps passe, plus je me dis que je n’aurais pas davantage vu l’attaque arriver avec un beau gros couteau.

La passagère en question va très bien, elle m’a remercié et nous avons passé le reste du voyage à nous ignorer avec nos iPods. Moi c’était Metallica à fond, faut que je me calme les nerfs.

Crisse, j’aurais vraiment dû prendre une photo vu que j’avais mon appareil. Le pauvre gars en train de se ruer sur moi en grand angle 17mm, ça aurait été du plus bel effet. Dommage que je n’aie pas plus le réflexe du photographe quand il le faut.


24 avril 2009
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I Mean Business


Il y a trois mois, j’ai décidé que ma carrière s’orienterait désormais à 75% dans la rédaction commerciale et la consultation des entreprises dans le domaine du Web.

Le journalisme ne prendra plus que 25%. Débarrassé de l’impératif de quantité, mon journalisme se concentre désormais sur la qualité et le plaisir. Et ce nouveau mélange entre deux carrières me fait le plus grand bien, à TOUS les niveaux. J’étais dû.

Pour illustrer mon point, j’ai décidé que je devenais un gars à veston.

Moi en veston.


23 avril 2009
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Mon année sans hockey


VICTORY IS MINE! Les séries sont déjà terminées, et je peux enfin baisser ma vigilance après une saison entière passée à éviter le moindre signe de hockey.

club_de_hockey_canadien_designDepuis l’automne, j’ai évité scrupuleusement la moindre allusion patineuse dans les journaux, la télé, la rue, partout. J’ai jeté chaque matin d’un geste dédaigneux le cahier Sport de La Presse dans mon bac à recyclage, le regard détourné pour en éviter les couleurs criardes. J’ai fait un pas de côté chaque fois qu’un ami tentait de m’embarquer dans une discussion sur le Canadien, ce qui semble naturel à tous les fous.

Je ne sais plus trop pourquoi je m’étais lancé dans ce jeûne Canadien, mais ça ne m’a apporté que du bonheur. S’intéresser au hockey, surtout avec les Canadiens, c’est aussi constructif que de s’intéresser à la loterie ou à une histoire d’amour perdue d’avance.

Pour être honnête je ne me suis jamais vraiment intéressé aux sports d’équipes. Tout petit j’étais déjà le seul de l’école à éviter soigneusement les éternelles parties de soccer, en allant jouer au vaisseau spatial sur un perron au fond de la cour (en fait il y avait un autre gars avec moi, Ariel, et son ascèse lui a fait du bien puisqu’aux dernières nouvelles il est devenu percussioniste professionnel tandis que ces gars-là, je ne sais pas trop, mais ça avait pas l’air bien parti, faut dire que c’était pas les jeunes les plus favorisés de la ville).

Aux sports d’équipe j’ai ajouté la haine profonde du tennis. Depuis des vacances passées en famille pendant les Jeux de Pékin, où tous n’en avaient que pour le tennis plutôt que les sports intéressants. En fait de vacances au soleil, j’ai vécu Guantatennis.

Avec le Canadien, ça n’a pas été facile. À mesure que la saison progressait l’évitement devenait plus difficile :

  1. L’intérêt pour le Canadien était mystérieusement puissant cette année, si j’ai bien compris à cause d’une excellente configuration d’équipe très prometteuse. Il y en a encore qui y croient.
  2. Les médias qui en avaient marre de parler de la crise essayaient de trouver un peu de joie en exploitant à fond ce filon pour débusquer partout « la fièvre du hockey », une sorte de deus ex machina des journalistes sportifs qui leur sert d’excuse pour sortir de leur section réservée.
  3. En janvier le Journal de Montréal est tombé en lock-out/grève, et La Presse s’est empressée de mettre chaque jour du hockey en Une, ce qu’elle ne faisait jamais auparavant. Dans une ancienne vie de vendeur d’abonnements à La Presse, j’ai appris que le facteur de choix numéro 1 pour le Journal de Montréal a toujours été sa couverture sportive, supposément supérieure. Comme elle est devenue poche à défaut de gens pour l’écrire, La Presse s’est jetée dans la brèche, ce qui a rendu plus difficile encore mon tri visuel du matin.
  4. L’arrivée des séries a compliqué les choses la semaine dernière. Les séries, pour quelqu’un qui cherche à éviter le hockey, c’est comme le Boss de niveau dans un jeu vidéo : c’est le plus difficile à combattre mais c’est le dernier avant la victoire.
  5. Finalement les Canadiens ont brisé le coeur de leurs partisans comme toujours, mais encore plus tôt que prévu. Décidément c’était pas la peine de nous raconter tant d’histoires cet hiver.

