10 janvier 2009
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Fuite en avant


n672116329_1716629_5208Quand ça va mal, que tout a été tenté en vain, et que rien ne présage une amélioration, mieux vaut prendre ses jambes à son cou et partir.

Partir, c’est ma vie. Voilà bientôt 11 ans, je suis parti au Canada pour de bon, abandonnant tout derrière moi, faisant peu à peu de Montréal le centre de ma vie, la norme de mes repères. Il est temps de m’imposer un nouvel électrochoc.

À 20 ans, le Québec était un choc majeur. Devenu un homme adulte et endurci, j’ai besoin d’un choc plus grand encore. À l’autre bout de la planète, à l’autre bout du spectre anthropologique, là où d’autres peuples font tout différemment et ne font rien comme nous.

J’avais pensé à l’Iran, histoire d’en profiter pour gagner ma vie de journaliste dans un endroit qui fait les manchettes. Mais je ne suis pas sûr que j’ai les nerfs pour ça. Et j’ai eu beau chercher un prof de perse à Montréal, on dirait que ça ne court pas les rues. La Chine aussi serait un bon endroit, surtout que ce sont eux les vrais maîtres du monde maintenant, mais justement, ils sont devenus un peu trop chers pour mon budget.

Restent l’Afrique équatoriale, et l’Asie du Sud-Est. Mon coeur balance. Idéalement, un endroit où je serais confronté aux plus grands dépaysements tout en minimisant mes chances de me prendre une bastos dans la caboche ou de me faire voler mon appareil-photo.

n672116329_1716624_3693En effet, mon but est aussi de prendre un maximum de photos, les plus impossibles possibles. J’ai découvert une nouvelle passion pour la photo documentaire à La Havane, cet automne (voir mon billet précédent). Mon appareil en main, je me transformais en un animal social insoupçonné, me forçant à aller vers les gens.

La photo offre une double satisfaction : celle de créer des images intrigantes, et celle d’apprendre à connaitre des gens à qui on n’aurait pas adressé la parole sans le charmant prétexte de les prendre en photo.

La photo comme regard, la photo comme rencontre.

Quand l’appareil photo devient un outil de communication, le message devient le médium. L’image obtenue n’est qu’une excuse, un reste d’un moment vécu. Tout l’art du photographe consiste ensuite à offrir des photos qui rendent compte dudit moment en donnant le sentiment à celui qui les regarde d’avoir lui-même vécu cette rencontre. Ce qui est loin d’être évident.

Ce n’est pas à Montréal que je peux prolonger cette expérimentation. Je suis trop chez moi, trop confortable. Je dois donc partir.

Si la situation ne s’améliore pas d’ici 3 semaines, je me barre.


25 juillet 2008
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New Montreal Apple Store: first to buy, first to fall


For months they had us waiting, covering their allegedly innovative architecture with large opaque wood panels. Last night, the panels went down. Today at 5PM, the doors officially opened. I was given a preview tour for members of the press an hour earlier, at 4PM.

The wait was worth it.

The new Montreal Downtown Apple Store, located right in the action on 1321 rue Sainte-Catherine Ouest, is just plain beautiful. Nothing to do with the first Montreal-area Apple Store, a simple walk-in in a surburbian mall, opened two years ago. This time, it’s a real Apple Store.

My pictures speak for themselves.

However, these pictures can’t show some of the details that struck me the most during my visit. I’m speaking of textures.

From the soft wooden tables to the soft, MacBook Pro-like brushed metal on the walls, to the unique mix of soft and rugged glass on every step of the staircase, textures play a huge role in the shopping atmosphere of this new Apple Store.

First to buy, first to get a refund!

I thought it would be fun to make the first historic buy at the new Montreal Apple Store. Since I badly needed a new headset for my 1.0 iPhone, I asked for a nice headset capable of delivering nice bass while not being too big. I specifically said it was for my iPhone, which implied I needed a headset with an integrated microphone. But the employee who served me was doing her first sale as well, so she didn’t grasp this detail. She sold me a pair of nice Shure headphones, which I bought with much excitement as the first customer ever in this new store. 2 minutes later, I asked for a refund an exchange for another model with an integrated microphone…

At some point, I could feel my hand trembling while I was giving out my credit card. And I felt very stupid.

