15 mars 2009
Posté dans Voyages
Commenter »

SXSW Day 2 – Cold Rain & Mustachioed Man


Le meilleur BBQ en villeI came for the sun, and I stayed for the fun. Pour l’instant je n’ai pas eu l’ombre d’une caresse solaire sur ma triste peau d’hibernant du grand Nord. Ils disent que ça va monter à 14 aujourd’hui, mais je ne vois rien encore. Comme je n’ai emmené que du linge de printemps, je commence à ressentir des symptomes de rhume. L’alcool n’aide pas. Enfin, c’est supposé revenir au gros soleil à partir de demain. (Sigh…)

Pour l’action, en revanche, ça continue à brasser fort. Hier soir j’ai opté pour la vie locale plutôt que les partys SXSW. C’est si facile de rencontrer les Austinites, ce serait dommage de perdre mon temps dans un 5 à 7 bondé de geeks où j’ai une chance sur deux de tomber sur un gars qui me lance un long pitch de vente parce qu’il a vu ma passe de presse, ou de me retrouver dans une discussion trop technique.

Des gens très attentifs.Savez-vous que certains congressistes passent leur soirée à faire des « coding fests »? Genre à 10 dans un resto à coder sur leurs laptops? Wow, c’est le fun ça. On se demande bien pourquoi ils ne sont pas restés dans leurs villes respectives si c’est pour s’isoler dans le noir entre gros nerds. Here you have it: they’re nerds.

Hier soir donc, je suis d’abord allé manger un excellent ceviche avec mes vieux potes de Digital Planet (BBC) et leur productrice m’a fait l’agréable surprise de me payer la note. Méritais-je ce beau retour d’impôt du gouvernement britannique? Après tout, j’ai prêté serment à Sa Majesté…

L'inventeur de l'Ocarina pour iPhoneJ’ai rejoint Brian qui buvait une Fin du Monde au Ginger Man, et nous sommes allés sur une terrasse plus à l’Ouest où je fus immédiatement pris en charge par une Birthday Girl surexcitée qui m’a demandé, sous les yeux de sa famille, de lui peloter le derrière à des fins photographiques. Je me suis exécuté, humble serviteur de l’image. Puis son oncle m’a demandé de prendre discrètement des photos d’une copine de sa nièce qu’il trouve très belle, et de lui envoyer par courriel. Vous me connaissez, je ne porte pas de jugement. L’honneur professionnel avant tout, le client est roi, j’ai sorti mon télé-objectif et je lui ai envoyé ses photos. Bizarre tout de même… Mais il était touchant cet oncle, un vrai Texan urbain, moustache et tout, bien droit et découpé, un genre de Tom Selek si Tom Selek avait été avocat. Il m’a parlé de country, de ses peines d’amour, des filles à son bureau qui montrent toutes leurs orteils depuis qu’il a glissé par hasard l’autre jour qu’il aimait les orteils. Un « vieux beau » bien sympathique. Je prends note pour le futur.

Mind Mapping Tony Hsieh.Je passe sur le reste… Pour revenir à la raison de mon voyage (supposément), j’ai été voir deux conférences hier, en commençant par le keynote de Tony Hsieh (président de la boutique de linge Zappos). Un peu coincé le mec, mais il a de bons conseils pour ceux qui voudraient connaître la même croissance fulgurante que Zappos qui ne faisait pourtant que vendre des T-shirts comme des milliers d’autres sites.

Son truc, c’est de donner à chaque client un service exceptionnel, en plaçant le service à la clientèle au centre de son branding. Son centre d’appels, notamment, devient un instrument de branding: on ne cherche pas à se débarrasser des clients le plus vite possible, au contraire on décroche tout de suite et on parle le temps qu’il faut (le record établi est de 4 heures avec un seul client, disait-il). Les employés sont formés longuement pour adhérer à cette culture du service à la clientèle, même ceux qui ne travaillent pas en contact avec les clients. Côté entrepôts, on stocke constamment en misant sur le zéro back-order, et on expédie 24/7.  Finalement c’est la règle des trois C: clothing, customer service, culture. Ce dernier C est représenté par la transparence de Zappos sur la vie interne de l’entreprise: on montre tout en ligne, les photos de partys de Noël comme les vidéos de leur dernier match de soccer. Ça va chercher les avantages du « Random Voyeurism » dont parlais Willis la veille (voir mon blogue précédent).

Charlene LiEnsuite un panel : From Freelance to Agency, Start Small, Stay Small. Je pensais que ça m’intéresserait. C’était encore un de ces panels qui promettent de grandes théories, mais qui finissent en un ramassis d’expériences personnelles non transférables. C’est une maladie parmi les speakers ici. « Voici le plan qui a marché pour moi ». Très heureux de le savoir.

Ensuite un beau keynote: The Future of Social Networks avec Charlene Li, qui songe beaucoup à ces choses-là. « In the future, social networks will be like air ». Everywhere around us. Reste à ce qu’ils s’entendent entre eux pour faciliter les liaisons et notamment, le développement de profils transversaux type OpenID. J’attends.

Fatigué !!!Finis les yo-yo lumineux Google et les boîtes de menthes Facebook. Au trade show cette année, je n’ai eu droit qu’à des « recession freebies » : un gros tas de macarons et d’autocollants, et un coup de pied au cul. Franchement, un petit joujou moindrement fonctionnel ça vous arracherait le sang ? Mais je fus vite consolé par un beau disque dur externe Seagate de 500 Go, USB-powered, Firewire 400-800, que j’ai remporté dans un concours à la salle de presse. Héhé.

Je note en passant que Yahoo n’organise pas de party cette année. Dommage, c’était le best de SXSW d’habitude. Facebook non plus d’ailleurs. J’espère que Google fera quand même le sien ce soir. Mais surtout, j’espère que ce putain de soleil va finir par rétablir la chaleur. Tantôt un des gars de la BBC a twitté que ses co-twitteurs londoniens se réjouissaient de leur soleil printannier, pendant qu’il se les pèle au Texas…


Ajoutez un commentaire