Rococo: Montréal au centre de la « wikisphère »
Ma deuxième journée au Rococo Camp commence. Il y a encore plus de monde qu’hier. Je n’en reviens pas du nombre de gens de la Côte Ouest (et aussi un de Londres) qui sont venus ici à la demande des organisateurs (c.à.d. Anne Goldenberg, Antoine Beaupré, Evan Prodromou… complétez si j’en oublie).
On trouve ce week-end à Montréal la crème des Wikiens, ceux qui travaillent en coulisses, ceux par qui arrivent tous les nouveaux projets collaboratifs de type Wiki qui voient le jour depuis deux ou trois ans – certains sont encore peu connus mais sont très prometteurs (WikiHow, WikiMapia, OpenGuides… j’en oublie !).
Comme me disait Maj, on n’aurait pas imaginé il y a cinq ans d’inviter des gens de San Francisco à Montréal, mais maintenant, notre ville est en train de devenir très active dans le domaine du design Web et des plateformes collaboratives, tandis que San Francisco a perdu de sa spontanéité (l’argent tue bien souvent la spontanéité…).
Certaines personnes sont plutôt liées à la communauté open-source, comme le gars du One Laptop per Child qui a amené deux exemplaires de ces merveilleuses petites machines. Elles sont vraiment bien dessinées, et agréables à manipuler. Elles n’ont pas du tout l’air cacane comme on le redoutait dans les débuts du projet.
J’ai écrit un courriel à Tristan ce matin pour l’avertir, et il a débarqué en quatrième vitesse avec son fils, en vélo, pour venir prendre quelques photos. Ça a fait son bonheur, comme on le voit sur son blogue.
Bien sûr, l’organisation particulière de cette « Unconference » fait un peu hippie utopique par moments, surtout pour un Montréalais peu habitué à ce genre d’expérimentations sociologiques typiques de la Côte Ouest. Mais quelque chose de sain et de reposant émane de ces discussions.
Notamment, on voit peu de « leaders » ou de « grandes gueules » émerger, comme c’est souvent le cas dans les congrès (à plus forte raison s’ils portent sur le « leadership », héhé). Ici, on a affaire à des gens plutôt tranquilles et humbles, malgré leurs énormes contributions à la « wikisphère » ((TM) – Copyright Ritoux !!!).
Cette attitude provient peut-être du fait que les wikis font davantage exprimer l’altruisme des internautes que leur ego, surtout si on les compare aux blogues qui provoquent l’effet inverse. Evan a fait une présentation très claire à ce sujet dans sa conférence à South by Southwest (cliquez pour voir les « slides », vous comprendrez en deux secondes).
Mais je ne peux tout vous raconter ici, non seulement parce que je suis occupé à vivre l’événement plutôt que de bloguer à son sujet, mais aussi parce que je réserve mes forces pour la rédaction d’un dossier à ce sujet dans La Presse de mardi…
Pour voir tous les projets présentés à Rococo Camp ainsi que les comptes-rendus des rencontres, rendez-vous sur le Wiki de l’événement.
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