I knew I was giving in to the stupidest level of fandom. Fandom for a computer manufacturer. Fandom for a trademark. I mean, I worked a long time in advertising and brand awareness, I wrote a whole master’s thesis on deconstructing that bullshit, and still… Still, I fell for the excitement of being the first to buy a product at the new Montreal Apple Store. And I’m still excited. Even after writing this. I can’t help it, this is my true feeling.

I know it’s stupid, and still I’m stupidly proud of it. Proud of giving my money to a salesperson in exchange for a product. A transaction I do every day, that everybody on the planet has been doing every day for the past three thousand years at least. But this transaction on this day somehow felt special, different, and meaningful.

That, my friends, is the smartest form of marketing. Outsmarting the outsmarters. And Apple will always be smarter than most of you in the game of seduction, whatever your level of marketing awareness, disbelief, reason and/or cynism.

One thing they have going for them is that they do deliver. The store is REALLY beautiful. They could have built it with half the budget, half the efforts, half the details. But they went all the way, like in everything they do. All companies should do this, but Apple reminds us it’s actually a rare quality.


13 juillet 2008
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BDRchats, les LOLcats en français


OH HAI!!!1!

J’aime tellement les LOLcats que j’ai lancé un Wiki pour les LOLcats en français, baptisés à l’improviste BDRchats (pour beaucoup-de-rires chats).

Le site est hébergé sur PbWiki. C’est pas l’idéal, ça manque de personnalisation, mais c’est gratuit et ça évite de s’emmerder avec une installation de MediaWiki sur mon propre serveur, sans compter les frais de bande passante afférents. Si ça pogne vraiment, alors je le déménagerai ailleurs.

Pour le moment, je vous invite à contribuer en ajoutant vos propres BDRchats sur ce Wiki !

Bien sûr, tout le défi consiste à trouver une grammaire et une typographie aussi hilarantes que celles des LOLcats en anglais. À vos ordis ! Faites connaître vos chats au monde entier dans leur langue maternelle !

Vous voulez me faire plaisir ? Votez pour cette nouvelle dans DIGG !


10 juillet 2008
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Apple : la personnalité par la neutralité


J’adore le comédien engagé par Apple pour la présentation vidéo du iPhone 3G.

Cet homme réunit tous les éléments parfaits pour le rôle qu’il joue. En effet, ce qu’on lui demande avant tout c’est d’être digne de confiance. Il y parvient admirablement grâce à son niveau inégalé de neutralité. En d’autres termes, c’est le gars le moins menaçant ou suspicieux qu’on puisse imaginer, en tout cas dans le registre des gars qui ont l’air de savoir de quoi ils parlent.

Il n’est ni jeune, ni vieux. Ni petit, ni grand. Ni beau, ni laid. Physiquement, c’est l’homme lambda par excellence. Si neutre qu’on finit par ne rien remarquer à son sujet… laissant le champ libre pour nous concentrer sur ce qu’il raconte.

Psychologiquement, notre homme (dont on tait le nom) est tout aussi magnifiquement neutre. Il n’est ni imposant, ni effacé. Ni assertif, ni passif. Ni rapide, ni lent. Ni heureux, ni malheureux. Ni excité, ni blasé. C’est l’attitude zéro : aucun heurt irrationnel ne vient tempérer son discours. Un talent que nous aimerions tous avoir dans certaines circonstances… D’ailleurs, peut-être que ce comédien est un gros énervé dans la vie de tous les jours, on ne sait pas. Peut-être que c’est un rôle de composition.

Même ses goûts en musique, en cinéma ou en amitié sont d’une sidérante neutralité. La musique qu’il écoute est cool et edgy, mais agréable à toutes les oreilles, comme par exemple Jack Johnson. Côté cinéma, il regarde March of the Penguins, plus démocratique que ça tu meurs. Et ça continue comme ça : ses photos, ses rendez-vous, ses restaurants favoris, tout est choisi selon la même logique. Tout le contenu de son iPhone est démocratique, familier à chacun d’entre nous, et en même temps rien n’est quétaine. Neutralité encore.

Ses contacts sont du même tabac : des noms ni trop génériques, ni trop originaux. Des noms qui suggèrent une certaine diversité culturelle, mais sans être des stéréotypes. Si on se fie à leurs noms, une part de doute demeure sur la religion ou la couleur de la peau de certains d’entre eux, mais aucun n’évoque une appartenance culturelle irréfutable. On devine qu’ils sont diversifiés, mais on ne saurait pas dire qui est qui. Il y en a pour tout le monde, en toute subtilité.

