Tokyo 3: Poissons, empereurs, poteries
Tout le monde m’avait dit d’aller au marché aux poissons de Tsujiki, le plus grand au monde. Alors je me suis levé à 5 heures ce matin pour aller voir cette foire.
Comme de fait, c’était énorme. Je n’ai pas d’élément de comparaison (c’est le seul marché aux poissons que j’aie vu de ma vie) mais je crois sur parole que c’est le plus gros, en tout cas le plus malade mental.
Je tape sur les nerfs des poissonniers
Tous les trois pieds j’ai failli me faire frapper par un de leurs bolides poissonniers qui font des virages et accélérations soudaines sans crier gare. Il y en a des centaines, et je ne sais pas comment ils font pour trouver leur chemin prudemment, mais ils n’hésitent pas une seconde.
Tout au long de mon parcours dans les allées, j’ai eu l’impression de faire chier tout le monde, vendeurs acheteurs et ouvriers, ils me regardaient tous avec impatience et intolérance, bref je les emmerdais avec mon trip de photo.
Souvent ils me tassaient d’un coup de coude, ou me faisait des grands gestes de déguerpir. Pourtant je n’étais pas tout seul, il y avait plus de blancs que je n’avais jamais vu depuis le début de mon séjour, ce marché est dans tous les guides touristiques.
Dieu que je les comprends! Avoir une job aussi poche que ça et me taper en plus des touristes niaiseux qui me prennent en photo, je deviendrais fou moi avec. Mais ça m’a pas empêché de persévérer. Ma mission était établie, je voulais prendre un max de bonnes photos gluantes et sanglantes. J’en ai pas pris autant que je voulais parce que je me sentais vraiment pas le bienvenu, mais tout de même. À voir sur mon fil Flickr.
The Empire Strikes Back
Le saviez-vous? Les Japonais ont un empereur. Je veux dire, un vrai empereur présentement en activité. Moi quand je visite un pays je ne me documente qu’au dernier moment, et là j’avais manqué un bout. Résultat, après une longue marche au soleil vers la Cité Impériale, j’ai heurté une porte close. Ben oui, je comprends que c’était fermé, il y avait un empereur dedans!
Poteux avant l’heure
Avant tout le monde, il y avait les Jōmon. Ils étaient les premiers à faire de la poterie, pas seulement fonctionnelle mais ornementale à part ça. Je les ai vues leurs poteries, je témoigne: les Japonais avaient déjà une longueur d’avance sur nous il y a 12,000 ans!
Parmi les autres merveilles vues au Musée national de Tokyo, il y avait des dessins qui ressemblaient à s’y méprendre à de la bande-dessinée européenne d’avant-guerre.
Tout y était, à part peut-être les phylactères: les expressions, les faces, le mouvement… On aurait dit Tintin. Seul détail, ça datait du 17ème siècle. La «ligne claire» 300 ans avant Hergé! Au même moment on en était encore à peindre la Vierge.
Demain la Thaïlande
C’en est déjà fini de mon trip japonais. Terminée l’Asie des riches. Demain, je serai à Bangkok. À partir de là, aucune idée. L’aventure, la relaxation, l’abandon au temps qui file sous les tropiques. Je me demande bien à quoi ça va ressembler. J’imagine un paradis. On verra bien…

Imaginer un paradis est la meilleure façon d’être déçu… «Vis» le pays, tout simplement! Et amuse-toi… :-)
Stop patronizing me, Miss Travel! :)
lol Tellement pas mon but Nicolas… Ça me fait un bien fou de voyager par procuration à travers les mots des autres. Et ce serait tellement dommage d’être déçu par la Thaïlande (ça risque d’arriver, y’a tellement de touristes!) Ok, je garderai mes réflexions pour moi debord! :-P
En effet, c’est ça qui me fait le plus peur. Juste quand je suis allé chercher mon visa à Montréal, dans la file d’attente de 20 personnes il y avait exclusivement des hommes solitaires de 50-60 ans…