Ma bataille dans le métro
C’est quand on s’y attend le moins que ça arrive… Voici le contenu du courriel que je viens d’envoyer à la STM dans son formulaire de plainte (nouvellement relooké, apparemment).

Lieu de l’événement : station Lionel-Groulx, direction Montmorency
Date : aujourd’hui, 23h00Un sans-abri visiblement éméché a commencé à houspiller sans raison une passagère qui attendait calmement plus loin sur le quai, en la poussant à répétition. Je suis allé lui dire d’arrêter et de partir. Visiblement à la recherche d’un adversaire pour passer une quelconque colère, l’homme s’en est immédiatement pris à moi en me donnant des coups de poings à intervalles réguliers, entre deux titubements. Je n’ai pas répondu, ayant sur moi du matériel photo coûteux et ne souhaitant pas encourager la bataille.
Trois autres passagers nous regardaient fixement sans rien faire à moins de 10 mètres alors qu’ils avaient tout vu. J’ai fini par leur dire de venir m’aider, ils n’ont toujours pas bougé mais mon haussement de ton à fait partir le sans-abri.
Durant les cinq minutes qu’a duré ce cirque, j’attendais naïvement que la STM intervienne d’une façon ou d’une autre… à défaut de compter sur les autres passagers. Mais non, rien… Une chance qu’il n’avait pas de couteau, sinon j’aurais saigné longtemps.
Merci encore aux trois gars qui me regardaient comme des poissons échoués sur la plage, pauvres nuls. Vous auriez pu juste vous rapprocher de la scène, ce pauvre type serait parti tout de suite. Rien à craindre, il était pas ben fort. Ça m’a traversé l’esprit de lui rendre ses coups mais je portais un appareil photo coûteux en bandoulière et au fond de mon esprit, j’avais peur de me salir… Pourquoi ces choses-là n’arrivent pas quand on est habillé en suit de boxe?
Ça faisait au moins 15 ans que je m’étais pas pris des coups de poing dans la gueule. Finalement, ça fait pas vraiment mal. C’est juste extrêmement surprenant quand ça cogne. Ça sort vraiment de nulle part. Et plus le temps passe, plus je me dis que je n’aurais pas davantage vu l’attaque arriver avec un beau gros couteau.
La passagère en question va très bien, elle m’a remercié et nous avons passé le reste du voyage à nous ignorer avec nos iPods. Moi c’était Metallica à fond, faut que je me calme les nerfs.
Crisse, j’aurais vraiment dû prendre une photo vu que j’avais mon appareil. Le pauvre gars en train de se ruer sur moi en grand angle 17mm, ça aurait été du plus bel effet. Dommage que je n’aie pas plus le réflexe du photographe quand il le faut.
pauvre chat, je t’aurais défendu, moi, j’aurais été ta STM perso.
C’est navrant mais cette situation peut arriver a tout le monde est m’est deja arrive.
Il me traverse immediatement l’esprit de savoir si je dois le « shooter » ou pas. Mals a quoi ca servirais, le gars par terre hurlant a la mort parce que je l’aurais frappe.
Ca n’avancerais pas a grand chose et tu pourrais te faire arreter pour ca en plus.
Il n’y a pas de honte (quoique vexant) de se prendre un pif dans un poireau ivre mort. La scene parait tellement incroyable, qu’on imagine meme pas que ca puisse arriver.
Sache aussi qu’on est jamais pret et qu’on pert generalement 20% de ses moyens lors d’un aggression.
Mais croit moi, tu l’aurais vraiment senti si tu etais en danger.
Quand aux autres gars, c’est un peu desolant.
Oops, coquille. Il faut lire » un pif par un poireau ivre mort. » Mais tu aura corriger par toi meme :)
Merci Fred. Oui c’est vrai, je me sentais pas en danger. Je me demandais juste jusqu’à quand je pourrais rester comme ça à rien faire sauf éviter les moves de l’autre.
Tu es courageux, toi. Et calme.
T’a eu le réflexe du gentleman mais pas celui du photographe, c’est un bon deal quand même ;)
Moi la sécurité de la STM je la vois juste en conversation à 3-4-5 dans le même paquet, vraiment une belle façon de couvrir du terrain et faire leur job!
Trop drôle, je me suis à ta place plus d’une fois, et franchement sait pas fort, nôtre société, bien bon pour critiqué et chialé mais dès qu’ont est dans le pétrin, ont nous regarde tous! heureusement pour toi, sa quand même bien finis, d’autre ce ramasse soit à hosto ou finis sous terre en boite.
Les gens ont de moins en moins de sympathie, envers ceux en détresse, voilà que tu voulait aidé, et voilà que tu t’est mis dans le pétrin aussi et tu était maintenant en détresse, avec 50 moutons qui te regardait sans agir, je pense que j’aurai été beaucoup plus frustré après eux, qu’au gars qui venait de me tapé, les moutons ont réalisé que s’était plus important de prendre leur prochain train, que allez t’aidai, les Montréalais sans généralisé sont lâche en crisse, et sans cœur.
Heureusement qui en à toujours quel-que uns qui ce porte au secours de brave gens, car ont finirait tous je pense 100pied sous terre, l’entraide sa vous dit rien? la compassion?