Tout au long de sa présentation, aucune émotion ne vient déranger le contenu. En même temps, on ne peut pas dire qu’il n’y a aucune émotion. On reste bien en équilibre sur une parfaite médiane d’émotion. On ne peut pas dire qu’on s’emmerde ; on ne peut pas dire non plus qu’on se fend la gueule. On n’est pas dans le registre de l’information pure, du mode d’emploi austère. Mais on n’est pas plus dans le discours de vente traditionnel.

Bien sûr qu’il s’agit d’une séduction. Bien sûr que ce vidéo sert à vendre des iPhones 3G. Pourtant, on ne ressent aucune des sensations désagréables habituellement liées à un discours promotionnel. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une séduction extrêmement bien dosée, et respectueuse de son destinataire. Adapté au monde de la séduction entre hommes et femmes, ça donnerait de très bons résultats. Ben oui, c’est ça qu’on aime : être dragué sans avoir l’impression d’être dragué.

Finalement, mon analyse : cette vidéo fonctionne par comparaison. En effet, elle serait inopérante si elle ne s’inscrivait pas dans le contexte général du marketing des technologies. Grâce à nos expériences passées avec les vendeurs et démonstrateurs de gadgets technologiques, on sait qu’on a affaire à quelque chose de spécial. Oui, cet acteur est neutre à mourir ; mais en comparaison avec ce qu’on entend d’habitude, c’est justement sa neutralité qui lui donne de la personnalité.

On touche là au firmament de la personnalité marketing d’Apple. Beaucoup de marques cherchent à se donner ce genre d’image (edgy mais familier, flyé mais traditionnel, etc.). On entend ce genre de contradiction tous les jours dans les agences de publicité. Mais peu d’annonceurs sont capables d’aller jusqu’au bout de cette idée, et d’atteindre l’équilibre parfait : avoir de la personnalité sans en avoir.

J’ai beau décortiquer ce vidéo avec toute la perspective critique dont je suis capable, rien à faire : je continue à être séduit. C’est pas juste que le iPhone est cool… Je crois vraiment que ça me séduirait autant si on me vendait du savon avec la même attitude.

La seule chose qui m’inquiète dans ce vidéo, c’est que notre homme paraît coincé dans le continuum spatio-temporel. Tout au long de la démonstration (une bonne quinzaine de minutes), son iPhone affiche obstinément 9:42 AM.

En fait, toutes les photos promotionnelles de la gamme iPod affichent 9:42 AM – comme par exemple les photos du iPod Touch.

Je comprends qu’on a voulu chercher la « neutralité cool » comme pour le reste, mais en quoi 9:42 AM est une heure plus efficace qu’une autre pour véhiculer ce message ? Est-ce que 10:42 aurait fait trop retardataire loser ? Est-ce que 8:42 aurait fait trop esclave du bureau (i.e., usager de Windows) ? Difficile à dire. Mais au plus profond de moi, je sais que 9:42 AM est juste l’heure parfaite. It just sounds like the right time.

MISE À JOUR 12/7 : Mon bon ami David me signale la version québécoise de ce vidéo. Elle est encore plus weird!!!! Le gars a carrément l’air d’un raëlien brainwashé ou quelque chose du genre…


2 juillet 2008
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Synthèse du 15e Vendredi du Vin


Voici ma synthèse tant attendue du dernier Vendredi du Vin, dont j’ai obtenu la présidence tournante pour la 15ème édition, vendredi 27 juin. Mon thème : « Nul n’est Champagne en son pays ». Il s’agissait de dénicher de bons mousseux qui offrent une bonne alternative au Champagne.

Pour ne pas faire de jaloux, on va y aller par ordre géographique et horogiratoire (Ouest-Nord-Est-Sud). Ne cherchez pas horogiratoire dans votre dictionnaire, ça y est pas. Si vous connaissez un meilleur équivalent du merveilleux adjectif anglais « clockwise » (et son ennemi juré « counter-clockwise »), dites-le moi.

1) Les mousses du Pacifique

Deux contributions ont mis les mousseux californiens à l’honneur:

D’abord, il y avait mon Mumm Napa Brut Prestige. Vous n’avez qu’à lire mon billet précédent, ci-dessous.