Peut-être que je suis trop goal-oriented, mais ça sert à quoi d’embarquer tant que ça dans le hockey si c’est pour ne jamais gagner en bout de ligne ?

Oui, je connais la réponse. Le hockey est un refuge spirituel. Un rituel collectif. Une célébration identitaire du Québec – sous l’égide d’une marque de commerce de propriété américaine.

Moi je vois surtout dans le hockey (ou le soccer en France) un des pièges que la vie nous tend pour nous amadouer, nous soumettre, nous lier ensemble dans les ténèbres. Le hockey est pour moi comme l’auto, comme le bungalow: c’est une arme de sédentarisation massive.

« Parce que moi je rêve, moi je ne le suis pas. » (Léolo)


20 février 2009
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Nids de Français


C’est encore arrivé l’autre soir. Je suis dans un party. La porte sonne. Trois Français débarquent. Ça sonne encore. Quatre autres Français. Ding-dong! Cinq de plus. Et ainsi de suite. Pas un indigène en vue. On serait dans un bar de Ménilmontant que ça changerait rien.

Un Français heureux au Québec.En général, j’évite ces situations que j’appelle des « nids de Français ». Ils ruinent ma conception personnelle de l’immigration. Je ne leur en veux pas, mais ils me dépriment.

Depuis quelques mois, ça devient plus difficile de les éviter.

Il semble que les Français « ghettoïsés » se sont multipliés ces dernières années. Leur ghetto s’étend dangereusement dans les milieux que je fréquente, qui étaient sensiblement French-free auparavant.

Je crois que c’est en raison du permis vacances-travail (PVT), ce visa spécial qui permet aux Français de venir tester la vie à Montréal sans investissement important. Dans mon temps, les enfants, c’était à la dure ! Aujourd’hui, on peut devenir facilement une sorte de « touriste-citoyen » pour une période de quelques mois à plusieurs années.

C’est très bien pour eux, mais d’après moi le contre-coup du « PVT » est qu’il supprime le critère de motivation du processus d’immigration. Pas besoin de vraiment vouloir, de vraiment désirer la vie à Montréal : on essaie un moment, ça coûte rien. Ça ou un autre pays, bof, on vient ici par hasard, du moment qu’on peut se barrer de la France.

Le risque, c’est de devenir un touriste à long terme sans jamais vraiment apprécier ce qui fait la beauté de la citoyenneté montréalaise. On arrive dans une gang de Français déjà installés, on se tient entre Français dans des ghettos de Français. On parle des Québécois à la troisième personne. On échange des expressions comme « ça me fait kiffer » ou « Sarko est un facho », en lisant Libération et en écoutant les Guignols sur le Web.

J’ai beau me dire que c’est leur droit, que les autres font comme ils veulent, je dois avouer que ça me décourage. Quel gâchis d’opportunités manquées, de nouvelles vies ratées ! Ne me dites quand même pas que vous êtes encore attachés à la France ? Franchement, il n’y a pas de quoi. C’est fini, la France. Depuis 60 ans que c’est fini. Ou même depuis le Second Empire. Alors si vous voyez du pays, profitez-en pour oublier un peu le vôtre…


26 janvier 2009
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Mon non-voyage en Thaïlande


J’ai beaucoup apprécié mon non-voyage en Thaïlande. Pendant quelques semaines, j’étais tout excité, heureux comme un pape. Bangkok, te rends-tu compte? Le bout du monde ! Et soudain j’avais des tas d’amis prêts à partager leur expérience, me régalant d’anecdotes et de bons conseils, plein de douces anticipations tropicales…

Et pouf, c’est parti comme c’était venu.

J’ai appelé mon Allemand qui devait louer mon loft, j’ai annulé mon billet d’avion à 2000$, et je suis resté à Montréal pour endurer l’hiver avec courage.

Oh, des raisons objectives il y en a : travail, argent, opportunités possibles… Mais pas plus que de raisons de partir, très franchement.

On dirait que j’ai simplement vécu mon trip thaïlandais à même son anticipation. Curieuse psychologie.

Mais faudra quand même que j’y aille. Alors décembre-janvier, disons. Quand c’est creux à nouveau. Quand les mêmes états dépressifs hivernaux qui m’avaient poussé à acheter mon billet d’un coup de tête reviendront fidèles au calendrier, comme chaque année, dans cette période où rien ne semble bouger et tout le monde semble très occupé sauf moi.

Bref, je ne pars plus pour le moment, mais ça va mieux par ailleurs, tout bien pesé.

Au pire je me ferai un petit trip au Texas à South by Southwest au mois de mars, pour la troisième année consécutive… Ça me fera ma dose de soleil luminothérapeutique.