Je ne suis pas un précaire !
C’est ce que je clame dans un essai paru dans Le Trente, la revue des journalistes. Sous l’angle de mon exemple personnel, c’est en fait du «nous» collectif des pigistes que je veux parler.
Je n’en peux plus des perceptions incorrectes et injustes qu’ont certaines personnes à l’égard des journalistes à la pige. Trop de gens les croient misérables, malheureux, ou pire encore débutants dans l’attente d’un «vrai» emploi salarié (comme si le salariat était un statut supérieur à l’entrepreneuriat).
Ces perceptions sont en partie notre faute. Nous, les journalistes, sommes un peu pelleteux de nuage et surtout, et nous avons un esprit très critique. C’est très bien pour faire notre métier, mais quand vient le temps de nous vendre, ce ne sont pas les qualités à mettre de l’avant!
C’est pourquoi j’ai écrit Pigistes Anonymes : les 12 étapes du rétablissement. Et c’est pourquoi je récidive ce mois-ci dans le Trente.
Cliquez pour lire (soyez indulgents sur la forme: c’est tiré d’une maquette!)
L’avenir est aux pigistes… à condition qu’ils sachent se vendre. Ils n’y arriveront pas s’ils se présentent comme des miséreux, ou pire encore s’ils ont un malaise à se vendre. Ce malaise est hérité du monde du salariat, dont nous ne faisons pas partie. Mais même ce principe de base n’est pas encore accepté par tous.
Question simple : pourquoi mes amis pigistes en design graphique, gestion de projet ou programmation ne souffrent-ils pas de la même perception d’infériorité par rapport à leurs homologues salariés? J’espère que nous trouverons la réponse tous ensemble, car pour l’instant, j’ai parfois l’impression de faire cavalier seul.
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