Ensuite, il y avait Dr. Debs, qui nous a fait découvrir le NV Roederer Estate Brut : « un vin que les Américains décrivent souvent comme le plus «français» de leurs mousseux. Il est pâle avec beaucoup de mousse et de petites bulles. Arômes de brioche et de citron. Saveurs de pommes, pain grillé, et de noix. Il s’agit en général d’un excellent vin pour le prix, à environ 20 $. » Je me suis permis de corriger un peu son texte ici, mais il elle me pardonnera sûrement. Voyez-vous, Dr. Debs nous a fait l’honneur de poster son billet en français alors qu’il elle est anglophone. Un beau geste, non ?

2) La fraîcheur du Niagara

Lisa Roskam, co-fondatrice des Vendredis du Vin et de Vinorati, nous a présenté un mousseux de l’Ontario, le Catharine Brut de chez Henry of Pelhalm. Mélange de Pinot Noir et de Chardonnay (climat froid oblige), ce mousseux a « agréablement surpris » Lisa, qui parle d’un nez « sec-minéral et citron vert », et de saveurs « d’agrumes, de citron, avec une finale nette et des bulles peu agressives. » Il s’agit d’un assemblage de cépages typique de la Champagne, avec une seconde fermentation en bouteille et un vieillissement en cave de deux ans, selon la méthode consacrée dite « champenoise ».

3) Ça pétille à l’Est

Petit détour en Allemagne pour Lisson, qui ne nous offre pas une dégustation à proprement parler mais une belle présentation détaillée du Sekt, un mousseux très populaire dans ce pays. C’est elle qui tombe le mieux dans le sujet puisque le Sekt a longtemps été vendu comme un Champagne hors de la Champagne, avec des noms « empruntés » comme « Monopol », « Crémant Rosé », « Lemartin Frères », etc. L’un des producteurs de Sekt, Kloss & Foerster, a d’ailleurs perdu un procès intenté par la maison Heidsieck de Reims en 1894. La présentation de Lisson est passionnante, à lire absolument.

On débarque en France du côté du Jura, avec Olif qui nous présente un vin pétillant de la région de Pupillin fait à base de Poulsard, un cépage plutôt rare. « Un vin résolument jouissif, sec, bourré de fruit, frais et gourmand, à la bulle exubérante dès l’ouverture. Vin de plaisir immédiat, parfait à boire, il ne passera certainement pas l’été mais il ne serait pas correct d’en gaspiller une bouteille pour arroser le public lors d’une victoire de Grand Prix »… contrairement à certains Champagnes, indique Olif avec un clin d’oeil.

Quant à Julie, elle nous transporte un brin plus au Sud, avec un mousseux du domaine Lingot-Martin, en Savoie. « Presque un Champagne rosé », nous promet-elle. « La couleur est superbe, un rosé qui tire sur le corail, vif, presque rose fraise. Il est assez sucré, un peu acidulé, frais, extrêmement fruité. Absolument délicieux pour un apéritif ou sur une tarte à la rhubarbe, quoi qu’il en soit. Un très bon choix, et un excellent rapport qualité-prix. » Tiens, ça me fait penser que je n’ai pas mangé de tarte à la rhubarbe depuis… jamais ?

J’ajoute ici la contribution d’Aude, bien qu’elle ne précise pas l’origine exacte de son mousseux. Il s’agit d’un vin qui trainait dans son frigo alors qu’il était trop tard pour aller s’acheter un Crémant de Limoux. Un vin mousseux de Dumont, qui indique sur son étiquette un « caractère propre ». En fait de caractère, il n’en avait pas du tout, selon Aude qui a trouvé son expérience « médiocre ». Tu sais Aude, beaucoup de participants ont attendu le lendemain pour poster leur dégustation… Tu aurais pu attendre la réouverture des magasins plutôt que de vivre cette douloureuse expérience. On t’aurait pardonnée. J’apprends d’ailleurs dans ce forum que le Dumont en question vaut 0,95 euros. Même s’il n’est pas très bon, c’est le genre de prix qui fait saliver n’importe quel Québécois… (j’ai d’ailleurs hâte à mon prochain voyage en France au mois d’août pour me payer leurs vins « hors de prix » à 20 ou 30 euros…).

