14 mars 2009
Posté dans Voyages
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SXSW Day 1 – Bad Design & Good Beer


AustinnessJ’ai une demie-heure pour vous dire que je n’ai le temps de rien faire tant j’en fais. Ça va dans tous les sens ! Je me suis couché tard hier et j’ai déjà manqué les panels de ce matin – mais je m’en fiche car je suis venu autant pour Austin que pour SXSW, et j’en ai bouffé du Austin hier soir, jusqu’à 3 heures du matin. Que les gens sont sympathiques dans cette contrée ! Je ne sais pas si c’est le magnétisme naturel du touriste excité, mais je multiplie les rencontres plaisantes d’un couloir à l’autre, d’un bar à l’autre.

Mais soyons sérieux. Première conférence hier dans une salle bourrée de 1000 personnes (et autant de laptops de l’année) : Everything You Know About Web Design Is Wrong, avec Dan Willis.

Une bonne idée des transports en commun d'AustinSoutenu par son expérience de prof de cinéma, Willis nous a expliqué que le Web se cherche encore, à la manière du cinéma au début du siècle dernier. De la même façon que les premières 30 années de cinéma ne produisaient que du « thatre in disguise », la majorité des sites Web que l’on trouve sur Internet sont encore du « print in disguise ».

La façon d’organiser la lecture, de prioriser la beauté sur la fonctionnalité, tout cela suit la logique des documents imprimés. Tu peux être aussi beau que tu veux, mais si tu n’es pas fonctionnel, ça ne sert à rien. Il a pris comme exemple le site de l’hôtel The Benjamin : ça a l’air d’être du Web moderne mais c’est un catalogue imprimé qui se déguise en site Web, et la fonctionnalité se retrouve reléguée dans une case en bas de l’écran. En outre, le site manque de nombreuses opportunités d’appliquer les règles de la « grammaire du Web » selon Willis:

- Random Voyeurism (people like to watch other people at their most honest and raw, and that content tells more about the product than any presentation).
- User-Generated Content (but DON’T TRY FIGHTING THE USERS because it will backfire).
- Ambient Awareness that relies on the whole experience over time rather than the quality of its components. For example Twitter, it’s like Mozart: both trivial and profound. Significance is generated through the continuity of its insignificance. Something like that.
- Experiential Content (tout le monde en parle de celui-là décidément): content becomes a co-production with the user. The experience itself is the content. Sharing space with the user. And other sages paroles.

La tête du serpent est incluse sur cette botte à 4000$C’était le fun, mais très vite j’en ai eu marre de la foule gigantesque, et je me suis enfui au Allen’s Boot Store de l’autre côté de la rivière Colorado – et j’en ai profité pour me payer un repas santé à 13$ (coquilles Saint-Jacques sur salade). Puis retour en ville pour le party, qui commençait au Six (club qui appartient à Lance Armstrong, et que l’on voit passer dans le film Death Proof de Tarantino!). Après bien des aléas, je ne compte plus les différents endroits, je me suis retrouvé à errer autour de la sixième rue avec toutes sortes de personnes dont je ne me rappelle plus les noms. Et le temps s’est étiré très facilement jusqu’à 3 heures…


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