Comment expliquer le marketing à un Cubain
Hier matin, j’ai changé de vie.
J’ai mis fin à sept ans de bons et loyaux services à titre de collaborateur de La Presse, et à ma pratique de journaliste en général. Par la même occasion, j’ai mis fin à 10 ans de travail autonome.
J’ai sauté la clôture pour devenir concepteur-rédacteur publicitaire. Un métier que je faisais on-and-off depuis des années, mais dorénavant pour de bon.
Je suis maintenant rédacteur Web chez Sid Lee. À temps plein, avec assurances collectives, vacances et toutes ces choses insoupçonnables du monde magique du salariat.
Alors voilà, je ne suis plus que nu-propriétaire de mon temps de jour. De 9 heures à 17 heures, Sid Lee en est l’usufruitier.
Le salariat est assez réconfortant comme univers ; plus besoin de m’occuper de tous les aspects de ma pratique, je suis maintenant membre d’une équipe, dans un environnement à la fois hautement créatif et organisé comme une montre suisse.
Cependant, j’étais un peu terrorisé à l’idée de ne plus pouvoir faire ce que je veux quand je le veux. L’oisiveté est la mère de tous les vices, mais tout de même, c’était bien de pouvoir faire une sieste quand ça me tentait et d’être présent pour Fouffy-reine-de-beauté.
Alors dans un dernier élan de liberté, je suis parti faire du backpacking à Cuba pendant toute la semaine dernière. Un voyage organisé sur un coup de tête et ma carte de crédit. (Cette figure-là mes amis ça s’appelle un hypallage. Enfin je crois.)
Je ne savais pas trop quoi y faire, mais j’ai finalement opté pour l’aventure plutôt que les hôtels et circuits touristiques classiques.
J’ai passé le plus clair de mon temps dans les rues de La Havane, avec les Cubains. Et j’ai vécu une de ces expériences qui vous changent la vie.
Bientôt je raconterai tout cela dans un nouveau billet. Et j’aurai des photos sur Flickr. Patience.
Pour l’instant, j’ai un peu la tête qui tourne à rencontrer des dizaines d’inconnus dans ma nouvelle entreprise, et à apprendre son organisation et sa culture.
Un seul problème avec ce nouveau métier : c’est difficile d’expliquer aux gens en quoi consiste la conception-rédaction publicitaire quand ils vous demandent ce que vous faites dans la vie. Surtout quand ils sont des communistes hispanophones prisonniers d’une île paradisiaque coupée de toute communication du monde extérieur.
Bonne chance dans tes prochaines aventures mister!
Merci t’es fin !
Bon move cher confrère correzien de Montrèal, la presse abime la plume et la tête (J’ai capitulè il y a dix ans…).
Bonne chance dans ta nouvelle vie à… 23,99 piastres (15 euros, 99 francs).