3bis) Au pays du mousseux levant

On s’enfonce beaucoup plus loin à l’Est, avec Hub qui nous présente non pas un vin, mais un manga consacré au vin, venu tout droit du Japon. Hub, ta demande de pardon pour avoir « tordu » les règles du VdV est accordée. C’est une contribution très originale, et bien documentée ! « Sommelier » est une BD en six volumes (jusqu’à maintenant) qui raconte la quête du jeune Joe Sataka pour retrouver le vin servi par sa mère dans son enfance. Un brin romantique, mais truffé d’informations sur la préparation et la dégustation du vin, ce manga aurait contribué à augmenter l’attrait du vin auprès du jeune public japonais.

4) Les bulles méridionales

On s’en va dans le Sud, d’abord à Gaillac avec Gildas, qui décrit un vin pétillant 2004 élaboré selon la méthode « gaillacoise » par le vigneron indépendant René Rieux. « Vous tombez immédiatement sous le charme de la pomme, et le la frangipane ! En bouche, ça gazouille dure et il y a une bonne dose se sucre résiduel. On retrouve toujours ces notes de pommes. » En résumé, un OVNI (objet vinicole non identifié), selon Gildas.

C’est finalement Clément qui a réalisé le souhait qu’Aude s’était prise trop tard pour exaucer, en dégustant un Crémant de Limoux, Domaines Les Hautes Terres, Cuvée Joséphine. « Minga èst Champagne dins lo seu païs”, déclare Clément dans sa plus belle langue d’Oc. Un vin d’une « belle complexité », avec des « notes fumées, des arômes de miel, de fruits secs, de fleurs blanches telles que l’aubébine ou la fleur de vigne (…) » J’arrête la citation ici parce que sa description est très longue… et réussit à nous faire saliver abondamment ! Surtout quand il mentionne par-dessus le marché son « bar en croûte de sel » et ses « St-Jacques à la crème sur une fondue de poireaux ». J’avoue qu’il est l’heure de souper et tout ça a ouvert mon appétit en grand.

On traverse la frontière espagnole, ou plutôt catalane avec Rémy, qui nous présente le Cava de Juvé y Camps, fait des cépages Parellada, Macabeu et Xarel-Lo (???). « Sous sa robe de paille claire, ce vin montre un nez assez complexe de noisette, de citron et de pâtisserie, cette dernière étant un élément classique des cavas. En bouche, l’attaque est rafraîchissante, avec des saveurs de citron et d’orange mélangés. » Encore un autre qui a eu bien du plaisir ce vendredi !

Le mot de la fin…

Sur ce, merci à tous pour votre participation. Ce fut une expérience très agréable de présider cette édition des Vendredis du Vin et je compte bien participer régulièrement dans les mois à venir !


27 juin 2008
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Vendredi du Vin: Le Mumm des Californiens


J’avais déjà ce vin en tête en lançant le thème de ce quinzième Vendredi du Vin, « Nul n’est Champagne en son pays« .

Chaque fois que je suis confronté à un besoin pétillant mais n’ai pas envie de dépenser 70$ pour un Champagne, je me paye le mousseux californien Mumm Napa.

Le Mumm Napa Brut Prestige (page SAQ) est un excellent produit alternatif au Champagne, vendu deux fois moins cher. Il se sert très frais, de préférence avant ou après le repas, ou avec des recettes de poisson pas trop assaisonnées.

Très bien structuré entre rondeur et acidité, il offre des arômes de pommes mûres et de vanille qui restent agréablement sur la langue dans un fini soyeux. La mousse est belle et douce. On sent bien les bases solides de la méthode champenoise, qui confère à ce vin un caractère traditionnel robuste.

Mumm Napa fait aussi un mousseux plus évolué, le DVX, mais je ne l’ai pas essayé car il est aussi cher qu’un Champagne. Leur Brut Prestige tient bien la route et suffit pour faire la job, surtout à moins de 30$.

Un mot sur ce producteur : Mumm Napa a été créé en 1976 par la maison de Champagne Mumm, dans l’appellation Rutherford de la Napa Valley. C’est vite devenu un nom reconnu dans le domaine des vins pétillants, notamment pour avoir importé avec succès la « méthode champenoise » en Californie. La production est entre de bonnes mains puisque l’actuel vigneron en chef, Ludovic Dervin, est un Français… de Champagne.

