Ich bin ein Prosumer
J’ai tergiversé longtemps avant de chosisir entre un Canon EOS 20D d’occasion, modèle de 2004 qui m’était vendu avec objectif Canon 17-40 mm, et un EOS Rebel XTi, modèle de 2007 qui a davantage de megapixels, un capteur plus récent, et un gadget auto-nettoyant.
Mon dilemne était le suivant : à la vitesse où la photo numérique progresse, un appareil Reflex semi-professionnel (prosumer) de 2004 pouvait-il encore être meilleur qu’un appareil Reflex grand-public (consumer) de 2007 ?
J’ai demandé partout. À un ami photographe de La Presse ; à un photographe de mode ; à des inconnus passionnés de photo sur le Web. Je n’ai pas obtenu de réponse claire, puisque les avis se partageaient en deux camps : ceux qui favorisent l’aspect prosumer du EOS de 2004, contre ceux qui préfèrent la nouveauté technologique de l’EOS consumer de 2007.
C’est le même genre de mal de tête qui s’empare de moi quand je dois choisir entre deux vins à la SAQ, et qu’on me donne autant d’avis positifs sur l’un que sur l’autre. La conséquence du choix n’est pas la même pour mon porte-monnaie, mais en photo comme en vin, il faut savoir trancher.
J’ai tranché. I Am A Prosumer… même si ça m’a coûté 200$ de plus d’acheter l’équipement usagé de Shawna – qui incluait un superbe objectif d’une valeur de 700$ à neuf.
Je ne sais toujours pas si mes images sont meilleures qu’avec le Rebel XTi, mais une chose est sûre : le côté Prosumer du EOS 20D se reconnaît à sa robustesse, sa prise en main franche et solide, sa rapidité d’exécution, et son insouciance aux intempéries. J’ai pris des photos extérieures jeudi soir à -15° pendant dix longues minutes, et il n’a pas bronché d’un poil. Ça c’est de la vraie boîte solide, mes amis, pas du gadget fragile.
Depuis une semaine, je suis retombé en amour avec la photo. J’ai maintentant accès à des possibilités qui m’étaient interdites avec mon vieux Canon Powershoot A20 2.3 megapixels, que j’avais payé le même prix en 2001 (parlez-moi d’un upgrade!!!).
Je sais, ce n’est pas l’appareil qui fait la photo. Il me faut encore développer mon oeil et mon propos, comme tout artiste amateur.
Mais au moins, j’ai l’outil pour le faire à présent. Et la qualité de l’appareil me permettra je pourrai enfin publier dans le journal les photos que je prends en reportage à l’étranger (je m’en vais dans cinq jours au festival SXSW à Austin, Texas).
En revanche, c’est peut-être bien l’appareil qui fait le photographe… au sens ou l’habit fait le moine. En une semaine, je me suis fait aborder trois fois par des inconnus qui me complimentaient sur mon matériel. Tous des photographes professionnels. Évidemment, je dois chaque fois leur avouer piteusement que je ne suis qu’un misérable imposteur…
Finalement être prosumer ne serait-ce pas comme être bisexuel, un flip-flop indécis qui ne choisit jamais son camp ?
Ajoutez un commentaire