Avis aux participants de ce Vendredi du Vin:

Ce fut un plaisir d’organiser cette dégustation collective virtuelle (cependant avec un petit rush de dernière minute puisque je publie finalement ma contribution 30 minutes avant la deadline officielle !).

J’ai déjà reçu les liens de plusieurs participants, et je vais compiler tout ça la semaine prochaine sur ce blogue.

Merci à tous ceux qui ont accepté de participer à cette dégustation !


12 juin 2008
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Higher education according to Steve Jobs


According to Steve Jobs, this place is the archetypal image of higher education. It was used first for the ’84 Macintosh User’s Manual and then used again in Steve Jobs’ Monday WWDC 2008 keynote… Don’t know if these were shot on the same day but it’s definitely the same place. A mythical place that screams « You Are In A University! ».

1) 1984 Macintosh user’s manual:

2) 2008 WWDC keynote presentation:


8 juin 2008
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VdV 15 : Nul n’est champagne en son pays


J’ai été invité par Rémy Charest à lancer le thème du mois de juin pour les Vendredis du Vin, en ma qualité de co-fondateur de Vinismo, le guide des vins libre.

Ce cercle de blogueurs oenophiles organise une dégustation chaque dernier vendredi du mois. Il a été créé par Lisa Roskam et Laurent Baraou, fondateurs de Vinorati.

Puisque je baigne dans le Champagne depuis deux jours, j’ai pensé à lancer le thème suivant pour la dégustation du vendredi 27 juin :

Un Champagne qui ne vient pas de la Champagne.

Bien sûr, seuls les Champagnes ont officiellement le droit de porter ce nom. Mais l’idée est de présenter un vin pétillant hors-Champagne qui offre une excellente alternative au Champagne. Vous pouvez même sortir de la France avec par exemple un Cava espagnol, un Spumante italien, ou un mousseux de Californie ou d’Australie.

Règles de base :

  • Choisissez un vin qui correspond au thème ci-dessus.
  • Vos notes de dégustation doivent être mises en ligne sur votre blogue entre 00h01 et 23h59 le vendredi 27 juin (chacun suit son propre fuseau horaire, bien sûr).
  • N’hésitez pas à donner tous les détails de votre expérience de dégustation, avec mise en contexte, anecdotes entre amis, tout ce qui vous passe par la tête. Amusez-vous et lâchez-vous !!!
  • Envoyez-moi votre nom, le nom de votre blog et un permalien vers votre article avant minuit le vendredi 27 juin. Il suffit de cliquer sur le lien « commentaires » en haut de ce billet.
  • Optionnel : si vous avez le temps, ajoutez votre vin dans Vinorati ou Vinismo, ou les deux.

Bonne dégustation à tous !


30 mai 2008
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Vendredi du vin: le Sauternes errant


Photo de la bouteilleAprès les Wine Blogging Wednesdays, voici les Vendredis du Vin. Version francophone de cet excellent concept de « cercle de blogueurs » qui publient à l’unisson des dégustations thématiques.

En ma qualité de co-fondateur francophone de Vinismo je me devais de participer !

Lancé par Rémy Charest (qui possède manifestement le sens des titres), le thème de ce 14ème Vendredi du Vin est « Tu sors d’où, toi ? »

Il s’agissait de trouver un vin ou un producteur de type OVNI.

Mon premier choix, conseillé par un des meilleurs vendeurs de la SAQ que je connaisse (le brun à lunettes de Saint-Laurent coin Prince-Arthur en face de la banque TD), était un « excellent vin uruguayien créé par des Italiens et qui goûte comme un bon Cahors, pour seulement 11$. » Imaginez le succès que j’aurais eu avec cette trouvaille auprès de mes nouveaux amis des Vendredis du Vin. Avez-vous déjà bu un vin de l’Uruguay vous ? Pas moi.

Mais yen avait plus en stock…

J’ai donc choisi un Sauternes d’Australie, le Vat 5 Botrytis Semillon Deen de Bortoli 2005.

HEILLE ! Je vous entends maugréer. Bien sûr, un Sauternes d’Australie est aussi probable qu’une poule avec des dents à moins d’un bouleversement tectonique qui déplacerait le terroir de Sauternes sous de lointains auspices septentrionaux. D’accord il n’y a qu’à Sauternes qu’on produit du Sauternes, ne serait-ce que du point de vue légal de l’étiquetage.

Mais bon vous voyez ce que je veux dire : ce vin a été créé selon les mêmes procédés, avec le même cépage dominant (Sémillon) soumis à la même « pourriture noble » (Botrytis Cinerea).

Et ça marche ! Dès la première gorgée (après une mise au frais de 30 minutes), j’ai ressenti le même plaisir qu’à boire un bon Sauternes.


Mon verdict :

Bien sûr, ce n’est pas aussi subtil que les meilleurs Sauternes, pour des raisons évidentes (tradition, savoir-faire, climat, sols…). Mais c’est largement comparable au tout-venant du Sauternes.

Attention : il ne vient qu’en format de 375 mL. Mais c’est parfait comme ça. Les Sauternes, c’est délicieux mais ça écoeure vite.

L’attaque est douce avec un crescendo d’acidité qui plafonne juste au bon moment, avant le laisser place à une traînée d’abricot sur un lit de pêches biens mûres.

Je l’ai bu après un steak d’onglet fortement assaisonné d’ail et d’échalottes, et c’était une ÉNORME erreur. J’aurais dû le boire AVANT, en apéro. Mais au deuxième verre, il a pris toute la place et le souvenir de cette transition maladroite a disparu de mon palais. On peut dire que je suis rendu au dessert, alors ça fonctionne.

Cela dit, ne vous fiez pas trop à mon jugement.

En effet, je n’ai pas dégusté de Sauternes depuis 10 mois, puisque je ne m’en achète jamais en dehors de mes voyages en France (60$ la bouteille, non merci…). Il est donc possible que je sois dans un état de manque qui se satisfait de n’importe quelle copie approximative du Sauternes

Conclusion : si vous êtes en France, mieux vaut vous orienter vers un vrai Sauternes de 75 cL à 12 euros qu’à ce vin de 37,5 mL à 13,50 $. Il doit coûter aussi cher en France qu’au Canada, et je le suspecte même d’être plutôt introuvable en France.

C’est plutôt un remplacement du Sauternes destiné aux buveurs du Nouveau-Monde soucieux de leur budget. Mais c’est un excellent, pour ne pas dire parfait remplacement. Sans vouloir trahir ma nation, je dirais même que c’est un meilleur choix au moment du dessert qu’un vin de glace du Québec à 25$ ou plus. Moins cher, et avec des sucres plus discrets qui laissent la place aux arômes

J’ai créé une page détaillée sur ce vin dans Vinismo. Si vous le goûtez, n’hésitez pas à modifier la page en cliquant sur… « Modifier ».


Un mot sur le producteur :

De Bortoli est un des producteurs les plus intéressants de la Nouvelle-Galle du Sud. C’est la deuxième fois qu’il me surprend avec ses vins doux. La première fois c’était avec son Black Noble (non millésimé), qui pour sa part mimiquait le Porto, avec beaucoup de succès. J’ai eu la chance de déguster ce vin dispendieux (à partir de 40$) lors d’une dégustation organisée par les délégués commerciaux de l’Australie à Ottawa, où nous avions été réseauter un brin avec Evan pour promouvoir Vinismo.

Pour la deuxième fois, j’ai la preuve que De Bortoli n’est pas un simple copieur, mais un vrai créateur avide de défis impossibles, qui illustre la différence entre l’imitation et l’inspiration. Son Porto comme son Sauternes s’inscrivent moins dans le registre de la copie que celui de l’hommage et de la célébration.


17 mai 2008
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Fouffy dans les Internets


Mon propre chat a été victime du « même » des Lolcats. Fouffy est maintenant intronisée au panthéon des « chats LOL » du Web.

C’est Evan qui a posté ça dans les Internets après avoir vu mes photos de Fouffy (la reine de beauté qui partage mes jours) dans Facebook. Je le prends comme un acte d’amour. Ça ne peut être rien d’autre : Fouffy est tellement belle. Sa beauté n’a d’égale que sa grâce.

En passant, merci à ceux qui lui ont fait des gentils compliments dans les commentaires de ces photos. Je les ai transmis à Fouffy qui en a été touchée profondément, comme en témoigne l’éclair furtif d’Amour Pur que j’ai aperçu dans ses doux yeux d’émeraude.